Statue de Victor Schoelcher à Schoelcher (ville de Martinique). Jean-Louis Lascoux via Wikimédia
Statue de Victor Schoelcher à Schoelcher (ville de Martinique). Jean-Louis Lascoux via Wikimédia

Sous les statues, la crise. Les destructions de 2020 en Martinique

La fièvre destructrice exercée contre les statues en 2020 en Martinique, notamment celle de Victor Schœlcher, doit être inscrite dans son contexte local. Ce dernier est caractérisé par la permanence du legs colonial, l’échec de transmission des luttes récentes, de profondes difficultés socio-économiques et l’incapacité à formuler un projet politique.


Le 22 mai 2020, journée de commémoration de l’insurrection d’esclaves de 1848, l’année de l’abolition de l’esclavage, démarrait une vague de destructions de statues sur l’île de la Martinique. Deux statues de l’homme politique abolitionniste Victor Schœlcher étaient détruites. La journée avait été marquée par un certain nombre de manifestations, notamment aux alentours de la plantation Clément, lieu de mémoire et habitation très visitée, dans la commune du François. Quelques semaines plus tard, c’est la statue de l’homme politique Ernest Deproge qui était déboulonnée. Président du conseil général en 1881, député de la Martinique de 1882 à 1898, il était l’un des chantres de l’assimilation politique et appartenait au groupe social des « mulâtres ». La destruction n’a suscité que peu de réactions, cette figure étant relativement peu identifiée localement. Le 26 juillet, ce sont les statues de Pierre Belain d’Esnambuc, qui prit possession de l’île en 1635 au nom du roi Louis XIII, et de Joséphine de Beauharnais qui étaient détruites. Joséphine, épouse de Napoléon, appartenant à la caste béké1, « enfant du pays » devenue impératrice, sa statue était la plus connue et la mieux identifiée de l’île, notamment parce qu’elle avait déjà subi une décapitation en 1989 et que l’histoire récente avait bien montré la mémoire très négative de cette figure au niveau local. Plusieurs plaques de rue ont également été enlevées, notamment celle de la rue Victor-Hugo au centre-ville de Fort-de-France. Quelques heures plus tard, c’est la porte du Tricentenaire qui faisait l’objet d’un ultimatum.

On peut lire cette fièvre destructrice comme le remous local d’une vague internationale, entre Black Lives Matter et Rhodes Must Fall, et plus généralement de lutte contre la permanence de symboles coloniaux. La dimension transnationale du mouvement est évidemment essentielle pour saisir ce qui s’est joué pendant cette saison 2020. Pourtant, resserrer la focale et interroger le contexte local, de court comme de long terme, permettent une analyse plus juste de ce qui se joue dans les destructions et menaces contre les statues.

Statues et réparations

Dans les commentaires formulés dans la presse tant locale que nationale, les événements sont attribués à la « jeunesse révoltée », aux militants RVN (rouge-vert-noir, des couleurs du drapeau indépendantiste martiniquais) ou encore au « peuple de Martinique ».

Rapidement, le 22 mai, circulent des vidéos sur lesquelles on voit plusieurs personnes jeunes, en majorité des hommes, participer à l’effort collectif de déboulonnage et de destruction des statues de Victor Schœlcher. Quelques jours plus tard, une nouvelle vidéo de revendication des destructions circule en ligne. Deux jeunes femmes déclarent avoir participé à cette destruction en raison du « mépris et de l’insulte » que constitue cette présence dans l’espace public martiniquais. Selon elles, Victor Schœlcher était en faveur de l’indemnité reçue par les anciens propriétaires d’esclaves en 1848 et, de ce fait, responsable de la situation économique actuelle de la Martinique.

Ces deux jeunes femmes ne sont pas inconnues en Martinique. Toutes deux sont très présentes sur les réseaux sociaux, notamment Instagram : elles publient régulièrement des vidéos résumant des pans de l’histoire de la Martinique et analysant les rapports de domination sur l’île comme le résultat de l’emprise des Békés. L’une d’entre elles s’était fait connaître quelques années plus tôt en appelant au boycott de l’épreuve de lettres au baccalauréat, en raison de l’obligation de lire un ouvrage de Victor Hugo, auteur selon elle d’« écrits anti-Noirs ».

Ces deux jeunes femmes sont parties prenantes d’une mobilisation sur la question du chlordécone, un pesticide utilisé dans la culture de la banane qui a continué d’être autorisé en Martinique et en Guadeloupe, en dépit d’une interdiction aux États-Unis et en France, à la suite des demandes de dérogation d’acteurs économiques et politiques locaux. Le chlordécone est désormais reconnu comme responsable de graves maladies professionnelles2 pour les travailleurs de la banane et associé à une très forte prévalence de cancers de la prostate, de l’utérus et d’endométriose en Martinique et en Guadeloupe. On en trouve des traces dans l’organisme de plus de 92 % de la population de l’île. Au moment de la destruction des statues en 2020, la Martinique vit une période de politisation bien plus forte de la question du chlordécone, tant dans la mise en place de plans d’action que dans la mobilisation judiciaire et sociale et la recherche de responsabilités3.

Les jeunes femmes qui revendiquent les destructions de statues les inscrivent d’emblée dans la problématique générale des réparations. L’enjeu est porté depuis près de vingt ans par des groupes militants de l’île, dont beaucoup sont engagés depuis les années 1970 dans des organisations anticolonialistes ou indépendantistes4. Au niveau local, il s’agit notamment de l’organisation d’un Konvwa pou reparasyon (« convoi pour les réparations »), traversée à pied de l’île tous les ans au mois de mai, permettant de sensibiliser à l’enjeu pendant plusieurs jours, l’étape finale ayant lieu le 22 mai, date de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Ainsi, en 2021, à l’occasion du 20e Konvwa pou reparasyon, toutes les étapes correspondaient à des rencontres sur des « masses d’eau » (rivières, mangroves, marais de l’île) permettant de relier l’enjeu des réparations à celui de la propriété des terres, de la pollution des sols, de l’agriculture locale et de l’autosuffisance alimentaire (et partant, la dénonciation de l’économie d’importation de l’île). Plusieurs membres du Mouvement international pour les réparations-Martinique (MIR-Martinique) ont des carrières militantes, qui ont démarré avec l’Association pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais (Assaupamar). Créée à la fin des années 1970, cette association a mené de nombreuses manifestations et actions en justice à l’encontre de projets menaçant les écosystèmes de la Martinique. Malcom Ferdinand montre bien comment elle produit aussi des récits sur la terre et l’écologie politique5. La mobilisation est également fortement marquée par l’empreinte du président du MIR-Martinique, Garcin Malsa, ancien maire de la commune de Sainte-Anne dans le sud de la Martinique et fondateur de l’Assaupamar et du parti indépendantiste, le Mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine (Modemas). Son action a été caractérisée par des mobilisations contre la bétonisation et la privatisation du littoral martiniquais, ainsi que par le déploiement d’une écologie politique envisagée comme une forme de lutte anticoloniale.

Les liens entre cette génération de militants et la mouvance RVN, à laquelle participent ceux qui revendiquent la destruction des statues, sont de nature complexe et restent à étudier. Le mouvement RVN a lui-même des contours difficiles à dessiner. Le groupe, qui n’est pas constitué en association ou en parti, mobilise des symboles, en particulier le drapeau nationaliste6, dont l’usage s’est cependant fortement développé ces dernières années dans l’ensemble de la population comme symbole identitaire. Cependant, dans les actions menées par les jeunes militants, on observe notamment l’organisation de blocage de centres commerciaux sur l’île et, de façon systématique, une dénonciation du pouvoir économique des familles békés, particulièrement présentes dans la grande distribution et jugées responsables de l’empoisonnement de l’île au chlordécone.

Identité, réactivité, réflexivité

La destruction des statues est d’emblée prise au sérieux par les responsables politiques locaux, particulièrement à Fort-de-France, capitale de l’île, où se sont concentrées l’essentiel des revendications et des destructions.

Malgré la condamnation de ces destructions par l’ensemble de la classe politique locale, dès le mois de juillet 2020, la mairie de Fort-de-France organisait, à l’occasion du festival de Fort-de-France, deux « cénacles », des rencontres publiques en plein air sur la question des statues dans l’espace public. Durant les deux soirées de débat, les « jeunes activistes » étaient invités à participer, à expliquer leur action, dans un débat avec des historiens et des responsables politiques locaux, qui ont aussi répondu aux questions du public. Ces moments de discussions collectives témoignaient d’une volonté de retour réflexif sur les événements récents. Organisées après la destruction des statues de Victor Schœlcher mais avant celles de Joséphine de Beauharnais et de Belain d’Esnambuc à la fin du mois de juillet, on pouvait noter l’importance du registre émotionnel et la désignation des statues, situées à quelques dizaines de mètres du lieu de rencontre, comme des présences « suffocantes » dans l’espace public local par les jeunes militants.

À Fort-de-France, les événements ont également accéléré la mise en place d’une commission autour de la mémoire et de la transmission7. Cette commission, qui réunit des universitaires et des militants associatifs, a pour mission de proposer des actions de court, moyen et long termes sur les questions mémorielles.

La première proposition de la commission était le retrait de la statue de Belain d’Esnambuc. Malgré cette annonce officielle, la destruction a malgré tout été organisée, mise en scène et filmée par les jeunes activistes. Le même groupe a également détruit les statues de Joséphine et lancé un ultimatum à la ville pour la destruction de la porte du Tricentenaire8. Érigée en 1936 pour célébrer le tricentenaire de la colonisation de la Martinique, elle constitue aujourd’hui l’une des entrées du parc floral de la ville, qui a longtemps abrité les services municipaux d’action culturelle. Avant que la revendication de la destruction soit rendue publique, peu de gens connaissaient son existence. Au pied de cette porte avait été installée, au début des années 1990, une fresque commandée par le maire de l’époque, Aimé Césaire, à l’artiste martiniquais, ancien militant anticolonialiste, Khokho René-Corail. Cette fresque représentait des Kalinagos, premiers habitants de la Martinique, partant à l’attaque d’une porte, symbole de colonialisme. La fresque, mal entretenue par la ville, de même que l’intention de réappropriation portée par Césaire, ont aussi été oubliées. Ce sont ainsi deux politiques mémorielles locales qui ont été mises en échec. Ni l’hommage à la politique coloniale ni la célébration des résistances à la colonisation n’ont été durablement appropriés ou transmis.

Une impasse politique ?

La destruction des statues, les justifications données à ces actions, les réactions des élus, l’organisation d’espaces de discussions collectives ont composé une séquence d’événements intenses qui donnent à voir des dimensions importantes de la situation sociale et politique de la Martinique contemporaine.

De nombreux acteurs ont tenté de rétablir une forme de vérité historique au moment de la destruction des statues de Schœlcher, en rappelant le rôle de Victor Schœlcher au moment de l’abolition de l’esclavage. Ils participent à la multiplication de discours critiques à l’encontre du « schœlchérisme » depuis plusieurs décennies9. Autrement dit, si la mémoire officielle de l’abolition a longtemps consisté en une célébration du rôle de la République, les travaux d’historiens et les actions de militants et de responsables politiques ont largement mis en avant le rôle et la place des luttes des personnes réduites en esclavage dans leur libération. Une ancienne élue de la ville, professeure d’histoire-géographie au lycée, a ainsi rapidement publié sur les réseaux sociaux un texte portant sur les rues et les lieux portant le nom de révolutionnaires caribéens ou latino-américains, d’auteurs et de personnalités mises à l’honneur et dessinant « une grammaire » césairienne et anticoloniale de la ville de Fort-de-France10.

Il est cependant rapidement apparu que la situation ne relevait pas d’un débat sur la véracité historique et la complexité de l’histoire, et qu’il était sans doute vain de tenter de rétablir une quelconque vérité historique. Outre le risque de passer pour l’expert, l’universitaire qui estime que son rapport à la connaissance serait supérieur à toute autre forme de regard sur le passé néglige le fait que l’enjeu du moment n’était pas seulement une question d’histoire. À plusieurs égards, la situation socio-économique et sanitaire de la Martinique est catastrophique. Le chômage, en particulier celui des jeunes, est très important. L’île se dépeuple. Les Békés restent en haut de l’échelle sociale, y compris aujourd’hui dans le domaine de la culture, avec la mise en place de la Fondation Clément ou du Mémorial de la commune de Saint-Pierre. Mais surtout, depuis deux décennies, l’espace politique est marqué par un tournant technocratique : on n’élabore plus de projet politique dans ce territoire, marqué par l’invocation du « peuple » de façon incantatoire11.

C’est la transmission du passé récent, notamment celle des formes de luttes et de résistances mises en œuvre dans l’espace politique local, qui semble défaillante.

Outre le projet politique, c’est la transmission du passé récent, notamment celle des formes de luttes et de résistances mises en œuvre dans l’espace politique local, qui semble défaillante. Le cas de la statue de Joséphine est particulièrement parlant, tant il a pu être présenté comme un modèle de réappropriation. Inaugurée en 1859, la statue a d’abord été placée au centre de la Savane, une place importante de Fort-de-France. Celle-ci était érigée en l’honneur de Joséphine de Beauharnais, fille de planteurs martiniquais et première épouse de Napoléon : une fille du pays devenue impératrice, à qui est souvent attribuée la responsabilité du rétablissement de l’esclavage par Napoléon, à la suite de la première abolition de 1794. Dans son analyse de la statuaire locale, Zaka Toto évoque ainsi la statue de Joséphine : « Elle est la symbolique de l’accord entre la métropole, qu’elle soit royaliste, impériale ou républicaine avec les forces dominantes des îles12. » En 1974, elle a été déplacée par le maire Aimé Césaire en bordure ouest de la place, ce qui la rendait à la fois moins centrale et moins visible. Surtout, en septembre 1991, la statue est décapitée par des membres du mouvement nationaliste. La mairie décide de maintenir la statue sur place sans remplacer la tête. Pour beaucoup, la présence de cette statue sans tête, par les commentaires et interrogations qu’elle suscitait, constituait une forme pédagogique d’appréhension du passé colonial et esclavagiste, en même temps qu’un témoignage des luttes sociales et anticoloniales récentes. Pour Anny Dominique Curtius, la décapitation a fait passer la statue de « non-lieu » de l’esclavage à un « lieu », symbole politique et social qui rappelle le besoin d’un dialogue entre les discours officiels et une histoire qui n’est pas encore (assez) racontée13. Alors que la statue est d’abord là en l’honneur de l’impératrice Joséphine, le message officiel est forcé d’entrer en dialogue avec un autre récit. Pour toute une génération de personnes qui ont vécu ou vivent en Martinique, ce symbole, de même que l’ensemble des initiatives culturelles portées sur l’île dans la seconde moitié du xxe siècle, forgent une histoire et une mémoire des résistances et nourrissent une certaine fierté culturelle. En détruisant la statue de Joséphine, ces jeunes militants semblent voir ces symboles comme insuffisants et soulignent les manques des réponses politiques des générations passées14.

Ainsi, face à ce que l’on peut considérer comme une absence de projet politique d’ampleur porté par les forces politiques locales, d’autres acteurs occupent l’espace. Les jeunes militants impliqués dans les destructions de statues, notamment ceux qui les ont revendiquées à visage découvert, comptent parmi ceux qui, au début de l’année 2020, invitaient le militant raciste, antisémite et homophobe, qui se prétend « panafricaniste », Kémi Séba15, et menaient avec lui diverses actions autour des réparations et de la lutte contre la « domination coloniale », souvent en décalage avec la réalité de l’évolution politique et sociale en Martinique. Ils semblent davantage appartenir aux classes moyennes ayant accédé aux études supérieures (mais pas toujours à l’emploi) qu’aux jeunesses de classes populaires en situation d’extrême relégation sociale. Entre reconfiguration idéologique et organisationnelle des anciens partis et mouvements de gauche, anticolonialistes et formes de la socialisation politique d’une fraction de la jeunesse éduquée et déclassée, les chantiers nécessaires à une compréhension de la crise actuelle aux Antilles restent nombreux.


Les destructions de statues en Martinique au milieu de l’année 2020 peuvent apparaître comme la variante locale d’un mouvement mondial. Pourtant, la séquence d’événements et de réactions n’acquiert sa signification qu’en étant réinscrite dans une perspective plus longue : celle des évolutions sociales et politiques de l’île après la départementalisation de 1946. Entre legs colonial, aveuglement aux luttes récentes et incapacité locale à formuler un projet politique pour répondre aux défis sociaux, économiques et démographiques de l’île, les destructions de statues sont le symptôme d’une crise profonde et protéiforme, qu’une simple politique mémorielle et de reconnaissance ne saurait régler.

  • 1. On peut définir les Békés comme les descendants blancs des propriétaires d’esclaves et comme un groupe, conscient de lui-même, dont la société a également conscience, et qui maintient une frontière rigide entre ses membres et le reste de la population, l’absence de métissage constituant une condition sine qua non à leur maintien dans le groupe. Voir le travail classique d’Édith Kováts Beaudoux, Les Blancs créoles de la Martinique. Une minorité dominante [1969], préface de Michel Giraud, Paris, L’Harmattan, 2002.
  • 2. Décret no 2021-1724 du 20 décembre 2021 révisant et complétant les tableaux de maladies professionnelles annexés au livre VII du Code rural et de la pêche maritime.
  • 3. Voir Malcom Ferdinand, Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Paris, Seuil, 2019.
  • 4. Voir Magali Bessone et Myriam Cottias (sous la dir. de), Lexique des réparations de l’esclavage, Paris, Karthala, 2021.
  • 5. M. Ferdinand, « La littérature pour penser l’écologie postcoloniale caribéenne », Multitudes, vol. 60, no 3, 2015, p. 65-71.
  • 6. Ulrike Zander, « Le drapeau rouge-vert-noir en Martinique : un emblème national ? », Autrepart, vol. 42, no 2, 2007, p. 181-196.
  • 7. L’autrice de ces lignes participe à cette commission.
  • 8. Sur la porte du Tricentenaire et les opérations mémorielles dont elle a fait l’objet, voir Valérie-Ann Edmond-Mariette et Zaka Toto, « En-Ville Cannibale : déconstruire et repenser la ville coloniale » [en ligne], Zist, 20 juillet 2020.
  • 9. Voir Marie-José Jolivet, « La construction d’une mémoire historique à la Martinique : du schœlchérisme au marronnisme », Cahiers d’études africaines, vol. 27, no 107-108, 1987, p. 287-309.
  • 10. Élisabeth Landi, « Grammaire de la ville de Fort-de-France », cité dans V.-A. Edmond-Mariette et Z. Toto, « En-Ville Cannibale », art. cité.
  • 11. Voir Justin Daniel, « L’espace politique aux Antilles françaises », Ethnologie française, vol. 32, no 4, 2002, p. 589-600.
  • 12. Z. Toto, « Statuaire, mémoire et turfu » [en ligne], Zist, 13 février 2020.
  • 13. Anny Dominique Curtius, “Of naked body and beheaded statue: Performing conflicting history in Fort-de-France”, dans Patricia Donatien et Rodolphe Solbiac (sous la dir. de), Critical Perspectives on Conflict in Caribbean Societies of the Late 20th and Early 21st Centuries, Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, 2015, p. 9-30.
  • 14. Voir Audrey Célestine, V.-A. Edmond-Mariette et Z. Toto, “From decapitation to destruction: Making sense of toppling down statues in contemporary Martinique”, dans Sarah Gensburger et Jenny Wustenberg (sous la dir. de), De-Commemoration: Making Sense of Toppling Down Statues and Renaming Places, New York, Bergahn Books, à paraître en 2022.
  • 15. Voir Z. Toto, « Le sucre » [en ligne], Zist, 28 janvier 2020.