Photo : Tarik Haiga
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La défaite de l'AKP aux élections locales de Turquie

mai 2019

Le discours de la haine et de la division ne suffit pas toujours à remporter une élection.

«Le secteur de la bière est le plus grand gagnant de la défaite d’Erdoğan», titrait Bloomberg au lendemain des élections locales en Turquie : les actions du principal brasseur de Turquie, Efes, sont remontées en bourse de près de 7 % le 1er avril 2019. Comme si la fin du règne du Parti de la justice et du développement (Akp) à Istanbul, long de plus de vingt-cinq ans, était la promesse d’une vie meilleure, plus festive, plus légère. Le petit rossignol que Selahattin Demirtaş, le dirigeant du parti pro-kurde, a dessiné depuis sa prison d’Edirne et partagé sur Twitter avec son «souhait que demain soit meilleur», et le hashtag «La fin du mois de mars, c’est le printemps», le slogan de campagne du Parti républicain du peuple (Chp), sont autant de signes de l’euphorie qui s’est emparée de tous les partisans de l’opposition.

Certes, l’Akp reste le premier parti de Turquie avec 44 % des voix ; certes, ces élections n’entraînent aucun changement de pouvoir, mais Erdoğan lui-m&e

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Béatrice Garapon

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Loin d’être neutres, les entreprises technologiques de la Silicon Valley portent un véritable projet politique. Pour les auteurs de ce dossier, coordonné par Emmanuel Alloa et Jean-Baptiste Soufron, il consiste en une réinterprétation de l’idéal égalitaire, qui fait abstraction des singularités et produit de nouvelles formes d’exclusions. Ce projet favorise un capitalisme de la surveillance et son armée de travailleurs flexibles. À lire aussi dans ce numéro : perspectives, faux-semblants et idées reçues sur l’Europe, le génocide interminable des Tutsi du Rwanda et un entretien avec Joël Pommerat.