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Le monde selon Trump

Après avoir longtemps imaginé que l’inexpérience et l’incompétence de Donald Trump l’amèneraient à déléguer la prise de décision et donc à modérer ses excès, les opposants politiques et les partenaires étrangers du président américain sont obligés de constater que personne n’est parvenu à le contrôler. La sortie unilatérale de l’accord nucléaire iranien en est un exemple flagrant. Loin de la «normalisation» espérée ou de l’influence que l’on prêtait aux «adultes dans la pièce», et malgré les contraintes constitutionnelles des États-Unis d’Amérique, qui pèsent davantage en politique intérieure qu’étrangère, il applique inéluctablement son programme. Après dix-huit mois au pouvoir, Trump est le véritable décideur au sommet d’un appareil politique désormais bien huilé.

Une position renforcée

Le président américain peut tout d’abord compter sur une équipe consolidée. Bien que la longue série de démissions et de renvois fracassants donne le sentiment d&rsq

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Célia Belin

Chargée de mission États-Unis au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministere des Affaires étrangeres, et chercheure associée au Centre Thucydide de l’université Panthéon-Assas. 

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Nous sommes les témoins du retour de la clôture politique (fascismes, racismes, exclusions) et d’un discours qui réduit la société ouverte au marché. Dans ce contexte, il est urgent de relancer l’ouverture réelle, comme y invitent Camille Riquier et Frédéric Worms après Bergson, ainsi que les auteurs d’un riche abécédaire critique.