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Appel au dialogue pour le renouvellement du contrat social entre les Libanais

par

Collectif

août/sept. 2006

Au Liban, alors que les ruines d’une « guerre de quinze ans » (1975-1990) commençaient à disparaître, au moment du printemps de Beyrouth en 2005, on a cru un temps à un réveil politique. Aujourd’hui, les bombes détruisent à nouveau le pays et assomment les esprits. Comment croire encore une fois à la reconstruction ? Bien avant les événements récents, des Libanais ont pris, en avril dernier, l’initiative d’un appel en vue d’imaginer les conditions d’un « vivre ensemble libanais » sur des bases non confessionnelles. Paradoxalement, cette utopie a plus de sens que jamais.

En enlevant deux soldats de Tsahal le 12 juillet dernier en territoire israélien, le Hezbollah, un parti politique qui est aussi une milice (distincte de l’armée libanaise) incarnant la résistance contre l’occupant, s’attendait-il à une réplique aussi violente de la part de l’armée israélienne (elle a touché des villes du sud, des quartiers chiites de Beyrouth mais aussi une ville au nord de Beyrouth comme Jounieh), dont Jacques Chirac a pu dire qu’elle était disproportionnée ? À provoquer ainsi Israël en difficulté à Gaza, le Hezbollah a oublié deux choses : d’une part, le retrait israélien du Sud-Liban en mai 2000 a amoindri la c

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