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L'Inde garde le cap de la mondialisation

novembre 2009

Le moteur de la consommation intérieure peut-il prendre le relais de la croissance par les exportations ? Avec une population assez nombreuse pour constituer un marché intérieur, le pays n’abandonne pourtant pas l’horizon mondial, qui fascine toujours les élites économiques.

New Delhi, mieux que New York ? Vécue dans les pays occidentaux sur le mode de la remise en cause, la crise économique mondiale semble avoir à l’inverse conforté l’élite indienne dans la certitude de son excellence. D’abord parce que le choc économique n’a pas été dévastateur : la croissance est restée assez soutenue en Inde, autour de 6 % par an (au lieu de 8 % à 9 % auparavant). Et parce que cette fois, comme l’a souligné le Premier ministre Manmohan Singh, « ce n’est pas une crise de notre cru ».

Contrairement à la crise des changes de 1991, qui avait poussé l’Inde, sous la houlette de ce même Manmohan Singh alors ministre des Finances, à libéraliser son économie pour s’insérer dans la mondialisation, l’épicentre du séisme est ailleurs. Contrairement à la crise asiatique de 1997-1998, la responsabilité n’est plus imputable à quelqu

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Ève Charrin

Journaliste pour la presse économique, elle a vécu en Inde et en Belgique. Elle s'intéresse à l’expérience contemporaine de la globalisation, notamment à ses expressions littéraires, et au contraste des imaginaires qui s’y échangent.   Elle a publié L’Inde à l’assaut du monde, Paris, Grasset, 2007 et La Voiture du peuple et le sac Vuitton. L’imaginaire des objets, Paris, Fayard, 2013.…

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