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La Belgique, vertige de l’Europe

mars/avril 2009

#Divers

Le gouvernement belge n’a pas résisté à la crise économique. Mais sa fragilité est désormais installée et ne relève pas seulement du pittoresque local. Plus qu’un sentiment national, elle traduit une interrogation sur l’avenir collectif, où l’Europe a sa part. C’est pourquoi la Belgique préfigure peut-être un avenir possible de l’Europe, entre scepticisme national et crise de la décision politique.

C’est arrivé près de chez vous. À un jet de Thalys de Paris, au cœur de l’Europe occidentale, dans un petit État fondateur de l’Union européenne. L’a-t-on même remarqué ? La Belgique est le seul pays au monde, avec l’Islande, où la crise financière s’est traduite directement en crise politique. À Bruxelles, la tempête financière n’a pourtant pas soufflé aussi fort qu’à Reykjavik, loin de là. Mais le pouvoir politique, déjà fragile, n’a pas soutenu le choc.

Retour en arrière : mi-décembre, Yves Leterme, alors Premier ministre du petit royaume, a dû présenter sa démission à la suite de l’affaire Fortis – le « Fortisgate », comme l’appellent les commentateurs belges. L’ex-chef du gouvernement est en effet soupçonné d’avoir vendu ce fleuron de la finance belgo-néerlandais ruiné par la crise au groupe françai

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Ève Charrin

Journaliste pour la presse économique, elle a vécu en Inde et en Belgique. Elle s'intéresse à l’expérience contemporaine de la globalisation, notamment à ses expressions littéraires, et au contraste des imaginaires qui s’y échangent.   Elle a publié L’Inde à l’assaut du monde, Paris, Grasset, 2007 et La Voiture du peuple et le sac Vuitton. L’imaginaire des objets, Paris, Fayard, 2013.…

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