Des combattantes des YPJ en 2015. | Wikimédia
Dans le même numéro

Les combattantes chrétiennes du Rojava

décembre 2019

À ­l’objectif de défendre leur peuple, qui est déjà celui des premiers membres de Dawronoye, s’ajoute celui de faire progresser la cause des femmes.

La récente invasion de la Syrie du Nord-Est par la Turquie, après le retrait des troupes américaines décidé par Donald Trump le 7 octobre, a été ­l’occasion pour les médias de s’intéresser à nouveau aux Unités de défense du peuple (YPJ), ces bataillons féminins qui ont livré un courageux combat au sein des Forces démocratiques syriennes contre les djihadistes de l’État islamique au prix d’un sacrifice élevé (11 000 combattants tués) et qui tentent désormais ­d’empêcher les soldats turcs et leurs supplétifs de l’Armée nationale syrienne de réitérer les mêmes exactions qu’à Afrin[1].

On ignore souvent en revanche que, parmi ces bataillons féminins, des bataillons chrétiens combattent aux côtés de bataillons kurdes, arabes et même yézidis. Ces bataillons – les Forces de protection des femmes du Bethnahrain – formés en 2015 sont venus se joindre aux bataillons masculins sous la direction du Conseil militaire syriaque, lui-même créé en 2013 et intégré aux Forces démocratiques syriennes dès 2014. Ces bataillons ont notamment pris part à la bataille de Raqqa, la capitale de l’&Eacu

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Hedwig Marzolf

Agrégée et docteur en philosophie, Hedwig Marzolf est professeur de philosophie au lycée français de Madrid. Elle est l’auteure de Libéralisme et religion (Cerf, 2013).

Dans le même numéro

Là où nos sociétés connaissent des tensions, là aussi travaille le langage. Le dossier d’Esprit (décembre 2019), coordonné par Anne Dujin, se met à son écoute, pour entendre l’écho de nos angoisses, de nos espoirs et de nos désirs. À lire aussi dans ce numéro : les déçus du Califat, 1989 ou le sens de l’histoire et un entretien avec Sylvain Tesson.