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Fluxus, un ratage fécond

décembre 2012

#Divers

Ancré dans la musique expérimentale et l’enseignement de John Cage1, Fluxus a ouvert la voie, au début des années 1960, à toutes les manifestations éphémères et insaisissables de l’art. Exposer Fluxus, c’est le pari du musée d’Art moderne de Saint-Étienne, qui ouvre le regard sur un mouvement qui, cinquante ans après, reste mal connu en France et qui interroge les ratages et les traces laissées par cette avant-garde qui refusait de faire œuvre et voulait mêler l’art et la vie2.

1962, Wiesbaden, République fédérale d’Allemagne. Nam June Paik plonge sa tête, ses mains et sa cravate dans un grand récipient rempli d’encre et de jus de tomate, et dessine un trait en s’essuyant sur la longueur d’une bande de papier de plus de quatre mètres. Avec Zen for Head, l’artiste coréen interprétait ainsi la composition 1960 # 10 to Bob Morris du compositeur La Monte Young, dont la partition musicale se résumait à un carton : « Tirez un trait puis suivez-le. » Avec ce geste fondateur d’une nouvelle forme d’expression artistique présenté lors du premier festival Fluxus, le Festival international Fluxus de la très nouvelle musique organis

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Isabelle Danto

Critique de danse pour la Revue Esprit, Isabelle Danto a été journaliste pour la presse quotidienne (Le Figaro) et a contribué à différentes revues (Danser magazine, Mouvement, La revue des deux mondes) et à plusieurs publications (préface de l’ouvrage Käfig, 20 ans de danse, CCN de Créteil et du Val de Marne / Somogy éditions, 2016). Elle intervient régulièrement dans les festivals…

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