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Éric Sarner. La boxe, le jazz

janv./févr. 2019

Je voulais terminer cette série incomplète de portraits consacrée aux poètes français contemporains1 par le portrait d’un auteur discret, presque marginal d’une certaine façon, dont le parcours tant géographique qu’existentiel se déroule en dehors de l’Hexagone. Éric Sarner est un poète voyageur, citoyen du monde entier, insaisissable sauf sans doute à ses amis proches. Tantôt il vit en Uruguay à Montevideo, tantôt à Berlin, tantôt il parcourt la route 66 aux États-Unis, caméra à la main, pour réaliser un documentaire commandé par la télévision française2, tantôt il est en Afrique du Sud et dans cent autres lieux du globe. Ce faisant, il s’est placé dans la lignée des grands poètes voyageurs français du début du siècle, Blaise Cendrars à New York puis au Brésil, Victor Segalen à Tahiti puis en Chine, ou encore Paul Claudel en ses multiples ambassades. Cette tradition de mobilité, curieusement suspendue par la Seconde Guerre mondiale et ayant fait place à un étouffant repli national, Éric Sarner l’a revivifiée en la croisant avec l’esprit d’errance et

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Jacques Darras

Poète, essayiste et traducteur français, Jacques Darras est né en Picardie maritime dans les régions du Marquenterre et du Ponthieu (Bernay-en-Ponthieu). Fils d’un couple d’instituteurs il fréquente le Lycée d’Abbeville puis est élève d’hypokhâgne et khâgne au lycée Henri IV à Paris. Il est admis à l’ENS rue d’Ulm en 1960, hésite sur quelle voie suivre, lettres classiques...

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Largement sous-estimée, l’œuvre de Claude Lefort porte pourtant une exigence de démocratie radicale, considère le totalitarisme comme une possibilité permanente de la modernité et élabore une politique de droits de l’homme social. Selon Justine Lacroix et Michaël Fœssel, qui coordonnent le dossier, ces aspects permettent de penser les inquiétudes démocratiques contemporaines. À lire aussi dans ce numéro : un droit à la vérité dans les sorties de conflit, Paul Virilio et l’architecture après le bunker, la religion civile en Chine, les voyages de Sergio Pitol, l’écologie de Debra Granik et le temps de l’exil selon Rithy Panh.