Jarosław Kaczyński, 2018 | Wikimédia
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Une petite tristesse de Kaczyński…

décembre 2019

Dans la suite des élections européennes, il avait pensé rassembler une majorité écrasante de voix et ce n’était pas le cas. Publiés le lendemain, les résultats officiels ont donné huit millions de voix au PiS (et à deux petits partis alliés), neuf millions à trois partis de l’opposition républicaine et un million trois cent mille à l’extrême droite. Le PiS n’est donc pas majoritaire.

Le soir des élections législatives en Pologne, le dimanche 13 octobre, la plupart des observateurs ont détecté ce que l’un d’eux a nommé « une petite tristesse de Kaczyński ». Le leader du Parti Droit et justice (PiS), pourtant grand vainqueur, se réjouissait d’avoir acquis une majorité de députés à la Diète et remerciait ses électeurs sous les hourras de ses partisans, mais il concluait sur ce regret : « Nous avons reçu beaucoup, mais nous méritions mieux. » Il va falloir réfléchir, ajoutait-il, sur « ce qui a conduit une partie de la société à penser que nous ne devions pas être soutenus ». Il se montrait déçu. Dans la suite des élections européennes, il avait pensé rassembler une majorité écrasante de voix et ce n’était pas le cas. Publiés le lendemain, les résultats officiels ont donné huit millions de voix au PiS (et à deux petits partis alliés), neuf millions à trois partis de l’opposition républicaine et un million trois cent mille à l’extrême droite. Le PiS n’est donc pas majoritaire. Pire, il perd une douzaine de sénateurs (sur cent) et donc la majorité à la chambre haute

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Jean-Yves Potel

Historien et politologue, spécialiste de l’Europe centrale (IEE – université de Paris 8), il a publié Les Disparitions d’Anna Langfus (Noir sur blanc, 2014).

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Là où nos sociétés connaissent des tensions, là aussi travaille le langage. Le dossier d’Esprit (décembre 2019), coordonné par Anne Dujin, se met à son écoute, pour entendre l’écho de nos angoisses, de nos espoirs et de nos désirs. À lire aussi dans ce numéro : les déçus du Califat, 1989 ou le sens de l’histoire et un entretien avec Sylvain Tesson.