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Féminisme en Corée

avril 2019

Selon le Forum économique mondial, la Corée du Sud est classée au 115e rang sur 149 pays en termes de parité[1]. De même, The Economist rapporte le grand écart de salaires entre femmes et hommes (36,7 %), ainsi que le faible taux de participation des femmes aux conseils d’administration des grandes entreprises (2,1 % en 2017)[2]. Ces chiffres révèlent la vulnérabilité de la condition des femmes en Corée et l’épaisseur du plafond de verre dans les entreprises. S’y ajoute un recrutement discriminatoire, dans les secteurs public et privé, qui témoigne de la réalité d’un système de domination masculine en Corée du Sud.

Deux facteurs se conjuguent pour expliquer une telle situation de précarité. Premièrement, le confucianisme exige le sacrifice des femmes et leur asservissement à la vertu de la famille. Toutes les institutions sociales (la famille, l’école, l’entreprise) sont marquées par la hiérarchie entre hommes et femmes, alors même que les femmes sont plus scolarisées que les hommes dans le supérieur. L’idéologie de la virginité féminine est fortement ancrée dans l’inconscient collectif. La loi

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Ji-Yeong Yun

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« Lancer l’alerte », un dossier coordonné par Anne-Lorraine Bujon, Juliette Decoster et Lucile Schmid, donne la parole à ces individus prêts à voir leur vie détruite pour révéler au public des scandales sanitaires et environnementaux, la surveillance de masse et des pratiques d’évasion fiscale. Ces démarches individuelles peuvent-elles s’inscrire dans une action collective, responsable et protégée ? Une fois l’alerte lancée, il faut en effet pouvoir la porter, dans un contexte de faillite des espaces traditionnels de la critique.