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Le capitalisme au cinéma

Le cinéma, à la fois art et industrie, se voit dominé artistiquement depuis près d’un siècle par le pays qui, dans le même temps, conserve sa place de première économie mondiale : les États-Unis. Par capitalisme, nous entendons un système économique, quasi universel de nos jours, mais surtout la capacité de penser et survivre en son sein. Un système historiquement apparu en Europe, mais ayant connu son apogée, et ses plus forts spasmes, outre-Atlantique. De fait, le système hollywoodien, où seuls la loi du profit et, de temps à autres, le mécénat de très riches producteurs permettent la poursuite des carrières, forme la première source de réflexion sur comment représenter l’argent, le profit, la richesse et la vénalité au cinéma. Sur ce sujet comme sur d’autres, la prédominance étasunienne demeure.

Prenons un film au hasard : Reservoir Dogs (Quentin Tarantino, 1992). Dans sa scène d’introduction, les personnages principaux en viennent à parler des pourboires, et de la légitimité d’en donner, suite à la remarque d’un d’entre eux qui refuse d’en verser. Ils en discutent dans des termes que nous pourrions retrouver dans n’importe quel cours ou article de micro&eac

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Louis Andrieu

Etudiant à Sciences-Po Paris, cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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Comment se fait aujourd’hui le lien entre différentes classes d’âge ? Ce dossier coordonné par Marcel Hénaff montre que si, dans les sociétés traditionnelles, celles-ci se constituent dans une reconnaissance réciproque, dans les sociétés modernes, elles sont principalement marquées par le marché, qui engage une dette sans fin. Pourtant, la solidarité sociale entre générations reste possible au plan de la justice, à condition d’assumer la responsabilité d’une politique du futur. À lire aussi dans ce numéro : le conflit syrien vu du Liban, la rencontre entre Camus et Malraux et les sports du néolibéralisme.