Dans le même numéro

La chute de l'ordre international libéral ?

L’élection de Donald Trump signe-t-elle la fin de l’ordre mondial tel que nous l’avons connu depuis 1945 ? En tout cas, ils sont nombreux à juger que la question mérite d’être posée1. L’ordre « international libéral », porté sur les fonts baptismaux par les États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, touche-t-il cette fois définitivement à sa fin ?

Un ordre mondial « qui est ouvert et au moins en partie fondé sur des règles », de façon à créer « les fondations à partir desquelles les États peuvent s’engager dans la réciprocité et la coopération institutionnalisée » : c’est ainsi que G. John Ikenberry définit l’« ordre international libéral2 ». Cette organisation de la politique internationale n’affronte pas sa première contestation. Mais dès lors que ce sont les États-Unis eux-mêmes qui en sont à l’origine, en jetant explicitement le doute sur la garantie qu’ils lui avaient toujours apportée, cette remise en cause atteint un degré nouveau.

Un ordre mondial fragilisé avant Trump

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Manuel Lafont Rapnouil

Diplômate de carrière, Manuel Lafont Rapnouil est aujourd'hui directeur du Bureau de Paris et Senior Policy Fellow pour l'European Council on Foreign Relations (EFCR).

Dans le même numéro

Les violations des droits de l’homme restent impunies en Syrie. Le rêve illibéral d’une démocratie sans droit gagne la Turquie et les pays d’Europe centrale. Les institutions internationales sont impuissantes ou réduites à mener des actions humanitaires. Si le moment des droits de l’homme est derrière nous, il revient à l’Europe de mener une nouvelle bataille pour ces droits. Des articles aussi sur l’élection présidentielle, la ville numérique et l’Etranger de Camus.