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Le commerce mondial à l’heure de la transition

Il est urgent de transformer la politique commerciale pour la mettre au service de la transition sociale et écologique.

Les multiples crises écologiques et sociales auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés révèlent les limites de notre système économique mondialisé fondé sur un modèle de croissance du Pib, alimenté par le consumérisme et le productivisme. Si les appels se multiplient pour repenser nos modes de production et de consommation, nos modes d’échanges et la politique commerciale qui les régit constituent encore aujourd’hui un impensé de la transition écologique et sociale.

Les règles commerciales jouent pourtant un rôle structurant dans l’organisation des activités économiques internationales ; faute d’intégrer efficacement la dimension sociale et écologique, elles encouragent un modèle insoutenable et favorisent le développement d’activités polluantes, qui portent atteinte aux droits humains.

Plus grave encore, les règles de discipline auxquelles souscrivent les États à travers les accords de commerce viennent limiter leur capacité d’action pour conduire la transition écologique et sociale dont nous avons besoin. Un groupe d’anciens négociateurs commerciaux écrivait ainsi : « Toutes les autres politiques économiques internationales se sont fondues

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Mathilde Dupré

Codirectrice de l'Institut Veblen, en charge des questions commerciales.

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Le dossier, coordonné par Bernard Perret, regrette que la prise de conscience de la crise écologique ait si peu d’effet encore sur la science et les réalités économiques. C’est tout notre cadre de pensée qu’il faudrait remettre en chantier, si l’on veut que l’économie devienne soutenable. À lire aussi dans ce numéro : survivre à Auschwitz, vivre avec Alzheimer, le Hirak algérien, le jeu dangereux entre l’Iran et les États-Unis et un entretien avec les réalisateurs de Pour Sama.