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Refuser la guerre froide sale

Le bombardement dans la nuit du 7 août, sans sommation, des populations civiles d’Ossétie du Sud sur ordre du président Saakachvili, puis la terreur exercée en représailles contre des villages géorgiens d’Ossétie par des bandes ossètes revenues quarante-huit heures plus tard dans les fourgons de l’armée russe, ont replongé les confins de l’Europe dans une horreur heureusement stoppée par un cessez-le-feu signé au bout de cinq jours. La décision, la semaine suivante, d’installation en Pologne de missiles de l’Otan censés viser... l’Iran, et le voisinage d’un destroyer américain en mission humanitaire dans le port géorgien de Soukhoumi avec les tanks russes musardant, au-delà de la date prévue pour leur retrait, dans l’autre grand port géorgien, Poti, ont fait froid dans le dos, jusqu’au moment où le commandant américain a fait savoir qu’il renonçait à cingler jusqu’à Poti.

Malgré les démentis venus de tous côtés, c’est bien le spectre d’une guerre froide qui s’est profilé pendant quelques jours, ou plutôt la sombre perspective d’une guerre froide « sale » où le risque de l’escalade entre puissances nucléaires s’accompagne de massacres interethniques.

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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