Le pouvoir des contes
Nicole Belmont est anthropologue, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle a travaillé sur l’anthropologie de la naissance, la place du folklore dans l’histoire de l’ethnologie, en particulier chez Van Gennep, et le conte de tradition orale1.
« – Cric ! Crac ! », « Si je ne vous dis pas la vérité, vous n’avez qu’à la conter ! » : comment les formules d’ouverture des contes permettent-elles l’accès de l’auditoire à une « scène autre » ?
C’était pendant les veillées d’hiver, de novembre à mars, que les contes étaient racontés. Les voisins, réunis pour n’avoir à entretenir qu’un seul feu, échangeaient les nouvelles, chantaient, racontaient des potins. Puis, en toute fin de veillée, un conteur, « quelqu’un qui connaissait des contes » (on essayait toujours d’en avoir au moins un présent), était sollicité pour raconter. Il faisait mine de refuser – « Oh, non, moi, des contes, je n’en connais pas » –, se faisait longuement prier. Et, tout à coup, il annonçait l’entrée dans l’univers du conte, avec une formule – « Plus je vous dirais, plus je mentirais… » : c’est en fait une ouverture vers un Autre Monde. Les variantes de la formule étaient nombreuses. Parfois, c’était une plaisanterie, parfois, elle était plus poétique. Sous le mensonge, il faut entendre la fiction : on entre dans un univers imaginaire. Il ne faut pas y croire.
Il s’agit en effet d’un espace autre qu’il faudra refermer à la fin du récit par une autre formule. C’était souvent l’annonce de la mort du conte. Ainsi, celle d’une conteuse de l’Aubrac rapportée par Marie-Louise Tenèze : « Le conte est passé par un pré mouillé, et il s’est noyé. » Ces formules encadrent un temps complètement différent du temps ordinaire, ressenti comme tel par l’auditoire. Puis, chacun allait se plonger dans le sommeil : la soirée se terminait en même temps que le conte était noyé. Cette façon d’ouvrir puis de clôturer un espace et un temps partagés, « autres », par le moyen de ces formules avant le retour à la vie ordinaire, ritualise en quelque sorte la séance.
Les conteurs interrogés affirmaient tous que les contes venaient de très loin. Jamais un conteur n’aurait prétendu en avoir inventé : il s’agit d’une œuvre anonyme et collective que le conteur ne fait que transmettre. Au Canada de langue française, qui présentait une situation proche de la France du xixe siècle, les conteurs disaient : « Les contes, c’est dans le premier temps ça2. » Des grands-parents ou des arrière-grands-parents, on ne savait pas trop… Mais chacun avait le souvenir très net de la personne dont il avait appris le récit. Certains en avaient l’image mentale présente tandis qu’ils racontaient.
Pour vous, le conte et le rêve puisent aux mêmes sources infantiles et suivent les mêmes procédés (condensation, figuration, déplacement, élaboration secondaire…). Le conte se situe donc « entre mythe et fantasme », susceptible d’une approche anthropologique et psychanalytique. Qu’est-ce que l’infantile du conte, s’il n’est pas destiné aux enfants ?
Tout d’abord, je me posais la question de savoir comment ces contes avaient été créés – on ne sait pas quand ni comment, c’est le grand mystère que l’on a renoncé à dénouer – et se transmettaient sans faire appel à l’écriture. Je me suis dit que les rêves surgissent aussi en dehors de l’écriture. Certes, les rêves sont beaucoup moins développés et cohérents que ces récits, mais on y retrouve les mêmes processus de création, tels que Freud les a établis. L’exploration psychanalytique du rêve a donc constitué pour moi une voie d’accès à l’étude des contes de tradition orale.
Il m’arrive aussi de proposer des interprétations d’ordre psychanalytique de ces contes, et peut-être en particulier pour le petit nombre de ceux qui étaient destinés aux enfants. Ces contes reprennent les stades de développement de la libido que Freud repère : des stades oral et anal jusqu’au stade phallique, mais jamais jusqu’au stade génital, tandis que la majorité des contes merveilleux, destinés à l’ensemble de la collectivité, s’attachent à une autre partie de la vie, celle qui suit l’enfance. La préoccupation des contes dits merveilleux concerne en effet une partie de la destinée humaine : le temps qui va des liens de consanguinité aux liens d’alliance (en termes anthropologiques), autrement dit de l’adolescence au mariage. Ils prennent les héros et les héroïnes à un âge proche du mariage, qui ouvre une période difficile et qui se clôt par une union, prestigieuse autant que possible. Le conte merveilleux ne va jamais plus loin que le mariage. Il raconte donc les actions qui se déroulent depuis les liens de naissance, liens consanguins, dont il faut se dégager, jusqu’aux liens d’alliance, avec la fondation d’une famille.
Faut-il se poser la question de la pertinence de la destination enfantine actuelle de ces grands récits, dont la majorité ne s’attache pas à la première enfance, sinon pour un petit nombre d’entre eux ? Charles Perrault, la référence française en matière de conte, écrivait pourtant : « N’est-il pas louable à des pères et à des mères, lorsque leurs enfants ne sont pas encore capables de goûter les vérités solides et dénuées de tous agréments, de les leur faire aimer, et si cela peut se dire, de leur faire avaler, en les enveloppant dans des récits agréables et proportionnés à la faiblesse de leur âge ? » (Préface au manuscrit de 1695). Remarquons ce terme « avaler », qui évoque peut-être la potion amère, mêlée dans la douceur. Les frères Grimm sont plus incertains : pour eux, les contes émanent de la maison au sens le plus large du terme, de sorte que toutes les générations en retirent des bénéfices. Mais ils considèrent aussi que « ces contes sont traversés par la même pureté qui fait que les enfants nous semblent si merveilleux et bienheureux3 ». Paul Sébillot, grand collecteur de la fin du xixe siècle, note l’existence d’un petit nombre de contes pour les enfants, « parfois mélangés de merveilleux4 ». Paul Delarue, le créateur du catalogue français, est embarrassé par la question : « Pour des raisons nombreuses et complexes, les contes sont merveilleusement adaptés à la mentalité enfantine, […] en réalité, on en trouve peu qui méritent d’être retenus pour un florilège destiné aux enfants5. »
Il est vrai que peu de contes dits merveilleux étaient considérés comme destinés aux enfants. Parmi eux, Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé, connu dans tous les pays d’Europe, raconte qu’une mère (belle-mère) tue son jeune garçon (en rabattant sur sa tête le couvercle du coffre). Elle le cuisine et envoie sa sœur porter à manger au père qui travaille aux champs. Il mange avec appétit et rejette les os. Une apparition féminine enjoint à la sœur de les ramasser et de les mettre sous une aubépine : il en sort alors un oiseau qui chante joyeusement son histoire : « Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé, ma sœur m’a ramassé. » Il obtient grâce à son chant des objets qu’il donne à son père et à sa sœur, ainsi qu’une grosse pierre pour écraser sa mère. Rappelons que pour Freud, le désir de voler est une façon d’exprimer celui d’être apte à l’acte sexuel. Aucune version, à ma connaissance, ne propose une autre métamorphose que celle en oiseau6. Un récit d’initiation du jeune garçon ? Et notons que ce récit était présent dans la majorité des pays européens.
Ce qui est donc curieux, c’est que ces contes merveilleux, assez longs, avec une succession d’épisodes et une conclusion heureuse, attribués donc à l’enfance, sont les plus troublants. Autre exemple, Pouçot avalé par la vache raconte la naissance d’un enfant tout petit qui est, dès sa naissance, très gai, vif, content de vivre. Sa petite taille lui permet des actions qui rapportent à ses parents, mais qui le mettent en danger. Ainsi, caché dans du foin, il se fait avaler par une vache et crie de l’intérieur : « Non, ne lui donnez plus de foin ! » Il passe donc par des aventures invraisemblables qui sont autant de rites de passage. Avalé également par un loup, il crie : « Berger, attention, le loup arrive ! » Il finit par gagner beaucoup d’argent en éloignant des brigands qui viennent de commettre un vol. Et il rentre dans sa famille, toujours heureux et content. Il n’y a pas de mariage : en termes psychanalytiques, nous sommes au stade oral.
Dans la catégorie des contes merveilleux, qui prennent le destin de chacun en main, on trouve donc très peu de récits qui s’adresseraient spécifiquement aux enfants. Ceux qui leur sont traditionnellement destinés sont les contes d’animaux. Ainsi, La Chèvre et ses chevreaux : la chèvre est obligée de quitter la maison et prévient les chevreaux de n’ouvrir à personne ; le loup arrive ; il y a deux fins possibles, une fin optimiste dans laquelle la mère revient et est assez rusée pour se débarrasser du loup, et une fin pessimiste, dans laquelle le loup dévore tous les petits chevreaux. Un récit spécifiquement pour les enfants à l’issue fatale.
Vous évoquez la « qualité d’enfance » des contes, que vous caractérisez en citant un passage de Jean-François Bladé : « Dans l’idiome natal, les beaux contes se déroulent, scandés par les voix rythmiques et lentes. Ils se déroulent, dans leurs formules invariables et sacramentelles, souvent coupés de silences, où les filandières, avec de grands gestes de Parques, renouent leurs fils brisés et leurs souvenirs lointains7. » Est-ce un souvenir-écran, un conte, un mythe ?
Les souvenirs d’enfance de Bladé sont rapportés par lui sur le ton lyrique qui lui est propre, au début de la longue introduction au premier volume de ses Contes de la Gascogne. On pourrait considérer ce passage comme une proclamation poétique qui revendique l’intérêt et la beauté de ces récits populaires, mais aussi comme leur assignation définitive à l’enfance. À la fois donc souvenir-écran et relégation au domaine enfantin. La scène évoque ensuite les autres occasions de contage collectif, témoignant d’une attention d’« ethnologue » et non pas seulement d’un attachement affectif : en automne durant les travaux de dépouillage du maïs, l’hiver aux veillées près de la cheminée. Les contes allègent alors les travaux collectifs fastidieux et ne sont donc pas seulement des divertissements pour l’enfance.
Ce texte se situe à un moment historique de l’histoire du conte en France, comme résumé par ce souvenir. Il témoigne en effet de ce mouvement qui, pour lui donner des limites un peu grossières, a commencé en France après 1830 et a duré jusqu’à la Première Guerre mondiale. Pendant cette période, les gens de la bourgeoisie provinciale, probablement sous l’influence du mouvement romantique, désirent retrouver une enfance perdue et commencent à s’intéresser aux contes. Au xixe siècle, ce sont les gens du peuple qui conservent et transmettent ces récits à l’intérieur de leur classe, essentiellement paysanne. Pour sa part, la bourgeoisie en prend connaissance par les domestiques femmes et les contes sont alors assignés aux enfants. Entre la mémoire prodigieuse des gens du peuple et la mémoire enfouie de l’enfance, il y a à cette époque les collecteurs : une rencontre historique. Et, tout à coup, les souvenirs d’enfance acquièrent une grande valeur et sont ressentis comme appartenant à l’enfance de chacun. Bladé évoque avec poésie un désir largement partagé par les grands collecteurs de cette époque : un retour à l’enfance, le souvenir d’une domestique chez un aïeul. Emmanuel Cosquin rapporte que le goût des contes lui venait d’une servante lorraine de son grand-père, chez qui il allait en vacances avec ses sœurs. S’agirait-il là de la scène primitive du futur collecteur ?
C’est dès 1830 qu’un lecteur du journal Le Globe s’étonne de reconnaître dans la chanson de Marguerite emprisonnée, dans le Faust de Goethe, qui venait d’être traduit, cette petite chanson de ce même conte Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé, que lui chantait la servante de sa mère, qu’il compare à Shéhérazade. Un certain nombre de collecteurs évoquent les contes qui leur étaient racontés, laissant une trace affective qui engage un mouvement de collectes à travers la plupart des provinces de France : la Bretagne en premier, par des érudits locaux qui ont eu cette expérience. Ils ressentent en outre une certaine urgence, craignant – à raison – qu’avec l’alphabétisation et le développement des journaux, les contes de tradition orale ne disparaissent bientôt.
Lors de ses collectes dans sa région, Bladé ne fait confiance qu’aux conteurs analphabètes. Les récits connus par des informateurs qui savent lire et écrire sont suspects à ses yeux, comme contaminés par la « littératie ». Il y a comme une nécessité, au moment de l’écriture du conte, de le faire sien. Il y a alors un risque d’introduire des éléments issus de fantasmes individuels, qui gauchissent la ligne du conte oral. La pratique contemporaine du contage le montre : les conteurs et les conteuses reprennent des récits traditionnels, mais en donnent une version personnelle – qui peut être intéressante, mais peut parfois méconnaître leur sens fondamental d’origine.
Vous soulignez l’importance du filage, du tissage et de la couture dans les contes et dans la manière d’en parler. Comment comprendre le lien entre les contes et ces pratiques artisanales ?
Je pense surtout à un conte connu à travers toute l’Europe, La Petite Fille qui cherche ses frères. C’est une famille où il n’y a que des garçons. Le père désire une fille. Quand naît enfin une fille, les frères se sentent menacés et quittent la maison. Elle ne sait même pas qu’elle a des frères. Un jour, une voisine lui dit qu’elle est la cause de leur fuite ; elle part à leur recherche. Ils se sont réfugiés au fond d’une forêt où ils exercent comme bûcherons. Elle arrive à leur demeure, se fait reconnaître d’eux, suscite d’abord leur méfiance, mais se met bientôt à tenir la maison. Cela fonctionne bien jusqu’à un certain point, mais ils arrivent probablement à un âge où frères et sœur ne peuvent plus cohabiter. Les frères sont métamorphosés en animaux – sauvages dans les versions germaniques et scandinaves, domestiques dans les versions occidentales. Pour les délivrer, elle doit leur confectionner des chemises avec des matériaux sauvages recueillis par elle-même : on a donc tout le processus de fabrication des tissus depuis le début. En outre, elle doit garder un silence complet pendant ce temps-là. Elle accepte cette tâche avec plaisir. Dans les versions germaniques, quand elle a terminé un habillement complet pour chacun de ses frères, elle lui jette dessus et il redevient humain – parce que les vêtements font l’homme civilisé. Une dernière péripétie la voit accusée par sa belle-mère, mais ses frères viennent la délivrer. Dans les versions françaises, les moutons retrouvent la forme humaine et l’un des frères devient le parrain du premier enfant de sa sœur : ce nouveau lien maintient la distance nécessaire entre frère et sœur. Dans ce récit, la fabrication artisanale de vêtements est donc nécessaire pour humaniser8.
Les contes subliment les réalités socio-économiques, qui affleurent néanmoins parfois. Pourriez-vous évoquer les nourrices du Morvan ?
La tâche d’une mère est double : il faut mettre au monde et nourrir l’enfant. Dans le conte La Fille qui aide le héros dans sa fuite, une jeune fille est accusée par sa marâtre – qui la déteste bien sûr – d’avoir accouché d’un enfant qui est en réalité celui de sa fille. Chassée avec l’enfant par son père, la jeune fille se pose la question de le nourrir. Elle arrive dans un pays en proie à la stérilité : les vaches ne donnent plus de lait, le blé ne pousse plus. Sa demande ramène la prospérité. Mais c’est son pays natal qui est devenu à son tour complètement stérile. Recherchée par son père, elle revient et la prospérité avec elle. En même temps, l’enfant proclame qu’elle est la mère qui l’a nourri mais qui ne l’a pas mis au monde.
On a le sentiment que le conte a été créé pour le Morvan, cette région qui envoyait un grand nombre de jeunes femmes pour être nourrices à Paris. Un trait de cette société est ainsi sublimé dans une belle histoire. On a retrouvé quelques versions de ce conte au Pays basque, mais c’est comme si le conte n’arrivait pas à prendre racine ailleurs. On se rend ainsi compte de ce que pouvaient apporter les récits d’un point de vue mental : sublimation d’un métier éprouvant pour ces jeunes femmes, puisqu’elles devaient abandonner leurs propres enfants pour donner leur lait à ceux de riches familles parisiennes. C’est peut-être le seul exemple d’un conte issu d’une situation socio-économique particulière. Ces femmes devaient séparer les deux fonctions maternelles, mettre au monde et nourrir. L’héroïne du conte, quant à elle, ne peut remplir que la seconde9. C’est là un récit suscité par une situation socio-économique trop spécifique pour se répandre au-delà de son lieu d’origine.
Seriez-vous optimiste sur la pérennité du conte dans la modernité ?
Tout d’abord, il faut remarquer que l’ensemble de ces contes qui étaient pour les adultes sont désormais destinés aux enfants, considérant qu’il s’agit d’une littérature « ingénue », qui fait appel à des procédés non logiques. Les contes formant un ensemble apparemment opposé à la pensée rationnelle, il n’était plus possible de les utiliser, si ce n’est comme littérature enfantine – ce que l’on peut considérer aussi comme une façon de les conserver. Mais leur usage en est certainement affaibli, voire gauchi, dans la mesure où ils deviennent littérature écrite et réécrite – à lire ou à se faire lire – et illustrée. À la lecture, on ne reçoit pas de la même façon les messages latents du conte. On reçoit mieux ces derniers sans doute si le conte est lu à haute voix. D’autre part, les illustrations des albums destinés aux enfants s’imposent avant même qu’ils n’aient pu laisser émerger en eux leurs propres images. Manque alors ce que l’on peut appeler le « travail du conte », par analogie avec ce que Freud a nommé « travail du rêve ». L’enfant ne dispose plus de la liberté d’accueillir les images mentales que suscite en lui la vive voix.
Pour finir, j’aimerais évoquer deux témoignages qui m’ont été rapportés par des conteuses et qui, je crois, révèlent le pouvoir des contes. L’une d’elles m’a raconté qu’à la fin d’une séance, une auditrice enthousiaste s’est précipitée vers elle pour la féliciter et préciser qu’elle a été particulièrement touchée par un des épisodes du récit. La conteuse réalise alors qu’elle a oublié de le raconter… Faut-il croire que le conte serait tel qu’on peut y entendre même ce qui n’a pas été dit, mais fait partie de la logique du récit ? Une autre conteuse, qui travaillait dans les écoles, m’a rapporté qu’un enfant, pourtant atteint de déficience intellectuelle, avait repris le conte tel qu’elle venait de le raconter, en n’omettant aucun épisode ni aucun détail. La logique sous-jacente du récit s’impose en dépit de tous les obstacles éventuels. Ces témoignages me sont restés comme des preuves du pouvoir des contes.
Propos recueillis par Jonathan Chalier le 23 avril 2024
- 1. Voir Nicole Belmont, Poétique du conte. Essais sur le conte de tradition orale, Paris, Gallimard, coll. « Le langage des contes », 1999 ; et Petit-Poucet rêveur. La poésie des contes merveilleux, Paris, José Corti, coll. « Merveilleux », 2017.
- 2. Cité dans Vivian Labrie, « D’où viennent les contes ? Ce qu’en pensent les conteurs », Culture et tradition, no 3, 1978, p. 71.
- 3. Jacob et Wilhelm Grimm, Contes pour les enfants et la maison, éd. Natacha Rimasson-Fertin, Paris, José Corti, coll. « Merveilleux », 2009, « Préface de 1812 », p. 474.
- 4. Paul Sébillot, Littérature orale de la Haute-Bretagne, Paris, Maisonneuve, 1881, p. 219, cité dans N. Belmont, Poétique du conte, op. cit., p. 134.
- 5. Paul Delarue, « Les enfants et le conte populaire », entretien avec Marc Soriano, Enfance, numéro spécial, 1956, p. 127 et 130.
- 6. Voir N. Belmont, « Conte et enfance. À propos du conte Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé (T 720) », Cahiers de littérature orale, no 33, 1993, p. 75-97.
- 7. Jean-François Bladé, Contes populaires de la Gascogne, vol. I, Paris, Maisonneuve, 1886, « Préface », p. v, cité dans N. Belmont, Poétique du conte, op. cit., p. 151.
- 8. Voir N. Belmont, « La tâche de Psyché », Ethnologie française, t. XXI, no 4, « Apprentissages : hommage à Yvonne Verdier », octobre-décembre 1991, p. 386-391.
- 9. Voir Anne Cadoret, Parenté plurielle. Anthropologie du placement familial, Paris, L’Harmattan, coll. « Nouvelles études anthropologiques », 1995.