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Émiettement et exclusivisme social

Comme l’a montré Éric Charmes dans la Ville émiettée. Essai sur la clubbisation de la vie urbaine, la périurbanisation opère moins un étalement qu’un émiettement paysager, social et politique de la ville. On crée des « clubs », qui ne sont pas seulement fondés sur le désir d’être « en sécurité » et cherchent une troisième voie entre le village et la grande ville... mais les néo-urbains souhaitent tout de même profiter des services de la métropole.

La résistance des villes européennes à un urbanisme sécurisé et sectorisé « à l’américaine », celui que décrit David Mangin dans la Ville franchisée1, est liée à des facteurs historiques qui leur ont permis de se « franchiser » moins vite que la ville nord-américaine.

En Europe, la voiture est allée de la ville vers la campagne, alors qu’aux États-Unis, elle est allée de la campagne vers la ville. En France, la maison individuelle périurbaine est arrivée assez tardivement alors qu’elle a toujours existé dans les villes anglo-saxonnes. Cependant, avec le temps, les modèles urbains

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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