Dans le même numéro

Gordon Brown : l'Etat de grâce ou comment s'en débarrasser

La une de l’hebdomadaire satirique Private Eye résumait parfaitement les hésitations malencontreuses de Gordon Brown au sujet de la tenue éventuelle d’élections anticipées : “Yes it’s No.” Après avoir entretenu pendant plus d’un mois et demi la rumeur de la possible convocation d’élections législatives, de façon à profiter de l’état de grâce et obtenir un mandat du peuple sur son nom, Gordon Brown a hésité, puis reculé devant le regain de santé des conservateurs. Cette péripétie serait sans grande conséquence si elle ne révélait l’impression de grande confusion qui semble régner à la tête de l’État en cet automne 2007. Mais comment en est-on arrivé là ?

Un été difficile bien surmonté

Pourtant tout avait bien commencé : la passation des pouvoirs entre Blair et Brown s’était faite sans difficulté aucune ; Brown avait nommé un gouvernement qui faisait la part belle aux jeunes du parti travailliste, conservait un soupçon d’expérience en la personne par exemple de Jack Straw, intégrait à des postes majeurs des proches de Tony Blair, tout en incarnant le changement. L’été s’avéra difficile, avec une succession de crises, toutes extrêmement bien cont

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !