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Face au souverain grotesque

Selon Michel Foucault : « La terreur ubuesque, la souveraineté grotesque ou, en d’autres termes plus austères, la maximalisation des effets de pouvoir à partir de la disqualification de celui qui les produit : ceci, je crois, n’est pas un accident dans l’histoire du pouvoir, ce n’est pas un raté de la mécanique. Il me semble que c’est l’un des rouages qui font partie inhérente des mécanismes du pouvoir[1]. » Le grotesque politique – ce décalage entre le pouvoir et la qualification de celui qui l’exerce – serait, non pas quelque chose de contingent dans l’histoire du pouvoir, mais un moyen de renforcer ce dernier.

Un an après l’élection de Donald Trump, les dégâts produits par sa présidence aux États-Unis et dans le reste du monde occupent une place majeure dans notre actualité. Chaque jour, de nouvelles décisions sont prises à l’encontre des grands principes de la démocratie et des engagements des États-Unis ; de nouveaux ratés, de nouvelles saillies absurdes et de nouvelles fuites font surface, qui dévoilent l’anarchie au cœur du pouvoir. Devant cette allure carnavalesque du mandat trumpien, l’attitude souvent adopt&eacut

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Xenophon Tenezakis

Professeur agrégé en philosophie, Xenophon, Tenezakis est doctorant en philosophie politique à l'Université Paris Est Créteil.

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Pourquoi acceptons-nous d’être commandés dans les entreprises d'une façon que nous réprouvons ailleurs ? Si la France a promu la représentation des salariés, par le biais des syndicats et des délégués du personnel, elle devrait aussi favoriser leur participation à la gestion des entreprises.