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Notes de lecture

Dans le même numéro

L’enfer numérique de Guillaume Pitron

Voyage au bout d’un like

janv./févr. 2022

Même si le constat irritera les tenants du tout-numérique, dans lequel ils voient l’un des outils majeurs pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre, le numérique pollue. Malgré ses émissions de gaz à effet de serre estimées actuellement à 3, 7 % des émissions globales et qui pourraient doubler d’ici 2025, l’industrie numérique comme source de pollution demeure « un angle mort de la pensée politique » selon Guillaume Pitron.

Son dernier livre nous plonge dans l’univers très matériel du cloud où sont conservées nos données et auxquelles l’accès nous est donné via Internet : les ressources énergétiques que le fonctionnement de cette infrastructure, terrestre mais aussi sous-marine, exige sont considérables, à l’insu de la plupart des internautes et notamment de cette « génération climat » à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique, sans doute la plus dépendante des divers outils numériques. L’auteur explique les répercussions significatives sur le climat qu’a l’industrie numérique, qui pourraient, si l’on n’y prend garde, rapidement devenir préoccupantes. C’est à cette « génération climat » que l’auteur destine le fruit de cette enquête passionnante, menée d’est en ouest ces trois dernières années.

Aux effets désastreux, détaillés dans un précédent ouvrage, qu’ont sur l’environnement les conditions d’extraction des métaux rares qui entrent dans la fabrication des outils numériques, des

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Les Liens qui libèrent, 2021
352 p. 21 €

Benédicte Chesnelong

Bénédicte Chesnelong est avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit des affaires et droit pénal international. Ayant commencé sa carrière dans le cabinet de Robert Badinter, elle a par la suite travaillé pour la Commission environnement du Parlement européen, le Conseil de l’Europe et les Nations Unies, notamment comme chargée de mission au Kosovo.…

Dans le même numéro

Comment écrire l’histoire des marges ? Cette question traverse l’œuvre de Michel de Certeau, dans sa dimension théorique, mais aussi pratique : Certeau ne s’installe en effet dans aucune discipline, et aborde chaque domaine en transfuge, tandis que son principal objet d’étude est la façon dont un désir fait face à l’institution. À un moment où, tant historiquement que politiquement, la politique des marges semble avoir été effacée par le capitalisme mondialisé, l’essor des géants du numérique et toutes les formes de contrôle qui en résultent, il est particulièrement intéressant de se demander où sont passées les marges, comment les penser, et en quel sens leur expérience est encore possible. Ce dossier, coordonné par Guillaume Le Blanc, propose d’aborder ces questions en parcourant l’œuvre de Michel de Certeau, afin de faire voir les vertus créatrices et critiques que recèlent les marges. À lire aussi dans ce numéro : La société française s’est-elle droitisée ?, les partis-mouvements, le populisme chrétien, l’internement des Ouïghours, le pacte de Glasgow, et un tombeau pour Proust.