Notes de lecture

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Enseigner la littérature par temps mauvais de Bruno Viard

Cet essai s’inscrit dans la continuité d’une série d’ouvrages qui, depuis déjà un certain temps, s’emploient à stigmatiser la crise du sens qui a frappé pendant trop longtemps les études littéraires, fruit d’une «doxa techniciste» qui, en prétendant faire de l’œuvre littéraire un objet langagier clos, autosuffisant, l’a coupée de la vie et de ses enjeux. D’où le rappel que «la littérature est un discours continu sur l’homme», que sa généralité même est le gage d’une ouverture sur le monde, dont elle reflète les grands conflits ; par «ce ciel plombé» de menaces diverses, il est urgent de réconcilier l’enseignement de la littérature avec «l’historicité de l’aventure humaine». On comprend que ce programme inclut un sévère bilan des idéologies déconstructionnistes (marxisme et structuralisme en particulier) qui, aux dires de l’auteur, ont amputé l’enseignement de la littérature de ses sources vives et contribué sans l’av

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Cécilia Suzzoni

Professeure honoraire de chaire supérieure au Lycée Henri IV, Cécilia Suzzoni est la fondatrice et présidente d'honneur de l'Association le latin dans les littératures européennes (ALLE). Elle a notamment dirigé, avec Hubert Aupettit, l'ouvrage Sans le latin (Fayard, 2012)

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À mi-mandat du quinquennat d’Emmanuel Macron, le dossier diagnostique une crise de la représentation démocratique. Il analyse le rôle des réseaux sociaux, les mutations de l’incarnation politique et les nouvelles formes de mobilisation. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Luc Nancy sur l’Islam, Michael Walzer sur l’antisionisme et François Dubet sur la critique de la sélection.