Notes de lecture

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Islam et politique sous la dir. de Pierre Puchot

avril 2021

Il n’existe pas un, mais des islams politiques. Fort de ce constat, Pierre Puchot a réuni onze spécialistes du monde arabe pour comprendre les mouvements islamistes. L’islam politique naît dans la seconde moitié du xixe siècle, en réponse à la colonisation européenne. Il s’agit alors de susciter un renouveau de la culture et des normes sociales islamiques comme une alternative au modèle occidental imposé. De la fondation des Frères musulmans en 1928 par Hassan Al-Banna aux printemps arabes, l’islam politique a connu de nombreuses applications différentes selon les pays. Il demeure toutefois certains points communs entre ces mouvements, par exemple l’importance du travail associatif pour créer un réseau solide – souvent dans un contexte d’opposition à un pouvoir autoritaire. L’ouvrage insiste néanmoins davantage sur la diversité des mouvements, afin de réfuter « une approche globalisante de l’islam politique qui ne résout rien ». Les expériences égyptienne et tunisienne dans le contexte des printemps arabes sont instructives en ce qu’elles montrent comment se sont articulées, en pratique, les questions démocratiques avec les principes de l’islam politique. Ainsi, le parti Enn

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Tempus Perrin, 2019
448 p. 10 €

Charles Jeanpierre

Agrégé d'économie, il collabore avec la revue Esprit depuis 2020.

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Les difficultés rencontrées pendant la gestion de l’épidémie de Covid-19 ont remis en lumière le rapport paradoxal que la France entretient avec son État. Parce qu’il est censé décider de tout, il est le recours vers lequel tous se tournent en situation de crise, en même temps qu’il concentre l’essentiel des critiques. Au-delà de la crise sanitaire, la question d’un juste partage des responsabilités entre l’État et d’autres acteurs - les collectivités territoriales, les citoyens, les syndicats ou les entreprises- pour construire un horizon d’action commun se pose. Alors même que la pandémie marque le retour en grâce de l’action publique, comment changer concrètement la figure de l’État pour apaiser sa relation avec la société et lui permettre de répondre aux aspirations contemporaines en matière d’écologie et de justice sociale ? C’est à cette question que s’attache ce dossier, coordonné par Lucile Schmid.