Notes de lecture

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Pensée du design de Jean-Philippe Testefort

novembre 2020

Paradigme du néolibéralisme, la notion de design comporte aussi des avantages, lorsqu’elle nous ramène, par certains aspects, en deçà de la modernité.

Un essai sur tout, à partir de (presque) rien : c’est la gageure que soutient le philosophe Jean-Philippe Testefort dans Pensée du design. Il s’agit de saisir, à travers l’idée de design, rien de moins que où nous sommes et où nous allons. Le contraste est frappant, entre l’immensité de la perspective et l’humble prisme par où elle est saisie.

L’unité du propos tient au paradoxe que constitue la montée en puissance du design au xxe siècle. Notion d’origine anglaise, le design est une discipline intrinsèquement plurielle, qui s’occupe de la conception et de la réalisation de produits fabriqués par l’homme (objets, espaces ou communication). William Morris (1834-1896), considéré comme le père fondateur par la profession, le conçoit comme une réaction à une révolution industrielle jugée déshumanisante. Les artistes-artisans de son mouvement Art and craft manifestent leurs préoccupations devant le « progrès » : besoin d’individualisation, recherches de véritables valeurs… Pour Morris, le design peut et doit servir de levier pour la transformation sociale, peut et doit réformer l’entreprise industrielle en injectant des valeurs humanistes

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Unicité, 2019
201 p. 15 €

Frédérique Zahnd

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La récente vague de manifestations contre le racisme et les violences policières a montré qu’une partie de la jeunesse française a le sentiment d’étouffer. En choisissant de prêter attention à ce qu’elle exprime, on distingue d’abord une demande d’égalité et de justice : loin de constituer un défi aux principes républicains, celle-ci entend plutôt en actualiser l’héritage. À lire aussi dans ce numéro : l’unité européenne après la réunification allemande, le chemin du djihad, les cinq piliers de la laïcité, les pouvoirs de la Cour suprême et la rentrée littéraire.