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Notes de lecture

Dans le même numéro

Le concept d’anomalie chez Georges Canguilhem. Médecine et Résistance (1904-1945)

de Pierre-Frédéric Daled

octobre 2021

Bien que méconnu du grand public, Georges Canguilhem (1904-1995) fut un maître célébré par toute une génération de philosophes, y compris par les plus grands. Selon Gilles Deleuze : « Canguilhem a été très important pour toutes les générations qui sont passées par lui à partir de la mienne. » Un maître donc, ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1924, celle d’Aron, Lagache, Nizan, Sartre), agrégé de philosophie, docteur en médecine, docteur en philosophie, résistant et professeur.

Contrairement à ce qu’indique le titre, l’ouvrage monumental de Pierre-Frédéric Daled ne couvre pas réellement les quarante premières années de la vie de Canguilhem. Les années de jeunesse et de formation expédiées, il ne commence réellement qu’au début de la carrière du professeur, grâce à des notes de cours retrouvées, qui montrent un Canguilhem déjà préoccupé par les questions de méthode. Ce n’est cependant qu’après avoir été nommé à la khâgne de Toulouse, en 1936, qu’il entreprit des études de médecine afin, déclara-t-il, d’acquérir des « connaissances d’expérience » qui lui paraissaient devoir compléter ses « connaissances d’ordre livresque ». Dès lors, l’étude de P.-F. Daled se concentre principalement sur la préparation et l’interprétation de la thèse de médecine consacrée au normal et au pathologique, soutenue en 1943, avec une grande parenthèse consacrée à l’action de Canguilhem pendant la Résistance (et quelques coups de patte p

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Classiques Garnier, 2021
8112 p. 30 €

Michel Herland

Michel Herland est professeur des universités, aux Antilles, en Guyane et Martinique. Il dirige le journal en ligne Mondes francophones. Il est l’auteur du livre La Mutine, Andersen, 2018

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La publication du rapport Duclert a réouvert le débat sur les responsabilités du gouvernement, de la diplomatie et de l’armée françaises dans le génocide des Tutsi au Rwanda. À partir d’une lecture de ce rapport, le présent dossier propose de réfléchir à ce que nous avons appris, dans les vingt-cinq ans qui nous séparent des faits, sur l’implication de la France au Rwanda. Quelles leçons peut-on tirer des événements, mais aussi de la difficulté, dans les années qui ont suivi, à s’accorder sur les faits et à faire reconnaitre la vérité historique ? Quels constats cette histoire invite-t-elle sur le partage des responsabilités entre autorités politiques et militaires, sur les difficultés inhérentes aux opérations extérieures, notamment en Afrique, et enfin sur le bilan de ces interventions, au moment où la France choisit de réduire sa présence au Sahel ? Au-delà du seul cas français, l’échec de la communauté internationale à prévenir le génocide rwandais invite en effet à repenser le cadre des interventions armées sur les théâtres de conflits et de guerres. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Afghanistan, djihadisme et démocratie, gouverner le trottoir, à qui profite le crime ?, le retour à Rome d’Hédi Kaddour et le carnaval Belmondo.