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Notes de lecture

Dans le même numéro

Résistance et conscience européenne. Henri Frenay, de Gaulle et les communistes (1940 1947) de Robert Belot

décembre 2021

Dans cet ouvrage du titulaire de la chaire Jean Monnet à l’université de Saint-Étienne, c’est, à travers le prisme de Frenay, tout un pan de l’histoire de la Résistance et de la politique française dans l’immédiat après-guerre qui défile. Henri Frenay (1905-1988), saint-cyrien, prisonnier au début de la Seconde Guerre mondiale, évadé, a créé le Mouvement de libération nationale (MLN) dès août 1940. Après une brève période comme officier de renseignement à Vichy, il se met en congé de l’armée pour devenir résistant à plein temps. Entré dans la clandestinité, il crée un premier journal, Vérité, bientôt rebaptisé Combat comme son réseau, lequel est considéré comme le plus important de toute la Résistance intérieure, avec sa presse clandestine, ses activités de renseignement, ses groupes de choc qui intégreront plus tard l’Armée secrète, ses groupes francs et ses maquis. Sous l’impulsion de Jean Moulin, les trois réseaux de la zone Sud (Combat, Libération et Franc-Tireur) se réuniront au sein des Mouvements unis de Résistance (MUR), dont Frenay sera le commissaire militaire, mais au sein duquel il s’emploiera à maintenir une relative indépendance pour son propre mouvement. À la Libération, il sera ministre chargé des Prisonniers, déportés et réfugiés, tout en participant à la création de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR). Comme le montre Bellot, Frenay a pris conscience dès 1941 de la nécessité de bâtir l’Europe d’après-guerre, non se

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Presse fédéraliste, 2021
394 p. 25 €

Michel Herland

Michel Herland est professeur des universités, aux Antilles, en Guyane et Martinique. Il dirige le journal en ligne Mondes francophones. Il est l’auteur du livre La Mutine, Andersen, 2018

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Le changement climatique a donné un nouveau visage à l’idée de fin du monde, qui verrait s’effondrer notre civilisation et s’abolir le temps. Alors que les approches traditionnellement rédemptrices de la fin du monde permettaient d’apprivoiser cette fin en la ritualisant, la perspective contemporaine de l’effondrement nous met en difficulté sur deux plans, intimement liés : celui de notre expérience du temps, et celui de la possibilité de l’action dans ce temps. Ce dossier, coordonné par Nicolas Léger et Anne Dujin, a voulu se pencher sur cet état de « sursis » dans lequel nous paraissons nous être, paradoxalement, installés. À lire aussi dans ce numéro : le califat des réformistes, la question woke, un hommage à Jean-Luc Nancy, la Colombie fragmentée, la condition cubaine selon Leonardo Padura, et penser en Chine.