Photo : Parker Coffman
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Un état de surveillance permanent ?

La loi « Sécurité globale » pose un problème démocratique : nous sommes en train d’industrialiser un état de surveillance permanent. Pourtant, les nouvelles technologies et les plateformes numériques devraient nous aider à bâtir des services publics modernes autour d’un contrat social renouvelé.

Le vif débat suscité par la proposition de loi « Sécurité globale » s’est conclu par son vote, le 20 novembre dernier en première lecture, sans le moindre amendement quant aux restrictions très nettes des libertés qu’il implique. Plus particulièrement, les nouvelles technologies, dont l’usage policier est pourtant bien présent dans le texte, sont passées sous le radar du débat. Pourtant, la promptitude de l’usage sécuritaire de la technologie, mise en regard de l’extrême difficulté à moderniser les administrations et services publics, est symptomatique du malaise démocratique actuel. Elle dénote un malentendu fondamental concernant l’intérêt des nouvelles technologies dont l’État ne semble envisager l’utilité immédiate que pour quadriller l’espace public.

Le choc techno-sécuritaire

En l’espace de quelques années, les usages techno-sécuritaires se sont développés de plus en plus rapidement. La collecte de données personnelles via les réseaux sociaux, les fichages biométriques, la collecte de données personnelles sensibles comme celles concernant la santé, les logiciels de reconnaissance faciale, les drones et autres logiciels de police pr&eacu

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