wikimedia
Dans le même numéro

L'avenir de l'arabe à l'école

La proposition de Jean-Michel Blanquer d’enseigner l’arabe à l’école a déclenché une polémique « absurde et scélérate ». L’école devrait pourtant permettre l’apprentissage de cette langue de culture, sixième langue des Nations Unies et surtout « langue de France », aujourd’hui délaissée, sous peine d’être confisqué par les mosquées.

«Maintenant toutes les disciplines sont restituées…» On se souvient de la magnifique lettre que Rabelais prête à son héros humaniste, enthousiasmé de voir son fils en possession de tous les grands savoirs, parmi lesquels figure évidemment, avec le latin, le grec et l’hébreu, l’arabe, langue dont déjà Dante tenait les fruits en haute estime. Depuis la création par François Ier d’un enseignement de l’arabe au Collège Royal, l’ancienneté des liens culturels de la France n’a cessé d’être réactivée sous l’égide de hautes figures intellectuelles et diplomatiques.

Or les récents propos du ministre de l’Éducation nationale ont déclenché une polémique absurde et scélérate : il promettait de restaurer à l’école, où elle est manifestement une langue mal aimée et délaissée, le prestige de cette «très belle langue», langue officielle de vingt-deux États, depuis 1974 sixième langue des Nations Unies, et surtout «langue de France» (deuxième langue parlée, troisièm

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Cécilia Suzzoni

Professeure honoraire de chaire supérieure au Lycée Henri IV, Cécilia Suzzoni est la fondatrice et présidente d'honneur de l'Association le latin dans les littératures européennes (ALLE). Elle a notamment dirigé, avec Hubert Aupettit, l'ouvrage Sans le latin (Fayard, 2012)

Dans le même numéro

Si l’affaiblissement de la base sociale du christianisme en Europe est indéniable, selon le dossier coordonné par Jean-Louis Schlegel, la sécularisation transforme la foi et l’appartenance religieuse en choix personnels et maintient une culture d’origine chrétienne et une quête de sens, particulièrement sensibles dans la création littéraire. A lire aussi dans ce numéro : une défense d’Avital Ronell, un récit de voyage en Iran et des commentaires de l’actualité politique et culturelle.