Grâce à Dieu de François Ozon © Mars Films
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Créateurs, criminels et critiques à la Berlinale

février 2019

Le fil rouge thématique de cette 69e édition semble avoir été la vérité.

Le fil rouge thématique de cette 69e édition semble avoir été la vérité, et sa recherche par les protagonistes. À Berlin, les sujets historiques et politiques n’ont pas manqué, tout comme les films indépendants ou documentaires difficilement visibles ailleurs.

Très attendu du fait de son sujet, Grâce à Dieu de François Ozon surprend par son changement de ton, et de genre, après le premier tiers du film : du thriller, le scénario passe au drame, reléguant l’enquête policière sur la pédophilie dans l’Église catholique à Lyon au second plan pour se focaliser sur la souffrance des victimes. Ce faisant, le récit perd en intensité pour le spectateur, malgré les interprétations remarquables des acteurs, en particulier de Swann Arlaud. Un tel constat peut se regretter tant la première partie, qui se concentre sur le personnage joué par Melvil Poupaud, la description de l’emprise de la religion à Lyon et des ambiguïtés du Cardinal Barbarin, s’avère fascinante. Pour autant, comme l’indique François Ozon dans un entretien (Positif, n° 696, février 2019), son intention de réaliser un film sur la sensibilité masculine, et les difficultés de tournage dans la

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