© El Deseo D.A. S.L.U., photo de Manolo Pavón
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Douleur et gloire de Pedro Almodóvar

Un film sur le cinéma, qui traite aussi avec pudeur et subtilité de la difficile relation entre générations.

La sortie du nouveau film de Pedro Almodóvar est vécue comme un testament. Douleur et gloire fait la couverture de Positif et de La Septième Obsession, et Les Cahiers du Cinéma lui consacre douze pages, comportant des entretiens avec le réalisateur, son chef opérateur José Luis Alcaine et le compositeur de la bande originale, Alberto Iglesias. Un consensus critique rare se crée, cependant que sa présentation à Cannes laisse espérer une Palme d’or depuis longtemps attendue pour l’Espagnol. Dans quelle autre œuvre récente avons-nous en effet pu voir un tel mélange de genres, entre drame, comédie amère, autofiction et mise en abyme de l’art cinématographique ?

Le plus frappant est la manière dont Almodóvar se joue de ces derniers registres. L’autofiction ? Moquée et battue en brèche par la mère de son héros Salvador, lassée que son fils s’inspire de ses histoires et de ses voisines pour ses récits. Un film sur le cinéma et le manque de créativité passé un certain âge ? L’ambiguïté ingénieuse du scénario de Douleur et gloire ne se comprend qu’au dernier plan, lorsque le spectateur réalise que les souvenirs de Salvador, qu’il pe

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