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Les Ch’tis : quelques raisons d’un succès

Le film de Dany Boon joue avec la couleur locale sans s’enfermer dans son Nord natal. Son jeu avec la langue, les préjugés du travail ou la géographie mentale française renvoient à des questions communes. Son scénario est de ce fait moins convenu qu’il n’y paraît et mérite qu’on s’interroge sur les ressorts du populaire et de la popularité.

Le succès inattendu du film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch’tis, mérite qu’on s’y attarde. Premier fait significatif, il détient désormais le record d’entrées au cinéma en France, succédant à La grande vadrouille (1966), un film comique qui évoquait la Deuxième Guerre mondiale et riait des rapports entre Français et Allemands1 ! Retour en France donc, dans cette comédie qui nous emmène du sud au nord, de la Côte d’Azur à la région lilloise. Film franco-français ! Certes, mais parler à son propos de localisme, de régionalisme ou bien de « revanche des petits » contre le style bling bling imposé par le président et les médias depuis un an est tout simplement ridicule. Mieux vaut donc mettre en avant quelques-unes des raisons pour lesquelles ce film a été apprécié par tous les Français et pas uniquement par les ha

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte anti-totalitaire,...

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