Crédits photo : Canva
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Panique d’identité. Dans la tête des sympathisants du Rassemblement national

Le militant du Rassemblement national est pétri de ressentiment et en panique d’identité. Pour s’assurer de son adhésion, le parti répond à ses angoisses en défendant les frontières et une identité fantasmée, extraite de toute historicité. Mais cette « identité défensive » n’a pas de contenu autre que négatif.


La plupart des explications qui ont voulu rendre raison de l’émergence du Front national (FN), de son développement et de sa mue réussie en Rassemblement national (RN) se sont employées à en présenter le développement comme le signe d’une pathologie déraisonnable. Il reste profondément admis par tous les observateurs politiques que la bonne santé politique exclut par avance tout vote aux extrêmes tant l’on a pris l’habitude de considérer la vie démocratique comme une vie entièrement réglée par des institutions et des partis reconnus, et dont la qualité première consiste précisément dans le respect de ces institutions et de la vie politique.

Jusqu’à présent, deux explications de l’importance prise par le vote FN puis RN ont été tentées. Ce vote a été, dans un premier temps, perçu comme l’expression d’un racisme ordinaire porté contre tous les étrangers, légaux comme illégaux, accusés d’être à l’origine de la dégradation du vivre-ensemble national : le risque de la fracture nationale a alors été envisagé comme l’effet de blessures jamais refermées, trouvant leur origine non seulement dans la guerre d’Algérie mais plus largement dans toute une histoire de l’immigration qui a convergé vers la hantise de l’invasion. Puis ce vote a été perçu dans un second temps comme l’expression d’un déclassement social de tout un peuple largement effacé des représentations et des récits politiques dominants : le risque de la fracture sociale a alors été interprété comme une conséquence d’un ressentiment généralisé envers toute personne éloignée, censée appartenir à une élite nuisible, mais aussi envers toute personne proche, de condition ou de situation sociale, accusée à tort ou à raison de s’en sortir cependant mieux que soi en bénéficiant des allocations ou de petites combines. La haine xénophobe le dispute alors à la haine sociale. L’une aurait pris non pas la place de l’autre, mais en aurait complété les premiers contours trop rustres, pour rendre ce discours de la haine particulièrement hermétique et inattaquable. Ces deux lectures ont en commun de proposer une généalogie du Front national en rapport à la faiblesse des institutions politiques et sociales, incapables de redonner vigueur à un sentiment démocratique partagé par tous. Le paradoxe est alors que c’est la haine qui tient lieu de discours commun, seul à même de redonner vigueur à la démocratie.

Loin de vouloir contester ces lectures, force est de constater qu’elles ont contribué à proposer une interprétation exogène, fondée sur des causes extérieures, politiques, économiques et sociales, sans trop se soucier de les rapporter à la vie psychique des militants ou des sympathisants du Rassemblement national. Elles ont cherché à comprendre par quels épisodes ce discours de la haine a été nourri, comment il a pu se diffuser au point de passer pour le seul discours admissible. Dans une telle perspective d’une haine de « race » et/ou de « classe », le discours psychologique permettant de réfléchir aux conditions individuelles d’acceptation de cette politique de la haine a été quasiment effacé. La psychologie des militants serait-elle la boîte noire de la vie politique ?

Les épreuves comme l’autre raison

Dans Le Parlement des invisibles, le sociologue Pierre Rosanvallon s’est approché de cette boîte noire en évoquant l’absence d’appréhension et de reconnaissance de toute une population qui, se sentant ainsi invisibilisée, prend appui sur des récits du ressentiment. Ces derniers leur sont directement adressés par un ensemble d’experts autoproclamés de la vie publique qui s’efforcent de canaliser et de capter leur énergie négative pour en faire un arsenal de conquête politique. « La démocratie est minée par toutes les voix de faible ampleur, par la négligence des vies ordinaires, par le dédain des vies jugées sans relief, par l’absence de reconnaissance des initiatives laissées dans l’ombre1. » Il remarque que l’invisibilité qui en résulte a un coût démocratique très important dans la mesure où « la tentation est forte pour les citoyens de se laisser séduire par les mouvements anti-politiques et populistes qui prétendent être, eux, les authentiques porte-parole des sans-grade et les véritables défenseurs de la dignité bafouée ». La négligence des vies ordinaires évoquée par Pierre Rosanvallon se fonde sur l’absence de toute appréhension des épreuves les plus banales de la vie. Il en explique les mécanismes sociologiques dans Les Épreuves de la vie, où il s’emploie à montrer comment la représentation politique est incapable de repartir des souffrances sociales vécues par les vies les plus ordinaires2. Il nous invite dès lors à un renversement épistémologique où, loin de considérer la vie politique comme allant de soi, c’est à l’inverse à l’ensemble des vécus ordinaires qu’il faut faire retour pour comprendre comment le monde politique « officiel » reste à distance de ces vécus de crise et ne parvient plus à produire la moindre possibilité de représenter le peuple. La crise de la démocratie est d’abord une crise des vécus en attente de représentation et même de légitimation.

Dans ce registre, les vécus psychiques constituent sans aucun doute la pierre angulaire et manquante à laquelle rapporter l’extension sans précédent du vote FN puis RN. Si un sondage publié le 4 septembre 2023 par Libération estime que 44 % des Français pensent que Marine Le Pen « peut apporter des solutions utiles aux Français », enregistrant une hausse de huit points par rapport à novembre 2021, c’est précisément que les Français en sont venus à la créditer d’un certain pouvoir d’agir quant aux questions d’immigration et de sécurité, mais aussi de pouvoir d’achat, de santé et même d’éducation. Ce raisonnement selon lequel le RN représente le parti de l’action la plus utile peut sembler totalement déconcertant si l’on songe à toutes les simplifications qui le rendent possible. Certes, un tel point de vue est encore contrebalancé par le fait que, dans le même temps, 45 % des personnes sondées trouvent Marine Le Pen inquiétante, tandis qu’elles sont 48 % à la trouver peu rassurante. Ce sondage éclaire cependant, pour les sympathisants, une capacité à agir, qui constitue les raisons profondes de l’adhésion psychique au vote RN. Tout ayant été déjà tenté, pourquoi ne pas lui faire confiance ? Mais surtout, le RN est perçu comme le parti de l’action contre le parti de la parole, incarné par Macron. En somme, pendant qu’« ils » parlent tous, « eux » seuls pourront agir. On voit par là qu’être projeté dans la tête d’un électeur potentiel du RN, c’est se retrouver dans un psychisme qui a d’abord la haine de la parole déconnectée de l’action, de l’intelligence abstraite et de tous les récits jugés « philosophiques », abstraits, creux, qui non seulement n’apportent rien aux vraies gens, mais ne font que refléter les intérêts d’une classe supérieure.

Question mentale, question identitaire

Ce n’est pas un hasard si la question identitaire (nationale, puis sociale) est au centre des préoccupations du RN. Contre tous les changements liés au libéralisme, au néolibéralisme, au « mondialisme » des échanges, il a su développer une philosophie des frontières, préservant le dedans de tout risque de contamination par un dehors honni. Cela est évidemment vrai sur le registre des migrations, mais également des échanges économiques. On se souvient dans ce registre comment la dernière élection présidentielle a incarné, selon le RN, l’opposition entre le bloc des « patriotes » et celui des « mondialistes ». Ainsi campé, le match Le Pen/Macron a pu être rapporté à l’opposition de la conservation et de la révolution, de la défense des identités menacées et de l’adhésion effrénée aux changements de toutes sortes, auxquels il faut, par un impératif de vie bonne, s’adapter.

Ce thème constitue un invariant politique. À l’image du discours de Lyon du 5 février 2017, en pleine campagne présidentielle, où Marine Le Pen fustige le camp de la mondialisation auquel elle oppose les victoires de Trump et du Brexit, n’hésitant pas à affirmer que les Français sont des victimes du double « mondialisme économique et financier » et du « mondialisme djihadiste » : « L’un et l’autre œuvrent à la disparition de la France telle que nous la connaissons, telle que nous l’aimons. »

Le RN a réussi ce qu’aucun autre parti n’est parvenu à faire : non seulement entrer dans la tête des gens, mais se présenter comme une défense de leur intégrité psychique.

La lutte contre les menaces extérieures définit en creux une défense de l’identité intérieure, sociale, nationale, mentale, qui est toujours une identité au passé et qui se solde par un refus de toute adaptation au monde en mutation. En liant l’identité de la France à l’identité psychique de chacun, le RN a réussi ce qu’aucun autre parti n’est parvenu à faire : non seulement entrer dans la tête des gens, mais se présenter comme une défense de leur intégrité psychique. L’identité individuelle ne peut être préservée, suggère-t-il, qu’à la condition que l’identité nationale, sociale mais aussi culturelle de la France soit préservée. C’est la raison pour laquelle tout discours trop émancipateur sur le front sociétal a d’abord été combattu par le FN : que l’on songe au pacte civil de solidarité, au mariage homosexuel, à la question de l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, à la procréation médicalement assistée, à l’euthanasie, avant que de telles positions ne viennent à être adoucies. C’est qu’il y a là un ensemble d’éléments qui, dans un premier temps, risqueraient de donner lieu à un ébranlement du socle identitaire de chacun et qui doivent pour cette raison être combattus. Quitte à se raviser dans un second temps, quand le mal est fait et quand la représentation dominante a assis un nouveau vécu psychique.

Ainsi, entrer dans la tête du sympathisant du RN, du moins imaginer la fiction comme un écrivain pourrait s’y employer, c’est d’abord se rendre compte que la vie psychique du sympathisant est rarement interrogée, si ce n’est comme la boîte d’enregistrement d’un ensemble de doctrines et de croyances qu’il est toujours prêt à incorporer sans la moindre réserve. Il y a là un grave problème de méthode d’analyse politique car, si tout le monde s’accorde pour présenter ce sympathisant comme une victime d’un système qui l’exploite idéologiquement, peu de commentateurs s’évertuent à lui accorder une initiative dans le déploiement des idées du RN. En somme, ce sympathisant serait presque toujours passif, très rarement actif dans l’interprétation du monde qu’il déplierait à son insu.

Le ressentiment

De près ou de loin, il apparaît que la vie psychique des militants du RN est toujours raccordée au thème du ressentiment, très bien exploité par le FN puis par le RN. Cette présentation prend la forme d’un conflit toujours possible et ruineux entre ce qu’il pourrait penser par lui-même et la manière toujours nocive et destructive dont le monde s’oppose à ses désirs en surgissant comme un bloc inquiétant et étranger. Telle est du reste la présentation systémique qu’en fait ce parti, en exacerbant la dichotomie entre la vie intérieure et la vie hors de soi, entre le dedans et le dehors – où le dedans est chaque fois vu comme une forteresse à protéger contre toute intrusion du monde extérieur. La protection nationale contre les étrangers et la protection sociale contre les assistés et les privilégiés apparaissent alors comme les conditions d’une impossible protection existentielle et mentale. Mary Douglas a souligné comment la hantise de la souillure vient produire un discours de l’identité psychique tout entier replié sur des frontières à défendre3. Elle a pu relever dans le même temps qu’en se protégeant d’une supposée souillure, l’identité psychique se lie à cette souillure : elle en a besoin pour exister.

Dans un entretien du 19 avril 2017 sur BFM, Marine Le Pen affirme que « les Français ont le sentiment d’être dépossédés de leur identité ». Elle évoque un « vrai sentiment de dépossession » à l’égard de la protection sociale et de la souveraineté, à laquelle elle oppose la scansion récurrente en meeting des militants : « On est chez nous ». Sans aucun doute, être chez soi, c’est avoir le sentiment d’être à soi. Que signifie être dépossédé de son identité au point que la vie à soi devienne une vie hors de soi ? Exister avec le sentiment que l’on a perdu sa souveraineté, que l’on n’est plus maître à bord, s’avère particulièrement difficile, spécialement quand toutes les formes de la dépossession sont mises en avant. Comment vivre quand on a le sentiment d’être dépossédé de son pays, de sa classe sociale et de sa culture par toutes les épreuves que l’on subit chaque jour ? Cette question n’a de sens que depuis cette interrogation : comment ce sentiment de dépossession a-t-il été exploité par des formes politiques qui en ont fait leur fonds de commerce ?

Le RN est ainsi le seul parti à avoir compris que la politique est affaire de psychologie et non seulement de sociologie. Il est le seul à savoir que la vie psychique des gens représente la boîte noire de la vie politique. On ne fait pas de la politique avec des sentiments mais avec des idées qui, lorsqu’elles sont incorporées mentalement, peuvent produire des sentiments, des croyances et des récits. Cela avait été parfaitement perçu par le philosophe italien Antonio Gramsci, qui faisait de la conquête idéologique le fer de lance de la victoire du Parti communiste. Dans ses écrits de prison, il note que le contenu politique est « la crise d’hégémonie de la classe dirigeante » et il remarque qu’elle se produit « ou bien parce que la classe dirigeante a échoué dans une de ses grandes entreprises politiques pour laquelle elle a demandé ou exigé par la force le consentement des grandes masses, ou bien parce que de larges masses sont soudain passées de la passivité politique à une certaine activité et qu’elles posent des revendications4 ». Il suggère que la crise d’hégémonie culmine dès lors dans une « crise d’autorité » qui est une « crise de l’État dans son ensemble ».

Interprété à la lumière de la crise de la représentativité politique contemporaine, tout l’enjeu est, pour un parti émergent, de construire, en s’inspirant des analyses de Gramsci, une nouvelle hégémonie des subalternes rendue possible par leurs propres revendications. Le parti, en l’occurrence ici le RN, se veut être un instrument de fabrication de cette nouvelle hégémonie. Les subalternes se reconnaissent précisément à cela qu’ils ont perdu la bataille des idées, qu’ils n’ont même pas pu entrer dans cette bataille et qu’ils sont pour ainsi dire oubliés, effacés et par suite rendu inexistants. Construire le récit de la domination n’a de sens que s’il devient le récit des dominés, et c’est bien ce que le RN a réussi à faire. En proposant une interprétation du monde fondée sur la menace de toutes les identités, en présentant le monde extérieur comme le reflet des pouvoirs méprisants, il a fait bien davantage que souffler sur la braise du ressentiment en se présentant comme le parti des oubliés, des méprisés, des invisibilisés. En effet, le ressentiment ne tient pas encore lieu de politique, mais il est le premier pas d’une reconquête mentale qui est le véritable leitmotiv de ce parti.

Dans une première étape, il faut simultanément critiquer le pouvoir dominant (avec ce paradoxe que l’on fait partie de ce pouvoir) et passer pour le parti de la défense des petites gens : le trait d’union de cette critique-défense est justement la propagation du ressentiment, avec ce double objectif de susciter la haine des petites gens à l’égard des élites et d’installer la haine comme motif intellectuel central. Nietzsche a montré comment le ressentiment fabrique la psyché, l’organise sur les traits d’une conscience morale renouvelée, d’une distinction du bien et du mal5. Dans ce registre, le ressentiment tient lieu de développement de la psyché. Mais encore faut-il un récit dominant capable de canaliser ce ressentiment, pour éviter qu’il ne se disperse dans tous les coins.

Une seconde étape s’avère dès lors nécessaire, selon laquelle la construction du récit des dominés par les dominants représentants des dominés qu’est le parti du RN va organiser, dramatiser, simplifier l’opposition entre le dedans et le dehors, en promouvant le retour aux frontières comme seul garant de l’intégrité existentielle. La capacité idéologique qu’a eue ce parti d’imposer ce récit à l’ensemble de la vie politique, alors que dans le même temps aucun parti politique, à l’exception d’En marche/Renaissance, n’a été capable d’imposer un contre-récit, a ainsi réussi à donner corps à l’esprit des oubliés, qui se sont sentis d’autant plus reconnus qu’ils trouvaient dans les raisons explicatives du mépris dont ils faisaient l’objet la généalogie de leur psyché.

Le militant FN/RN est en panique d’identité et cette panique est mentale. Dans un monde qui se présente comme celui de la désorientation, comment être encore assuré d’être soi-même ? En se présentant comme le parti de la défense des identités, le RN permet à chacun de voir qui il est. Dans cette perspective, chaque sympathisant retrouve dans le parti plus que sa raison politique, sa raison d’être, son programme identitaire qui lui redonne la certitude qu’il existe.


Mais cette identité est toujours celle d’un passé qui fait défaut et auquel il faut faire retour. Le passéisme ne signifie en aucun cas le rappel nostalgique de la France d’autrefois. Il construit l’assise mentale de toutes les existences et vaut comme une généalogie politique de l’attachement de chacun à sa propre psyché.

« On ne peut plus battre l’extrême droite dans notre démocratie simplement avec des arguments historiques et moraux », avait souligné le président de la République. C’était là une idée profondément juste. Mais qui a réellement avancé dans ce domaine ? Tant que les invisibles sont inaudibles, tant que l’on parle à leur place au lieu de les écouter réellement, la lecture qui voit dans le vote RN l’expression d’une colère sociale partiellement irrationnelle l’emportera. Par contraste, comprendre qu’il existe une rationalité propre aux dominés, qui s’exprime dans le vote RN, c’est entrer dans une tout autre logique narrative et réflexive, selon laquelle le sentiment de la dépossession généralisée qu’éprouvent beaucoup de personnes aujourd’hui en France est à l’origine, d’une part, d’un ressentiment, à l’égard des voisins de la misère, soupçonnés d’être mieux lotis, mais aussi des élites, qui est mis en récit et retourné en système d’explication par le RN et, d’autre part, d’une grille d’interprétation du retour à un fantasme de la pleine possession de soi, d’un retour à la souveraineté à tous les étages. Peu importe que cette souveraineté n’ait jamais existé, qu’elle soit un rêve toujours relié à un hypothétique passé.

C’est bien sur cette ligne de crête que se situe le discours de la restauration qu’entend désormais mettre en avant Marine Le Pen et qui a transparu de façon éclatante lors de la dernière campagne présidentielle de 2022. Les verbes « rétablir », « restaurer » le disputent aux verbes « protéger » et à l’expression « rendre à la France sa puissance ». Il est question d’une origine qui fait défaut à la société française. En ce sens, le vote RN est bien une recherche du temps perdu, même s’il n’a jamais existé. Il est la tentative de combler l’angoisse psychique de la dépossession.

  • 1. Pierre Rosanvallon, Le Parlement des invisibles, Paris, Seuil, coll. « Raconter la vie », 2014.
  • 2. P. Rosanvallon, Les Épreuves de la vie. Comprendre autrement les Français, Paris, Seuil, coll. « Le compte à rebours », 2021.
  • 3. Mary Douglas, De la souillure. Essais sur les notions de pollution et de tabou [1966], trad. par Anne Guérin, préface de Luc de Heusch, Paris, La Découverte, 2005.
  • 4. Antonio Gramsci, Cahiers de prison. Anthologie [1926-1937], éd. Jean-Yves Frétigné, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2021.
  • 5. Friedrich Nietzsche, La Généalogie de la morale [1887], trad. par Éric Blondel, Ole Hansen-Love, Théo Leydenbach et Pierre Pénisson, présentation de Philippe Choulet, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2023.