Marine Le Pen ne sera pas présidente, mais ses idées sont aux portes du pouvoir
Le Rassemblement national fait sa rentrée le samedi 16 septembre à Beaucaire. Si la perspective d’une victoire du Rassemblement national aux prochaines élections présidentielles n’est pas écrite, la concrétisation d’un projet politique frontiste ne relève déjà plus de la politique-fiction. Au contraire, il agit déjà puissamment dans la société française depuis une vingtaine d’années, les résistances à son idéologie s’étant largement émoussées.
Il n’est finalement pas curieux qu’Emmanuel Macron, en réaction à un propos de sa Première ministre sur la nécessité de « ne pas banaliser les idées [de l’extrême-droite qui] sont toujours les mêmes » et dont « l’idéologie [est] dangereuse1 », ait réduit le point de vue d’Élisabeth Borne à une forme de mystique morale. Il n’y aurait en effet de son point de vue qu’une version valide de l’histoire récente en matière de lutte contre l’extrême-droite. Selon lui, il faut suspecter l’approche qui consiste à prendre au sérieux l’idéologie de ce parti, tant elle se serait révélée imparfaite. Elle aurait ignoré la réalité spécifique de l’électorat frontiste, à savoir des individus en colère contre les injustices dans lesquelles s’agitent toutes sortes d’épreuves : l’immigration, l’islam, l’identité nationale, les fractures territoriales, etc. Ainsi, la véritable opposition à l’extrême-droite ne se fonderait pas sur « des arguments moraux » car, affirme-t-il, « vous n’arriverez pas à faire croire à des millions de Français qui ont voté pour l’extrême droite que ce sont des fascistes2 ».
Plus que les commentaires médiatiques sur le sens de cette intervention présidentielle à charge contre sa Première ministre, c’est plutôt ce qu’elle révèle en creux qui doit mériter notre attention. Voilà la morale macroniste : le combat contre l’idéologie de l’extrême-droite ne doit pas avoir de conscience, un culte superstitieux anecdotisé par les scores électoraux élevés de l’ex-Front national. Cette vision qui traite séparément l’extrême-droite de sa doctrine est inquiétante. Elle signifie en effet que ce qui domine la vie politique française se concentre d’abord dans le jeu des élections. De sorte que le sens de cette réalité sociale – 6, 4 millions de Français ont voté au premier tour de l’élection présidentielle pour Marine Le Pen en avril 2012, 7, 6 millions au premier tour en 2017 (10, 6 millions au second tour), 8, 1 millions au premier tour en 2022 (13, 2 millions au deuxième tour) – s’établit dans ce fait absolu : les racines de l’ex-FN puisant dans un capital électoral qui règne sur une part substantielle des votants, l’un des préjudices démocratiques serait de ne pas le considérer comme un parti politique banal, en dépit de ses excès. Le « peuple » l’ayant ainsi rendu souverain, il faut, pour le combattre, « le décrédibiliser par le fond et les incohérences », pour reprendre une formule du Président Macron. Autrement dit, l’ex-Front national n’est plus un système de pensée cohérent avec les idées différentialistes qu’il entend appliquer une fois en charge des affaires de la nation – rappelons qu’il défend la préférence nationale dans tous les champs de la vie sociale alors qu’elle est anticonstitutionnelle, légitimant de ce fait l’apartheid racial comme un régulateur social – mais l’expression collective d’un mouvement populiste ordinaire.
Interdire le RN
En ce temps où la société française est rongée par les néopopulismes, le danger que l’on pressent ici est celui d’un argutie présidentielle troublante car compromettante. Elle déroule un récit improbable, la décrédibilisation de l’extrême-droite par l’épreuve des faits, et qui ferme les yeux devant le danger. La vérité banale est que le différentialisme ethnique qu’elle prône nourrit gravement, depuis une trentaine d’années, la haine de l’Autre. Déjà dans les années 1990, cette fiction d’un FN discrédité par la vacuité de ses propositions en matière économique et sociale fourmillait parmi les détracteurs des partisans d’une interdiction de ce parti. On ne combat pas ainsi le FN, entendait-on alors, comme on ne brise pas un thermomètre pour vaincre une fièvre. Sous-entendu, la vertu exigeait de tenir compte des circonstances immédiates. 4, 5 millions de Français avaient voté pour Jean-Marie Le Pen lors du premier tour des élections présidentielles en 1995, aussi la raison commandait-elle de traiter son parti et ses électeurs comme on le fait avec tous les partis « républicains ». L’extrême-droite était tolérée car il fallait se réconcilier avec ses électeurs, être bienveillant avec des individus qui s’étaient « trompés de colère », pour reprendre une expression alors en vogue. Bientôt, ils reviendraient dans le camp de la raison.
Pourtant, hier comme aujourd’hui, le parti d’extrême-droite pourrait, devrait même, être interdit au nom du Code de la sécurité intérieure qui stipule, reprenant les termes de la loi du 10 janvier 1936, dans son article L 212-1 que « peuvent être dissous les groupes qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence. » Le Conseil des ministres assumerait alors ses responsabilités en prenant un décret de résolution de dissolution du RN comme il le fit ces dernières années pour L’œuvre française, Génération identitaire, L’Alvarium ou Bordeaux Nationaliste.
Une alternative convenable ?
Combattre les idées de l’ex-FN sous une forme passive, conciliante envers ses élus à l’Assemblée nationale, tolérante à l’égard de ses idées dans l’espace des débats, c’est au bout du compte acter la fin de ce processus de « banalisation » de l’extrême-droite. L’usage au reste du mot « banalisation », tant de fois lu et entendu depuis la désignation en 2011 de Marine Le Pen à la tête de ce mouvement, est fallacieux car il a la constance de l’apparence d’une normalité, c’est-à-dire qu’il porte en lui l’hypothèse d’une légitimité de l’ex-FN dans le champ républicain. L’utilisation spécieuse de ce terme flou nous dit qu’au fond, on est en train de se persuader que le discours frontiste est devenu le discours de tous, qu’il couvre avec son verbe socialement violent l’état d’esprit qui dominerait désormais la société française. Affirmer que l’ex-FN se normalise revient à situer son projet politique comme respectable, crédible, autrement dit, au centre des alternatives convenables.
D’évidence, personne ne peut nier que le différentialisme ethnique et les présupposés raciaux qui nourrissent son programme politique ont envahi la vie politique française. L’intuition d’une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle du printemps 2027, si Emmanuel Macron ne démissionne pas d’ici là pour se représenter dans la foulée, se construit sur les conséquences de cette « banalisation ». Cette force de l’évidence se fonde sur l’observation de revendications manifestées par une partie du corps électoral français : avant-hier, en matière d’immigration extra-européenne et d’insécurité ; hier sur des thématiques identitaires et celles associées à l’islam ; aujourd’hui sur des questions sociales, de sécurité et d’identité nationale. Les faits divers et les polémiques qui puisent aux mêmes ressorts (le voile islamique, le « wokisme », l’assistanat et la fraude sociale, etc.) consolident sans relâche cette fabrique d’un horizon lepéniste.
Pour autant, parier sur cette clarté-là est aventureux. Le miroir des scores frontistes importants se reflète en effet sur deux indicateurs notoires : d’une part, l’importante abstention des jeunes au jeu des élections et, à un degré moindre, des catégories sociales actives ; d’autre part, le fond d’une détresse citoyenne qui ne se veut plus dupe des multiples reniements de la parole politique et éprouve une certaine forme de résignation face la domestication de la vie démocratique par les monopoles économiques et leurs bras armés, les lobbys spéculo-marchands. Pour autant, ces doutes actuels sur la vie démocratique et les phénomènes d’abstention qu’ils génèrent ne signifient pas que ces individus opteront pour des positions neutres dans le cas où les circonstances immédiates exigeraient qu’ils fassent leur devoir républicain.
Le despotisme culturaliste de Laurent Wauquiez
Si nous considérons ici la perspective d’une République lepéniste comme fictive, cela ne signifie pas que la concrétisation du projet politique frontiste l’est lui aussi. Au contraire, il agit déjà puissamment dans la société française depuis une vingtaine d’années, rencontrant de moins en moins de résistance à l’intérieur de ladite société. Ainsi, les villes que le RN dirige depuis 2014 (Hayange, Beaucaire, Fréjus, etc.) expérimentent en toute impunité des politiques de préférence nationale qui font des critères raciaux la variable de reconfiguration de leur espace social. Les politiques de subventions qui discriminent des associations intervenant dans le domaine de la politique de la ville, les menus exclusivement à base de porc dans les cantines scolaires, les politiques agressives de préemption des locaux commerciaux vides pour empêcher l’installation de boutiques non désirées, etc. : la vie locale dans ces communes prend racine dans des mesures d’assignation raciale des populations indésirables. Nous avions précisément décrit ce processus dans un ouvrage récent3 et d’après nos nombreux interlocuteurs y résidant ou qui y travaillent encore, le différentialisme ethnique et social opère toujours redoutablement dans ces lieux, sans que l’État local ne rappelle à l’ordre ses élus qui piétinent la République.
L’extrême-droite est d’autant plus souveraine dans la vie des idées que sa puissance singulière se compose largement aujourd’hui de son emprise idéologique sur la droite conservatrice. Un exemple domine tous les autres. Le despotisme culturaliste qui anime le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, s’ancre dans cette parole néopopuliste devenue irrécusable. Depuis sa prise de pouvoir sur la deuxième région française, cet ancien élu du terroir, comme il aime à se définir – il fut maire du Puy-en-Velay, en Haute Loire, entre 2008 et 2016 – il existe très peu de différences entre le dialecte de l’ex-FN et la sienne. À mesure que cet élu ambitionne de présider la France, cet écart des positions se réduit. L’héroïsme incarné par l’ordre rural et ses valeurs traditionnelles prospère dans son action. À ses yeux, l’écologie est une affaire de chasseurs, la suppression des subventions aux zones Natura 2000 de la région actant cette orientation. Ces mêmes chasseurs se sont du reste vus remettre la gestion d’une partie de la faune sauvage. Quand il lui est reproché une représentation de l’intérêt général qui fait des ravages à travers une politique de subventions clientéliste – « Vous allez donner 5 millions ces trois prochaines années, soit 14 euros par an et par chasseur, alors que vous donnez seulement 8 euros par an et par habitant pour la culture » l’avait interpellé le représentant écologiste Maxime Meyer – Laurent Wauquiez voulut se faire cruel pour ses opposants en maniant une ironie brutale, mais sa réplique manifesta le faux nez de l’élu républicain protecteur d’une France abandonnée à elle-même par les élites cosmopolites, la culture formant le signifiant des « bobos », le sport celui des jeunes des cités : « Ce n’est pas du tout caricatural. Le chasseur ne s’intéresse pas à la culture, au sport. Pour vous, il faut le rayer du champ républicain 4 ».
Laurent Wauquiez en appelle à une réharmonie avec le monde d’avant. « La France n’a jamais été aussi grande que quand elle assumait les valeurs qui étaient les siennes » déclarait-il en janvier 2019 en recevant Éric Zemmour au siège des Républicains qu’il présidait alors. Le vote en mars 2022 d’un dispositif régional « pour défendre notre identité et nos valeurs » tient lieu de vade-mecum dans ce processus culturaliste assumé. Ce jour-là, il fit adopter « un contrat d’engagement républicain [répondant] au souhait de suspendre les aides de la Région à des structures qui ne respectent pas les valeurs républicaines5 ». Ce contrat sera applicable aux associations et fondations, mais aussi à l’ensemble des tiers publics et privés. Grâce à lui, la Région proclame un principe clair : « Pas un euro d’argent de la Région à des structures ou individus ne respectant pas les valeurs de notre pays. » Il n’était nul besoin de savoir lire entre les lignes une langue qui se veut progressiste – « les structures bénéficiaires avec lesquelles la Région s’engage partagent ces valeurs, respectant la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité, et ne dérogent d’aucune sorte aux lois prohibant le racisme et l’antisémitisme. » – mais qui insuffle en réalité le venin de la suspicion sur les associations identifiées comme complices de l’islamisme, une notion qui n’est du reste pas définie. Dans sa guerre identitaire, les subventions publiques sont les instruments d’une offensive contre ceux qu’ils considèrent comme des ennemis intérieurs. « Jusque-là, nous nous sommes trop bridés. Nous avons raisonné dans un cadre juridique constant. On a nous-mêmes auto-intégré la capitulation du politique » avait-il déclaré il y a quelques années6. Sur le terrain, la violence de ces choix maltraite durement les organismes publics qui interviennent dans le champ de la politique de la ville. Alors que la région avait lancé un programme de réussite éducative à destination des jeunes âgés de 16 à 18 ans, Laurent Wauquiez y mit fin peu de temps après son arrivée. Le centre de ressources Labo Cités, une structure qui intervient dans tous les domaines de la politique de la ville dans la région, porte en elle aussi le naufrage de ce dispositif de droit commun sous la gouvernance Wauquiez. La région subventionnait 150 000 euros de son budget en 2015. Depuis 2020, cette source de revenus s’est tarie. Bien que cofinancée par l’État, la métropole de Lyon, celle de Grenoble, la CAF et l’Agence régionale de santé, Labo Cités œuvre depuis avec des moyens modestes au regard des tâches qui lui sont assujetties.
La droite décomplexée à visage découvert
La séquence récente des nouvelles révoltes sociales des jeunes habitants des quartiers populaires a une nouvelle fois mis à nu cet entrecroisement idéologique entre la droite et l’extrême-droite. Aux yeux des dirigeants des deux groupes, l’enjeu central est celui-ci : la nation française est en train de dégénérer parce que l’immigration y produit de la délinquance. L’absence d’égalité territoriale, les carences d’une République inapte à combattre les processus de différentialismes social et ethnique qui nuisent à l’existence des habitants des banlieues populaires depuis des dizaines d’années, des faits restés sans réponse alors qu’ils sont au cœur de cette séquence politique comme des précédentes (celles de l’automne 2005, d’octobre 1990 à Vaulx-en-Velin et ailleurs, de l’été 1981 dans l’Est lyonnais) demeurent inexistantes pour cette alliance « bleue-brune » de points de vue. Leur déduction se base sur cette évidence : il y aurait une corrélation directe entre la culture « identitaire » de ces jeunes et leur rapport à la violence. Cette hypothèse racialiste est devenue complètement intelligible puisqu’aussi bien les médias que l’opinion publique attribuent une valeur dominante à cette extrapolation. Longtemps, l’extrême-droite fut la seule à prétendre qu’existait un lien entre immigration et délinquance : « Au cours des années 60, une immigration nouvelle apparaît, essentiellement non européenne et tout à fait problématique, en raison de son caractère massif et inassimilable », déclarait Jean-Marie Le Pen en janvier 2002. « La France est menacée dans sa continuité historique. L'immigration de masse pose un problème d'identité culturelle, un problème d'équilibre social, et un problème de souveraineté territoriale. La délinquance est liée à l'immigration.7 » Nul ne peut nier la continuité entre le propos lepéniste et celui de Valérie Pécresse, à la tête de la région Île-de-France, vingt ans plus tard : « Je demande que les maires, qui n’en peuvent plus, puissent demander par arrêté l’expulsion d’une famille dont les enfants mettent le souk dans le quartier 8 », affirma-t-elle. Le « souk » dans le quartier désigne dans la bouche de l’ancienne candidate à la présidentielle un problème culturel et identitaire. Ce terme renvoie en effet aux origines familiales de ces jeunes, des individus supposés éloignés de l’idéal du Même français. Ces Français douteux font dériver la nation car « ce sont certes des Français, mais ce sont des Français par leur identité et malheureusement pour la deuxième, la troisième génération, il y a comme une sorte de régression vers les origines ethniques9 » pour citer Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat.
Sûre de sa force dans un univers social français toujours plus mûr pour avaler la préférence nationale en matière d’accès au logement social et à l’emploi, la droite décomplexée n’hésite plus, dans les pas de l’extrême-droite frontiste, à piétiner les valeurs universelles qui sont au fondement de la République. Le sol n’est plus commun, le monde de la réalité nationale a trouvé ses limites aux frontières du Nous et du Eux. L’alternative à ses yeux, c’est précisément cette frontière quasi organique qu’il faut établir car cet Autre ne nous ressemble pas. L’ex-FN qualifie sans relâche depuis des années la conséquence immédiate de cette fin prétendue de la nation française d’une expression qui flatte les bas instincts : le grand remplacement. La droite décomplexée ne mobilise pas crûment cette sémantique mais elle y fait désormais allusion à visage découvert. Pour preuve, une déclaration récente de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe qui entrevoit ce nouveau péril en affublant son propos du masque de celui qui regarderait la vérité toute nue : « Pendant cette période (depuis 2000), la population française a augmenté de 9 % et le nombre d’étrangers a augmenté de 53 %. Et rien dans cette évolution ne correspond à un choix politique ou à une décision que nous aurions prise10 ». Ailleurs, ces élus s’approprient tous les moyens contre ce prétendu recul de la civilisation française quitte, par exemple, à créer les conditions d’une laïcité à deux vitesses. À Orléans, le conseil municipal a adopté une charte sur la laïcité, un texte qui stipule que les associations subventionnées par la ville s'engagent à respecter les valeurs et les principes de la République. Cette charte affirme également que « dès lors que les élus portent les effets distinctifs de leur fonction, ils doivent s'astreindre au strict respect de la neutralité républicaine lors des cérémonies religieuses ». Autrement dit, s'ils portent l'écharpe républicaine, ils ne peuvent pas prier ou communier. Seulement, l'article 7 de cette même charte suspend explicitement les règles de la laïcité pour les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans. « Au nom de la tradition, explique Charles-Éric Lemaignen, l'adjoint qui a piloté l'élaboration de cette charte, les fêtes johanniques sont à la fois civiles, religieuses et militaires. La pratique catholique des élus lors de la messe solennelle du 8 mai, cela existe depuis des dizaines, voire des centaines d'années ! Laissons vivre cette tradition, et ne polluons pas cette question essentielle de la laïcité par cette polémique inutile. 11 »
Que conclure ? S’il est raisonnable de penser que Marine Le Pen n’accédera pas à la présidence de la République en 2027, la faiblesse de l’État à défendre les valeurs de la République, et l’emprise brutale des orientations ethno-différentialistes de son parti sur la vie politique française sont les preuves infaillibles que le pays a perdu ses repères universalistes.
- 1. Sur Radio J, le 28 mai 2023.
- 2. « Macron prend ses distances avec Borne sur le RN et estime que le « combat » contre l’extrême droite « ne passe plus par des arguments moraux », Le Monde, 30 mai 2023.
- 3. Hacène Belmessous, Les laboratoires de la haine, Demopolis, 2019.
- 4. Isabelle Leca [en ligne], « La région Auvergne Rhône Alpes augmente ses subventions à la chasse : 3, 26 millions alloués », Le Chasseur français, 30 juin 2022.
- 5. Ce « contrat d’engagement » est consultable sur le site de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
- 6. Olivier Faye, « Laurent Wauquiez veut un referendum sur l’immigration », Le Monde , 18 avril 2018.
- 7. Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle 2002, sur son projet politique en matière d'immigration et de souveraineté nationale, Paris, le 27 janvier 2002.
- 8. Sur RTL, le 5 juillet 2023.
- 9. Sur France Info, le 5 juillet 2023.
- 10. Interview à l’hebdomadaire L’Express, 8 juin 2023.
- 11. Sur France Bleu Orléans, le 11 décembre 2020.