Ruines à Zamalka, dans la Ghouta orientale, en Syrie, le 22 février 2018. Via Wikimedia
Ruines à Zamalka, dans la Ghouta orientale, en Syrie, le 22 février 2018. Via Wikimedia

Des guerres de dé-civilisation

Les pères, les fils et les raisins amers

Les guerres en Syrie, en Ukraine et désormais à Gaza sont marquées par l’intervention de régimes antidémocratiques, l’impunité pour les crimes commis et les logiques de souveraineté nationale. Le conflit qui oppose le Hamas à l’État d’Israël est le résultat d’une dette historique accumulée sur des décennies, dont les générations actuelles doivent avoir conscience si elles souhaitent s’en émanciper.


Le 7 octobre 2023, un crime de masse est commis par une organisation islamiste, qui le légitime comme un acte de résistance. Il est suivi d’une pratique de la terre brûlée qui vise un territoire de quelque 360 km2 et se justifie comme une « guerre contre le terrorisme » et une vengeance de Samson trahi : plus de 11 000 « cibles » bombardées, 1 400 000 déplacés sur 2 300 000 habitants en quelques semaines.

Tout a été dit, ou presque, sur ce conflit bien avant cette date funeste : abandon de la perspective d’une solution politique à la question palestinienne après le meurtre du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995 ; conséquences dévastatrices de la Seconde Intifada des années 2000, qui se déclenche peu avant la destruction des Tours jumelles de New York et, comme elle, est marquée par un mode d’action suicidaire ; extrême affaiblissement de la gauche israélienne, qui explique en partie la crise de la démocratie dans l’État hébreu, livré à la domination d’une classe politique aussi cynique que corrompue, qu’incarne Benyamin Netanyahou ; décomposition de la gauche palestinienne défaite, qui végète comme l’ombre de son passé, fait fi de toute demande démocratique venant de la société palestinienne, tout en confisquant les maigres ressources économiques dont elle dispose encore ; mainmise brutale du Hamas sur la bande de Gaza, transformée autant en une « prison à ciel ouvert » qu’en un laboratoire où le djihadisme palestinien met en scène sa parodie d’Armageddon ; « communauté internationale » plus préoccupée par la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes que par la résolution du problème qui a fait vieillir tant de générations israéliennes et palestiniennes depuis 1948.

Tout a été dit, ou presque, aussi, sur les limites de la logique sécuritaire israélienne, si confiante en elle-même avant son écroulement le 7 octobre. Ainsi, le chef d’état-major adjoint israélien Dan Harel prononce, le 27 décembre 2008, un discours lors d’une des précédentes guerres de Gaza : « Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. Nous ne sommes qu’au début de la bataille. Le plus dur est encore devant nous et, à cela, il faut se préparer. Nous voulons changer les règles du jeu1. » Nul doute que la présente guerre est bien plus destructrice que les précédentes sur cette même étroite bande. Nul doute, non plus, cependant, qu’elle ne pourra résoudre la question palestinienne, ni apporter plus de sécurité à Israël.

Des guerres sans loi ni foi (2010-2020)

Il convient cependant d’aller plus loin que ces données factuelles et comprendre ce que cette guerre nous dit sur la condition humaine dans une partie du monde depuis plus d’une décennie, marquée par une nette croissance du nombre de conflits armés, d’une grande brutalité et dont seule une partie arrive à susciter un intérêt ailleurs2.

En poursuivant une réflexion déjà proposée par d’autres observateurs3, nous pouvons établir un lien entre la Syrie martyrisée par le régime de Bachar el-Assad pendant plus d’une décennie, avec notamment la destruction du camp palestinien de Yarmouk près de Damas, l’occupation de la Crimée et la guerre du Donbass en 2014, l’occupation, en 2017, de la ville-région d’Afrin, désormais « nettoyée » de sa population kurde et transformée en un « Djihadistan » par l’armée turque après soixante-douze jours de bombardements aériens, l’anéantissement de la région arménienne du Haut-Karabakh et, aujourd’hui, un massacre perpétré par le Hamas et la guerre de Gaza.

Le premier point commun à ces épisodes, c’est l’intervention de régimes antidémocratiques, qui peuvent être à couteaux tirés entre eux, mais peuvent aussi agir de concert4 : la décision de Poutine d’occuper la Crimée en 2014 et de lancer la guerre contre l’Ukraine fait suite au refus du président Obama d’honorer son engagement et de sanctionner le régime de Damas après qu’il a utilisé des armes chimiques contre les populations civiles dans la Ghouta orientale à l’automne 2013 ; l’occupation d’Afrin a lieu avec l’autorisation de Moscou, qui continue de se présenter comme « pro-kurde », mais qui veut ainsi punir les acteurs kurdes syriens pour leur collaboration avec les forces américaines et améliorer ses relations avec Ankara. Le Haut-Karabakh est anéanti avec le feu vert du Kremlin, historiquement « ami et protecteur » des Arméniens, qui estimait cependant nécessaire de mutiler l’Arménie après sa révolution du printemps 2018 (victoire électorale de Nikol Pachinian). Durant les deux phases de cette guerre, Ankara, mais aussi, selon une logique parfaitement cynique, Jérusalem, apportèrent une aide militaire précieuse à Bakou. L’attaque du 7 octobre est organisée par un comité secret au sein du Hamas qui, selon toute probabilité, agit de manière autonome. Est-il nécessaire cependant de rappeler que l’organisation islamiste ainsi que son allié le Djihad islamique font partie de « l’axe de résistance » que pilote Téhéran ? Rappelons enfin que la guerre en cours est considérée comme une bouée de sauvetage par la Russie. Certes, les armées de Poutine ne marquent aucune avancée dans leur agression contre l’Ukraine qui a commencé en février 2022, mais, du moins, les opinions publiques mondiales ont les yeux tournés ailleurs et le maître du Kremlin peut se faire le défenseur des Palestiniens pour redorer son blason auprès des opinions publiques arabes et du « Sud global ».

Deuxième point commun entre ces épisodes, excepté le dernier (mais à quel prix pour la population civile ?) : l’impunité. Poutine estimait, dès le lendemain de l’horreur de la Ghouta orientale, que « l’Occident avait perdu son honneur et sa virilité » et que la route était grande ouverte pour franchir un nouveau pas dans son projet d’impérialiser la Russie, qui « ne saurait avoir de frontières ». Ankara savait que la politique de chantage payait et, deux ans après l’occupation d’Afrin, revenait à la charge pour occuper une nouvelle zone en Syrie, tout aussi brutalisée, que contrôlaient les forces kurdes, cette fois avec la complicité de l’administration Trump. Le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev sait en 2020 que Poutine reste l’arbitre ultime des conflits dans le Caucase, mais aussi qu’il a son feu vert pour attaquer le Haut-Karabakh. En 2023, il prend avec satisfaction acte du fait que le maître du Kremlin n’a ni le pouvoir ni la volonté d’intervenir, et que le fameux « Occident » est loin et paralysé. L’Iran, enfin, en prenant en otages aussi bien l’Irak que le Liban, dont la double révolte de 2019 a été étouffée par ses alliés, était et reste parfaitement convaincu que le système westphalien s’efface devant celui de la force et du chantage.

La « guerre » menée au nom de cette entité souveraine, ethnique/nationale et non étatique, est une guerre de dé-civilisation.

Dans chaque cas, on est en face d’une logique de souveraineté, qui est sans lien avec le droit international partageant le monde en territoires étatisés : l’entité qui est considérée comme souveraine n’est pas l’État reconnu internationalement dans les frontières qui le délimitent et délimitent sa « zone de violence5 », mais une « nation », dont l’existence serait menacée par une autre en tant qu’entité quasi biologique. La survie de cette nation souveraine pourrait dès lors exiger la non-existence, autrement dit l’anéantissement de la « nation ennemie » ou sa déterritorialisation par déportation. Le droit de « se défendre » ne saurait dès lors se subordonner aux exigences juridiques internationales ou aux contraintes du droit de guerre, et encore moins aux « droits des gens ». Hitler, Himmler et Goebbels n’avaient-ils pas enseigné, en leur temps, que le IIIe Reich ne pouvait avoir de pitié que pour les Allemands ?

La « guerre » menée au nom de cette entité souveraine, ethnique/nationale et non étatique, est une guerre de dé-civilisation. La civilisation est un processus contradictoire qui impose des inhibitions, notamment concernant le recours à la violence à l’encontre d’autrui, et permet, en contrepartie, de disposer de repères de confiance dans le temps et l’espace6. Aucune société ne peut exister si elle est contrainte à une fixation ou à une mobilité spatiale contrainte, si elle ne peut disposer d’un passé qui lui sert de ressource et si elle ne peut se projeter dans l’avenir. Mais aucune ne peut davantage exister si la violence est non seulement à portée de main de tout détenteur d’autorité, voire des groupes miliciens ou paramilitaires qui lui sont affiliés, mais aussi se transforme en une guerre totale, refusant toute valeur universelle.

Triple crise de légitimité

Analysée dans une perspective historique, la guerre en cours pose également la question de la légitimité, dans le monde démocratique, de l’État d’Israël, de la mouvance palestinienne et du Hamas. Celle de l’État hébreu d’abord, car l’histoire européenne est aussi une histoire juive, sans laquelle on ne peut comprendre ni la Réforme, ni les Lumières, ni le passé des socialismes européens. Israël a, à la manière de Janus, deux faces : il a été fondé par une élite issue d’une gauche sioniste qui voyait en lui les germes d’un socialisme distinct du totalitarisme soviétique, et il a cependant aussi constitué l’horizon eschatologique d’un millénarisme américain considérant l’établissement d’une Jérusalem terrestre comme la précondition de l’avènement de la Jérusalem céleste. Enfin, la Shoah est naturellement une histoire européenne : si elle n’explique pas à elle seule la fondation de l’État hébreu en 1948, elle porte le sceau indélébile de la trahison par une partie de l’Europe de ses populations juives et d’elle-même. Israël apparaît ainsi à la fois comme l’extension de « l’Occident » au cœur du monde arabe et sa mauvaise conscience, lié à lui par cette double reconnaissance de dette.

Cependant, la légitimité historique et démocratique d’Israël a été écornée, au cours des dernières décennies, par la montée en puissance d’une droite radicale, pour ne pas dire suprémaciste, qui aurait été interdite dans la plupart des démocraties, une corruption endémique de la classe politique autour du Likoud, tout affairé à imposer à marche forcée sa « réforme » pour en finir avec l’indépendance de la justice, la formation d’un « bloc hégémonique » sécuritaire, soucieux avant tout d’intensifier la colonisation de la Cisjordanie. Israël vit en effet de plein fouet une crise démocratique qui – pensons à Orbán, Bolsonaro et Trump – ne lui est pas spécifique, mais qui, dans son cas et ne serait-ce que par l’existence de la question palestinienne, peut facilement prendre des dimensions inédites et provoquer, au sein de ses défenseurs, le sentiment de la faillite du modèle élaboré par ses fondateurs.

Prise en otage par les États arabes et le cynisme des deux blocs durant la guerre froide, la question palestinienne a gagné une indéniable légitimité au tournant des années 1990, pourtant marquées par la Première Intifada, à la faveur du processus de Madrid, puis des accords d’Oslo. Quelle force démocratique peut nier, en Europe ou aux États-Unis, que les Palestiniens constituent un peuple privé d’une existence nationale digne de ce nom, voire d’une simple continuité territoriale sur les quelque vingt pourcents de la Palestine historique occupée depuis 1967 ? À de rares exceptions près, aucun gouvernement démocratique ne peut cautionner l’implantation des colonies israéliennes armées, desservies par des routes spéciales et protégées par des murs qui interdisent toute liberté de mouvement à la population palestinienne. Comment nier par ailleurs qu’il s’agit, dans son cas, d’un peuple vaincu, survivant dans une mélancolie si vivement peinte par Ibn Khaldûn au xive siècle pour évoquer le sort des peuples soumis7 ? Il faut pourtant aussi souligner la crise de légitimité qui fragilise cette société, dont les représentants officiels à Ramallah, qui ont tant de fois refusé d’organiser des élections intra-palestiniennes, ne disposent d’aucune légitimité démocratique et dont le président Mahmoud Abbas, né en 1935, a cessé d’être audible depuis de longues années. La société palestinienne se trouve face à une tâche difficile dans un contexte qui ne l’est pas moins : proposer des solutions politiques, économiques et sociales de remplacement à ses propres élites pour qu’elles sortent de leurs blocages, et s’adresser aussi bien à l’opinion publique israélienne qu’au monde avec un nouvel imaginaire de l’avenir.

Le Hamas, enfin, qui a toujours disposé d’une solide base sociale depuis son installation dans les camps palestiniens à partir du milieu des années 1980, a renoncé de lui-même à avoir une quelconque légitimité démocratique, par son discours djihadiste, son refus de reconnaître Israël, son alliance trouble et un moment rompue avec le régime de Bachar el-Assad et celui des mollahs, mais également par son occupation armée de la bande de Gaza, dont il a confisqué les ressources, fiscales aussi bien que de violence. Progressivement, il est parvenu à tirer profit de la légitimité de la cause palestinienne et a été accepté par la communauté internationale, voire les autorités israéliennes, comme un acteur avec lequel il faut de facto compter ou avec lequel on peut négocier.

Plusieurs dirigeants de l’organisation ont expliqué, après les attaques du 7 octobre, qu’ils avaient cherché pendant des mois à faire croire aux autorités israéliennes qu’ils n’étaient intéressés que par la prospérité économique. Un tel aveu ne peut que laisser songeur : le 7 octobre, que l’organisation islamiste a célébré comme un grand épisode de résistance, n’a certes pas constitué une menace existentielle pour Israël. Rien n’indique non plus que la légitimité de la question palestinienne soit remise en cause, du moins dans les discours officiels en Europe ou aux États-Unis. Il n’en va pas de même du Hamas, qui n’a reçu le soutien, principalement symbolique, que de l’Iran, du Hezbollah libanais, les Hachd al-Chaabi (Forces de mobilisation populaire) irakiennes et les Houthistes yéménites, tous affiliés aux gardiens de la révolution islamique, et, mezzo voce, du président turc Erdoğan et du Kremlin.

Nous disposons de peu d’informations sur les raisons qui ont poussé le Hamas à une telle action. Les explications avancées, de la volonté d’empêcher un rapprochement entre l’Arabie saoudite et Israël à la volonté de déclencher une mobilisation totale de l’Iran et du monde arabe contre l’État hébreu, semblent peu crédibles. On a au contraire l’impression qu’à l’assurance du pouvoir israélien quant à l’infaillibilité de son système sécuritaire a répondu l’hubris de l’organisation islamiste : à preuve, l’euphorie qui accompagnait les premières déclarations de l’organisation. Cette dernière a sans doute pensé que l’histoire de la Palestine, d’Israël, du Moyen-Orient et du monde se réduisaient aux seules heures de son action, qu’elle estimait décisives. Une telle néantisation de la rationalité, y compris celle nécessaire à la survie de l’organisation elle-même, n’est pas spécifique au Hamas. Force est cependant de constater que c’est elle, et elle seule, qui servit de déclencheur à la guerre qui dévaste Gaza.

La leçon de Heine

Au-delà de l’obscurité des temps dans lesquels nous nous trouvons, l’avenir peut être gros de scénarios catastrophiques, d’une expulsion de fait d’une partie des habitants de la bande de Gaza à d’autres attentats de masse signés par le Hamas. Nous souhaitons cependant souligner la nécessité d’un sursaut de conscience, d’abord au sein de la société israélienne qui a, plus que jamais, besoin de suivre l’enseignement du sage Hillel, qui résumait la Torah par cette seule phrase : « ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui » (Talmud de Babylone, traité Shabbat 31a).

La prise de conscience ensuite, au sein de la société palestinienne, des sociétés arabes, ainsi que des militants pro-palestiniens de par le monde, qu’une résistance nationale ne peut justifier les crimes de masse. Plus important encore, il est nécessaire de saisir le lien entre la conscience citoyenne et la connaissance historique, tirer les leçons des tragédies du passé8 et prêter enfin l’oreille à Heinrich Heine : « Pire que les dettes d’argent, assurément, il est d’autres dettes que nos ancêtres nous ont laissé le soin de rédimer. Chaque génération est la continuation de la précédente et doit répondre de ses échecs. Comme il est dit dans les Écritures, les pères ont mangé les raisins verts et les fils ont les dents agacées. Les générations qui se succèdent sont solidaires entre elles et cette solidarité, les peuples qui entrent tour à tour dans la carrière, doivent l’assumer. Si bien qu’au bout du compte c’est l’humanité entière qui soldera peut-être la grande dette du passé par une banqueroute universelle9. »

Cette prise de conscience historique, que les démocraties peuvent et doivent encourager, signifie que si le passé n’offre que peu de sources de fierté et d’espoir, il n’y a nulle raison pour que l’avenir en soit une réplique. N’oublions pas que le livre de Jérémie comprend une importante nuance, que Heine a sans doute délibérément omise, mais qu’il faut rétablir : « Et comme j’ai veillé sur eux pour arracher, abattre, détruire, ruiner et faire du mal, ainsi je veillerai sur eux pour bâtir et pour planter, dit l’Éternel. En ces jours-là, on ne dira plus : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées. Mais chacun mourra pour sa propre iniquité : tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées » (Jérémie 31, 28). Aux sociétés israélienne et palestinienne de dés-eschatologiser et laïciser ce message pour penser un avenir radicalement autre à construire.

  • 1. Cité dans Gilles Paris, « Israël et les illusions d’une solution militaire à Gaza », Le Monde, 3 novembre 2023.
  • 2. Voir Emma Beals et Peter Salisbury, “A world at war: What is behind the global explosion of violent conflict?”, Foreign Affairs, 30 octobre 2023.
  • 3. Voir notamment Gaïdz Minassian, « Trois guerres en interaction, en Ukraine, à Gaza et dans le Haut-Karabakh », Le Monde, 2 novembre 2023.
  • 4. Voir Hamit Bozarslan, L’Antidémocratie au xxi siècle. Iran, Russie, Turquie, Paris, CNRS Éditions, 2021.
  • 5. Anthony Giddens, The Nation-State and Violence: Volume 2 of A Contemporary Critique of Historical Materialism, Berkeley/Los Angeles, University of California Press, 1987, p. 120.
  • 6. Voir H. Bozarslan, Crise, violence, dé-civilisation. Essais sur les angles morts de la cité, Paris, CNRS Éditions, 2019.
  • 7. Voir H. Bozarslan, « Quand les sociétés s’effondrent. Perspectives khaldûniennes sur les conflits contemporains », Esprit, janvier 2016.
  • 8. Voir Maxime Rodinson, Peuple juif ou problème juif ? [1981], Paris, La Découverte, 1997.
  • 9. Cité dans Stathis Kouvélakis, Philosophie et révolution de Kant à Marx [2003], Paris, La Fabrique, 2017, p. 121.