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Histoire d'un regard | Copyright Diaphana Distribution
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Filmer le journalisme

janv./févr. 2021

Le journalisme a inspiré au cinéma certains de ses longs-métrages les plus marquants. D’où vient cette affinité entre le septième art et le quatrième pouvoir ?

Étrange constat que celui selon lequel le journalisme a été plus représenté, a donné lieu à davantage de chefs-d’œuvre, que d’autres professions emblématiques comme la finance ou la médecine1. Sans doute parce que ce sous-genre permet en réalité d’aborder plusieurs genres, comme le thriller, le film politique, le naturalisme ou le film de voyage. Aussi sans doute en raison de la survivance au cinéma d’une vision romantique du journalisme ; plus encore aux États-Unis, pays démocratique où la presse a pu conduire à la démission un président triomphalement réélu deux ans auparavant (Richard Nixon en 1974). Le paradoxe des Hommes du président (Alan J. Pakula, 1976) tient précisément dans ses derniers plans, images rapprochées des rotatives composant les unes du Washington Post sur le Watergate : le journalisme se résume formellement à cela, et ne forme pas un matériau fascinant pour le cinéma en tant que tel. Il faut tout le talent des scénaristes et des metteurs en scène pour le représenter, le rendre captivant. Cinéma et journalisme se rejoignent cependant comme travail collectif de montage, même si les médias ne peuvent pas, en principe, prendre les mêmes libertés créatives ou agir avec la même partialité pour persuader leur public.

Thématiquement, les reporters peuvent refléter les villes qu’ils décrivent au quotidien ou les rejeter, comme dans Spotlight (Tom McCarthy, 201

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Louis Andrieu

Cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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Les femmes sont au cœur de nombreux mouvements sociaux à travers le monde. Au-delà de la vague #MeToo et de la dénonciation des violences sexuelles, elles étaient nombreuses en tête de cortège dans le soulèvement algérien du Hirak en 2019 ou dans les manifestations contre le président Loukachenko en Biélorussie en 2020. En France, leur présence a été remarquée parmi les Gilets jaunes et dans la mobilisation contre le dernier projet de réforme des retraites. Dans leur diversité, les mouvements de femmes témoignent d’une visibilité et d’une prise de parole accrues des femmes dans l’espace public, de leur participation pleine et entière aux débats sur l’avenir de la cité. À ce titre, ils consacrent l’existence d’un « sujet politique féminin ».