Couvertures des Cahiers du cinéma, 2020 | Photo revue Esprit.
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Menaces sur les Cahiers du Cinéma

juin 2020

Depuis le rachat des Cahiers du cinéma, cinéphiles et critiques s’inquiètent de l’avenir de la revue, de son indépendance et de ses projets futurs.

La critique cinéma en France s’est historiquement constituée autour d’un duopole : Positif, aujourd’hui édité par Actes Sud et l’Institut Lumière, et les Cahiers du cinéma, détenu depuis 2009 par l’éditeur d’art Phaidon, après son rachat auprès du groupe La Vie-Le Monde. Duopole à l’importance diminuée depuis une décennie, avec l’apparition de So Film, publiant de très bons entretiens et reportages, et La Septième Obsession, portée par de jeunes plumes et une concentration sur l’esthétique ; et complétée, depuis 1972, par Mad Movies, pour les amateurs de cinéma de genre.

Il n’en demeure pas moins que, malgré une rivalité de papier entretenue de temps à autre par éditoriaux interposés, la plupart des cinéphiles français achètent ou sont abonnés aux Cahiers et à Positif, ne serait-ce que pour soutenir deux revues bientôt septuagénaires, indépendantes dans leurs choix critiques et leur ligne éditoriale. Malgré une orientation de plus en plus à gauche des Cahiers ces dernières années, sous la direction de Stéphane Delorme et Jean-Philippe Tessé – à

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Louis Andrieu

Cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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L’anthropologie du don de Marcel Hénaff, ainsi que son éthique de l’altérité et sa politique de la reconnaissance, permettent de penser les limites de la marchandisation, le lien entre les générations et les transformations urbaines. À lire aussi dans ce numéro : l’image selon Georges Didi-Huberman, l’enseignement de la littérature, la neuropédagogie, l’invention de l’hindouisme, l’urgence écologique et la forme poétique de Christian Prigent.