Felwine Sarr en 2021 / Wikimedia Commons
Felwine Sarr en 2021 / Wikimedia Commons

L’Afrique à venir

Fanon, Sarr et l’Afrotopia

Dans Afrotopia (Philippe Rey, 2016) de Felwine Sarr, l’utopie active de l’Afrique à venir passe par la destruction des clichés et la conquête d’une autonomie. On trouve déjà chez Fanon la réappropriation de l’estime de soi, le souci de la qualité de vie, le refus d’imiter l’Europe et l’affirmation de l’autonomie pour édifier une civilisation africaine à la mesure du monde.


La réception du livre Afrotopia, de l’universitaire sénégalais Felwine Sarr, a suscité un vif engouement dans les études africaines et bien au-delà. L’œuvre a été abondamment discutée : d’aucuns y ont projeté une tentative destinée à « démythifier l’Europe1 » afin de restituer à l’Afrique son propre discours, sa propre représentation de soi et son devenir-sujet de l’histoire. D’autres y ont plutôt vu une tentative visant à relancer « le débat sur les utopies africaines2 ». Ainsi, Sarr est crédité d’avoir conçu une nouvelle utopie africaine à la suite du socialisme africain, de la renaissance africaine et du panafricanisme. Mais peu d’analyses ont été consacrées aux sources d’inspiration de l’Afrotopia de Sarr. Ce qui autorise à se poser la question suivante : si l’Afrotopia est « ce lieu non encore habité par cette Afrique qui vient3 », ne peut-on pas identifier sa source chez Fanon, dont la vie et l’œuvre consistent à penser cette Afrique « qui empêche de dormir4 », parce que soucieuse de son destin et celui de toute l’humanité ?

Utopie active

L’Afrotopia est présenté par Sarr comme un outil théorique destiné à « articuler une pensée qui porte sur le destin du continent africain, en scrutant le politique, l’économique, le social, le symbolique, la créativité artistique, mais également en identifiant les lieux d’où s’énoncent de nouvelles pratiques, de nouveaux discours, et où s’élabore cette Afrique qui vient ». Un tel outil théorique s’inscrit au cœur d’un projet politique et civilisationnel qui vise, d’une part, à « contribuer à la transformation positive des sociétés africaines » et, d’autre part, à mettre « l’homme au cœur de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les différents ordres : l’économique, le culturel, le spirituel ». L’Afrotopia traduit donc cet espace du réel africain en germe dans les dynamiques actuelles du continent, mais qui, pour s’actualiser pleinement, appelle une pensée et une action transformatrices. Même si l’Afrique du futur se trouve en gestation dans celle du présent, il faut néanmoins, par la pensée et par l’action, investir cet imaginaire dont rien d’extérieur n’empêche l’advenue, si ce n’est des barrières psychologiques. Et c’est pour surmonter ces limites mentales que Sarr conçoit l’Afrotopia comme une « utopie active qui se donne pour tâche de débusquer dans le réel africain les vastes espaces du possible et les féconder5 ». Son approche est une utopie, car elle ne se limite pas seulement à décrire la réalité africaine actuelle, mais elle projette ce que l’Afrique devrait être au regard de ses potentialités. C’est surtout une « utopie active », car elle se propose d’investir par une action transformatrice, conjuguée à une pensée prospective, le temps présent africain afin d’envisager cet « Afrotopos ».

Selon l’analyse de Sarr, l’Afrotopia comporte une pars destruens et une pars construens. La première se justifie par le fait que toute réflexion sur l’Afrique se confronte à un certain nombre de clichés et d’idées reçues hérités de la « bibliothèque coloniale6 », et à une série d’injonctions de l’extérieur dont il faut se départir. Il devient alors impérieux d’en opérer au préalable la déconstruction, afin de mieux présenter la réalité du continent et la complexité de ses dynamiques internes. Sarr s’y attelle en déconstruisant ce qu’il nomme la « vulgate afro-pessimiste7 », qui faisait florès dans le champ des études africaines entre les années 1970 et 1990. C’est l’afro-pessimisme dit de la « première vague » – issu des théories développementistes et des politologues africanistes européens8 – qui a entériné la thèse d’une Afrique plongée dans une crise politique permanente, vouée à la dérive économique et dont les configurations culturelles sont inaptes à surmonter les affres du sous-développement. Toutefois, cette variante économique et politiste de l’afro-pessimisme contre laquelle Sarr s’élève diffère de l’afro-pessimisme métaphysique états-unien, fondé sur une ontologie du désespoir9. Celle-ci met l’accent sur la violence inouïe contre les Noirs, enfermés depuis l’avènement de la modernité occidentale dans une condition d’esclave, devenue leur horizon indépassable. En tout état de cause, la « bibliothèque coloniale » et la variante économique de l’afro-pessimisme constituent les deux adversaires contre lesquels le projet d’Afrotopia est mené.

La pars construens de la démarche de Sarr est la reconquête de « l’autonomie » et du « temps propre10 » que le projet afrotopique se donne pour tâche de mettre en branle. D’un côté, l’autonomie exige de se frayer sa propre trajectoire et de faire preuve de choix politiques et économiques sans aucune interférence. De l’autre, le temps propre s’exprime non seulement par le refus de la cadence imposée par les grandes institutions étrangères (Banque mondiale, Fonds monétaire international), mais aussi par l’établissement de ses propres échéances en matière d’avancement, de sa propre durée d’expérimentation, et la suivie de ses plans économiques et de ses programmes politiques. Si ces deux dimensions constituent le nerf de l’Afrotopia telle que Sarr la présente, il faut à tout le moins rappeler qu’elles se retrouvent, ne serait-ce qu’à titre d’esquisse, dans Les Damnés de la terre de Fanon et dans son ouvrage posthume, Pour la révolution africaine.

Fanon, précurseur de l’Afrotopia ?

Dans le projet d’Afrotopia de Sarr, la référence à Fanon est plus importante qu’elle n’y paraît ; elle est y même centrale. Certes, le contexte dans lequel s’inscrit l’Afrotopia de Sarr est différent de celui dans lequel Fanon présente une vision utopiste d’Afrique. C’est dans le contexte des luttes politiques pour la décolonisation des pays dits à l’époque du tiers-monde que Fanon s’attache à réfléchir sur la direction que doit emprunter « l’Afrique à venir11 », libérée de la colonialité, désireuse d’une union profonde de ses peuples et ouverte à l’édification d’une humanité réconciliée. Mais l’ambition qui se trouve au cœur de son projet est identique à celle qui anime l’Afrotopia de Sarr.

Guérir des préjugés

Selon l’analyse de Sarr, le projet de l’Afrotopia ne peut pas faire l’économie d’un certain nombre de préalables à la fois théoriques et pratiques. Ceux-ci fonctionnent comme des étapes nécessaires à l’édification d’une Afrique à la hauteur de ses potentialités. L’un de ces préalables est la rupture avec le passé historique douloureux (esclavage, colonialisme et néocolonialisme) qui a donné naissance à la « conscience aliénée » dont les Africains ont encore tant de peine à se départir. Ces expériences séculaires ont non seulement produit, sur le continent africain, une « perte de l’estime de soi [et] un complexe intériorisé d’infériorité12 », mais elles ont aussi affecté ses rapports avec les anciens colonisateurs, souvent perçus comme supérieurs en matière d’expertise et de qualité de vie. Il en résulte que bon nombre d’Africains préfèrent l’imitation des institutions européennes à l’élaboration de leurs propres schèmes organisateurs de l’économique, du politique, du social et de l’épistémique. Or, selon Sarr, la construction de l’Afrique du futur exige de guérir des préjugés identitaires liés à ces événements tragiques et de réhabiliter l’image du continent et de ses peuples.

Naturellement, une telle position s’inscrit dans les pas de Fanon. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les développements de Peau noire, masques blancs dans lequel Fanon revient sur l’importance décisive de la question de la restauration de l’image du Noir et de l’Afrique après les époques traumatiques de la traite négrière et du colonialisme13. Chez Fanon, la construction de l’Afrique à venir passe par la négation de la déshumanisation et de l’aliénation dont ses peuples ont fait l’objet pendant des siècles. L’une des tâches principales avant l’édification de cette Afrique à venir tient à la réappropriation de l’estime de soi, nécessaire pour se constituer comme sujet de son histoire et maître de son destin. En effet, comme l’affirme Fanon dans Les Damnés de la terre : « Nous ne devenons ce que nous sommes que par la négation intime et radicale de ce qu’on a fait de nous14. » L’étape de la négation des représentations erronées, projetées sur les Africains et leur continent, avant l’édification de cette Afrique ancrée dans ses propres valeurs et ouverte sur le monde, constitue le premier point central sur lequel on remarque une filiation réelle entre Fanon et Sarr.

Qualité de vie

Le deuxième point concerne la question du décentrement dans la vision de l’Afrique à venir. Sarr vise ici à se dessaisir de la logique économiciste imposée de l’extérieur. Selon lui, il faut se défaire de l’idéologie développementiste qui fonctionne comme un « écomythe15 », propre aux sociétés industrielles européennes. Cet écomythe a structuré les modes de vie, les systèmes de relation et les institutions européennes qui, en retour, ont légitimé ces modes de vie et justifié une certaine vision du monde ancrée dans le progrès, la croissance et le bien-être individuel. Ainsi, dans sa conceptualisation de l’Afrotopia, Sarr s’en détourne en raison du fait que, tel qu’il s’est historiquement établi en Europe et en Amérique du Nord, cet écomythe ainsi que l’arsenal économique qui l’accompagne sont le produit d’une épistémè européenne, articulée à une téléologie économique et sociale qui fait l’impasse sur la question de la qualité relationnelle, du sens de l’existence, et celle du rapport harmonieux au vivant. À la place, Sarr propose un autre projet de société qui vise une amélioration significative de la qualité de vie des Africains et qui répond adéquatement aux défis relatifs aux besoins fondamentaux, en conjuguant un bon usage des ressources naturelles et humaines avec un système juste et équitable de répartition des richesses.

Les remarques conclusives des Damnés de la terre abondaient déjà dans ce sens. Soucieux d’une meilleure qualité de vie pour les Africains qui s’enracine dans un espace relationnel enrichi par différents apports, et critiquant les rapports d’exploitation et d’aliénation qui émanent du modèle européen, Fanon exhortait les Africains à éviter les effets pervers du capitalisme européen et de sa logique accumulatrice. Pour Fanon, l’Afrique du futur devait privilégier dans ses objectifs la qualité de vie relationnelle, afin d’éviter les crises structurelles de l’indignité humaine auxquelles ce modèle donne lieu. À cet égard, il rejetait, avant Sarr, le modèle européen de société conçu sous le seul prisme du « rendement » et imposant au cerveau humain des « rythmes qui rapidement l’oblitèrent et le détraquent16 ». Ce rejet est motivé par le fait que ce modèle charrie des effets pervers qui dégradent les conditions d’existence des hommes et éclipsent le sens de la vie. Tel est alors le deuxième point de contact entre Fanon et Sarr.

L’Europe, figure repoussoir

Le troisième point s’inscrit dans le droit-fil du deuxième en ce qu’il souligne à quel point Sarr reprend à son compte la critique fanonienne de l’Europe comme contre-modèle dans l’édification de l’Afrique de demain. Sarr reprend en effet la démarche et la rhétorique de Fanon dans la démonstration qui clôt l’ouvrage Afrotopia, lorsqu’il affirme que « l’Afrique n’a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi17 ». Dans sa perspective, l’Afrique doit éviter à la fois la logique de la compétition avec le reste du monde et celle de l’imitation d’une Europe qui a souvent servi à tort de modèle. De tels propos font directement écho à l’appel que Fanon faisait aux Africains, les invitant à éviter l’imitation servile de l’Europe, figure repoussoir, en contrepoint de laquelle l’Afrique de demain doit se construire. Il ne faut ni tenter d’imiter l’Europe, ni chercher à la rattraper. Fanon insiste particulièrement sur ce point : « Nous [Africains] pouvons tout faire aujourd’hui à condition de ne pas singer l’Europe, à condition de ne pas être obsédés par le désir de rattraper l’Europe. L’Europe a acquis une telle vitesse, folle et désordonnée, qu’elle échappe aujourd’hui à tout conducteur, à toute raison et qu’elle va dans un vertige effroyable vers des abîmes dont il vaut mieux le plus rapidement s’éloigner18. »

Il ne faut ni tenter d’imiter l’Europe, ni chercher à la rattraper.

Pour Fanon, le modèle européen de société a longtemps été le plus séduisant, mais il faut s’en démarquer dans la construction d’une Afrique future. Tout en défendant les principes d’une commune humanité, ce modèle a été, dans les faits, à l’origine d’une « succession de négations de l’homme ». De ce point de vue, l’exemple des États-Unis que prend Fanon à la fin des Damnés de la terre fonctionne comme un révélateur : cette ancienne colonie européenne a fini par rattraper la vieille Europe, tout en reproduisant les mêmes « disconvenues ». Il faut alors que l’Afrique à venir se garde de prendre une telle voie. À rebours, Fanon lui dessine une trajectoire particulière : la création d’une humanité nouvelle, à l’issue du colonialisme dont elle a le plus souffert. Face à la crise des idéaux humanistes et universalistes en Europe, Fanon fait ainsi le pari de cette Afrique à venir qui contribuera fortement à « l’édification d’un humanisme aux dimensions de l’univers19  ». En conséquence, l’Afrotopia dont la pensée de Fanon est porteuse est celle d’une invention africaine de « l’homme total que l’Europe a été incapable de faire triompher20 ». Or cette trajectoire a pour condition de possibilité l’autonomisation du continent, délivré des chaînes du (néo)colonialisme et jouissant d’une souveraineté pleine et entière.

L’autonomie

De là, le quatrième et dernier point de convergence, qui a trait à l’importance de la question de l’autonomie (politique, économique, intellectuelle) dans le projet afrotopique. En articulant l’autonomie avec le temps propre, Sarr vise à faire de l’Afrotopia l’emblème du projet d’une Afrique pleinement souveraine. D’abord, selon Sarr, cette autonomie permet à l’Afrique d’avoir ses propres lunettes du futur ainsi que ses propres grilles d’analyse de ses dynamiques en ayant recours à un arsenal conceptuel, issu de ses cultures et de ses langues qui « disent le mieux-être, le mieux-vivre ensemble […]. L’ubuntu et son éthique sociale en sont un exemple21 ». Ensuite, elle permet à la jeunesse africaine de puiser, dans les « socio-cultures » africaines, des ressorts et des mécanismes démocratiques endogènes qui participent de « l’élaboration d’une véritable culture démocratique22 ».

Cette question de l’autonomie se trouve aussi au cœur de la démarche de Fanon, pour qui l’Afrique doit avoir un projet de civilisation qui dessine sa propre trajectoire avec son échelle des valeurs et sa vision du monde afin de prendre son destin en main. Une telle prise en main passe par l’érection de ses valeurs sur un même plan d’immanence que celles promues par les Européens. À ce sujet, Fanon rappelait ceci : « Il n’est plus vrai que la promotion des valeurs passe par le tamis de l’Occident. Il n’est pas vrai qu’il nous faille constamment être à la remorque, suivre, dépendre de qui que ce soit23. » Ce faisant, il posait déjà à son époque la question de la souveraineté intellectuelle, politique et économique de l’Afrique après l’octroi de l’indépendance. Selon Fanon, pour qu’une telle indépendance ne soit pas un « leurre », il faut à l’Afrique un tissu économique viable – capable de se passer des systèmes d’aide étrangère – en s’appuyant sur la force mobilisatrice de son capital humain. Une fois cette autonomisation atteinte, l’Afrique sera en mesure de mettre en place un projet de civilisation qui dépasse la géographie africaine. Fanon pense ainsi l’Afrotopia dans une perspective universelle, où l’Afrique à venir sera un pilier fondamental de « l’édification d’une civilisation à la mesure du monde24 ».


Fanon, ancêtre véritable de l’Afrotopia ? Pour trancher définitivement la question, il faut revenir sur les deux grandes raisons pour lesquelles la dimension utopique est prédominante dans la réflexion que Fanon consacre à l’Afrique de demain. La première tient notamment au fait que Fanon perçoit l’immense potentiel du continent africain en matière de ressources naturelles et humaines, qui n’exigent que des assises politiques viables et des dirigeants à la hauteur de ces potentialités. La seconde tient au fait Fanon croit fortement en la capacité de l’Afrique et du tiers-monde à contribuer activement à l’édifice d’une humanité nouvelle, car ils n’ont pas été contaminés par l’idéologie impérialiste aux effets dévastateurs pour l’humanité tout entière. C’est ce qui justifie, entre autres, le geste de prolongement et de réactualisation par Sarr de certaines intuitions fanoniennes. De là tout le mérite de Sarr, qui a su proposer une vision claire de cette Afrique que Fanon appelait de ses vœux : une Afrique qui se donne pour ambition de bâtir une « civilisation plus responsable, plus soucieuse de l’environnement, de l’équilibre entre les différents ordres, des générations à venir, du bien commun [et] de la dignité humaine25 ».

  • 1. Markus Arnold, « Entre créolisation, Afropolitanisme et Afrotopia : résonances et lignes de partage entre trois ‘‘stylistiques du monde’’ », Association for French Studies in Southern Africa, vol. 51, no 1, août 2021, p. 29.
  • 2. Antje Daniel, “African utopias: A vibrant but little-known debate”, Utopian Studies, vol. 36, no 2, 2025, p. 382.
  • 3. Felwine Sarr, Afrotopia, Paris, Philippe Rey, 2016, p. 133.
  • 4. Frantz Fanon, Pour la révolution africaine [1962], Paris, La Découverte, coll. « [Re]découverte », 2001, p. 202.
  • 5. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 14-15.
  • 6. La bibliothèque coloniale regroupe l’ensemble des discours que les africanistes européens ont projetés sur l’Afrique, longtemps considérée comme primitive. Voir Valentin-Yves Mudimbe, L’Invention de l’Afrique. Gnose, philosophie et ordre de la connaissance [1988], trad. Laurent Vannini, Paris, Présence africaine, 2021.
  • 7. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 15.
  • 8. Voir René Dumont, L’Afrique noire est mal partie, Paris, Seuil, 1962 et, plus récemment, Bernard Lugan, Osons dire la vérité à l’Afrique, Monaco, Le Rocher, 2015. Cette thèse est ensuite reprise par la politiste Axelle Kabou, pour qui le retard économique de l’Afrique est imputable à l’état d’inertie inhérent au continent : Axelle Kabou, Et si l’Afrique refusait le développement ?, Paris, L’Harmattan, 1991.
  • 9. Voir Frank B. Wilderson III, Afro-Pessimism, Londres/New York, Norton Press, 2020.
  • 10. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 45.
  • 11. F. Fanon, Pour la révolution africaine, op. cit., p. 202.
  • 12. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 89.
  • 13. F. Fanon, Peau noire, masques blancs, préface de Francis Jeanson, Paris, Seuil, coll. « La condition humaine », 1952, p. 112.
  • 14. F. Fanon, Les Damnés de la terre [1961], préfaces de Jean-Paul Sartre [1961] et d’Alice Cherki, postface de Mohammed Harbi, Paris, La Découverte, 2002, p. 25.
  • 15. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 25.
  • 16. F. Fanon, Les Damnés de la terre, op. cit., p. 304.
  • 17. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 152.
  • 18. F. Fanon, Les Damnés de la terre, op. cit., p. 302.
  • 19. Ibid., p. 136.
  • 20. Ibid., p. 302.
  • 21. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 127-128.
  • 22. Ibid., p. 44.
  • 23. F. Fanon, Pour la révolution africaine, op. cit., p. 148.
  • 24. Ibid., p. 168.
  • 25. F. Sarr, Afrotopia, op. cit., p. 152-153.