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Austérité et populisme : un cocktail risqué

Pour le gouvernement, avril est décidément le mois le plus cruel, particulièrement depuis que les interrogations croissantes produites par les aveux de fraude fiscale de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac ont ouvert la voie à une remise en cause publique de sa politique économique d’« austérité », proférée par des ministres en exercice, ce qui a relancé le procès en déficit d’autorité du couple exécutif.

C’est simultanément, mais pour les séparer, que François Hollande a traité les deux crises, en dramatisant la secousse morale et en étouffant la contestation de la ligne politique.

Maintenir le cap de la rigueur

La rigueur a fait l’objet d’un recadrage sec par le président et son Premier ministre. Le cap du redressement des comptes publics sans casser la croissance (ou plutôt la possibilité de son retour) ne changera pas. Le débat n’a pas lieu d’être. S’il a surgi pourtant pendant quelques jours, ce n’est pas à cause de l’affaire Cahuzac, le profil rigoureux de l’ex-ministre du Budget n’ayant servi que de prétexte aux ministres contestataires. Ceux-ci s’étaient surtout cr

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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