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Quels chantiers de réformes après les promesses de campagne ?

octobre 2007

Malgré la popularité intacte du nouveau président, le doute s’est installé, au cours de l’été, sur sa politique économique. Le paquet d’allégements fiscaux avait pourtant joué un rôle décisif pour accréditer la cohérence du programme du candidat et contribuer à sa victoire. Aussitôt celle-ci acquise, les enquêtes d’opinion avaient marqué un bond dans la confiance sur l’évolution de la conjoncture. Mais, dès le mois de juin, l’enchaînement a été moins favorable. Le second tour des législatives, en permettant au PS de se redresser grâce à la dénonciation du projet de Tva sociale, a montré que si l’électorat n’avait plus d’hostilité de principe à favoriser l’enrichissement, il n’était pas pour autant disposé à le financer par des sacrifices pesant sur tous et qu’il n’oubliait pas les promesses faites sur le pouvoir d’achat. La vivacité de cette réaction privait de surcroît le gouvernement de toute perspective de réduction du déficit pour 2008, ce qui ne pouvait que nuire à ses relations avec les autres Européens. La crise américaine, immobilière et financière, a ensuite assombri l’horizon pour tout le monde, mais c’est la France, plus que les autres, qui a subi les révisions à la baisse des prévisions de croissance. Le choc fiscal n’a donc pas eu les effets escomptés, et les réformes de structure reviennent

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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