Le sexe après sa révolution | Face à l'obscénité du monde
L’expression de la sexualité dans la littérature contemporaine (Bret Easton Ellis, Michel Houellebecq) ne tient plus à l’érotisme, à la confession ou à la transgression des tabous ; elle dénonce l’obscénité du monde marchand qui privatise les désirs les plus intimes.
En 1960, Esprit comptait dans son numéro dédié à la sexualité un article sur le paysage littéraire intitulé « Le sexe et l’écrivain » : Radiguet, Sagan, Klossowski, Miller et d’autres en constituaient les lignes et reliefs1. Alfred Simon s’interrogeait sur la possibilité de la transgression littéraire et faisait le constat d’une libéralisation des mœurs en cours modérant la portée subversive du récit de la sexualité. Son questionnement s’achève ainsi : le récit de la sexualité ne prend-il pas le risque de tourner à vide, de s’exaspérer lui-même ? Les textes de Burroughs ou de Bukowski n’ont alors pas encore franchi l’Atlantique pour se retrouver dans les librairies françaises ; Mai 68 n’a pas eu lieu ; les images de Woodstock n’ont pas encore fait le tour du monde, cristallisant dans la mémoire collective l’élan de la libération sexuelle et de la jeunesse.
Il nous faut reprendre l’interrogation là où elle s’est ouverte, ne serait-ce que pour esquisser une généalogie de nos romans contemporains. De quoi la sexualité est-elle désormais le signe dans notre littérature ? Que nous dit son récit à l’âge de la mondialisation et de nos sociétés libérales portées par un désenchantement politique et social ? La langue semble définitivement moins soucieuse de prendre en charge un érotisme que de signifier l’humain en tant que « praticien » d’une sexualité symptôme du monde – plus ou moins réaliste – où elle s’exerce. L’enjeu littéraire n’est plus tant celui d’une libération de la parole portant sur la sexualité, face à des verrouillages moraux et sociaux, que celui d’une poétique de la transgression mettant au jour l’obscénité d’un monde marchand qui sollicite inexorablement le désir et privatise jusqu’à l’intimité des êtres. Si le récit de la sexualité n’est plus une fin en soi, alors de quoi est-il le moyen ?
Le salut dans l’obscénité
Dans Parlons travail, l’écrivain américain Philip Roth s’entretient avec son homologue tchèque Milan Kundera. Lorsqu’il interroge ce dernier sur le fait que nombre de ses romans s’achèvent par une scène sexuelle, voici la réponse qui lui est faite : « De nos jours où la sexualité n’est plus taboue, la simple description, la confession sexuelle sont devenues considérablement ennuyeuses. Comme Lawrence paraît daté, ou même Henry Miller avec son lyrisme de l’obscénité ! Par contre, dans Bataille, il y a certains passages érotiques qui m’ont laissé une impression durable, peut-être parce qu’ils sont philosophiques, et non lyriques. J’ai le sentiment qu’une scène d’amour physique répand une lumière très forte qui révèle d’emblée l’essence des personnages et résume la situation de leur vie2. »
La « simple description » n’est plus à même d’être un objet littéraire dans l’exploration de l’âme humaine. La transgression ne se jouerait donc plus là. Bien plus, si l’on suit l’auteur de la Plaisanterie3 et de Risibles Amours4, il y a désormais une fonction narrative de la sexualité dans le roman. Si elle n’est plus ce sur quoi on lève un voile pudique, transgressant ainsi les conventions morales, la sexualité devient en revanche un instrument narratif et heuristique. Elle peut être ce qui révèle la quintessence d’un personnage, son rapport à autrui et au monde. Point focal dans le récit, elle manifeste une intimité en même temps qu’elle la signifie. La scène sexuelle est un moyen pour l’écrivain de dire dans l’espace romanesque ce qui autrement se tait. L’intimité d’un être échappe pour une part à l’espace social et cet écart dépeint, lorsque cette intimité est une création littéraire, le contour de ce dont elle se distingue. Dans le propos de Kundera, la sexualité est encore une « scène d’amour physique », un partage qui dans sa dimension charnelle permet de produire un discours existentiel. « En écrivant la manière dont tu aimes l’autre dans l’intimité des corps, je dirai au lecteur qui tu es », semble dire l’écrivain à son personnage.
Il est vrai que la « confession sexuelle » n’est plus depuis des décennies un genre qui se contente de dévoiler une sexualité jusque-là tue par pudeur ou du fait de la répression. Elle est devenue le récit de subjectivités signifiantes, c’est-à-dire de personnages manifestant et incarnant des dynamiques sociales, des enjeux collectifs. Le prêtre a laissé place au psychanalyste : les confidences au thérapeute sont un modèle du récit de soi dont s’est emparée la littérature avec délectation. Mais pris dans ces griffes, le récit psychanalytique est modelé, parodié, exacerbé et perd bien souvent son esprit de sérieux. Ainsi en va-t-il de Portnoy et son complexe de Philip Roth5, d’Un écart de conduite de Robin Cook6, auteur britannique de romans policiers, ou de certaines nouvelles de David Forster Wallace.
Paru en 1969 dans le scandale, le roman de Philip Roth se donne comme la confession révoltée du personnage Alex Portnoy, juif américain du New Jersey, à son psychanalyste. Retraçant les premiers émois charnels jusqu’aux turbulentes relations aux femmes, cette « éjaculation verbale » a été tout à la fois encensée et décriée tantôt pour sa subversion, tantôt pour son obscénité. Mais, passé le rideau polémique, apparaît la transgression : dans les frustrations, les désirs de possession et les humiliations d’Alex Portnoy se trame un rapport conflictuel à l’américanité et à la judéité. Désirant échapper au carcan moral et traditionaliste dès son adolescence, Portnoy avec sa verve obscène dépeint de manière virulente les pesanteurs et les crispations familiales, les pressions et les déboires de la course sociale dans ce patchwork identitaire qu’est l’Amérique. Drôle et nerveux, ce roman trouve, dans le New York de ce début des années 1970, un terrain d’épanouissement et un écho puissant. Faire sauter les verrous et les tabous d’une parole encore honteuse laisse surgir des problématiques existentielles vécues dans la chair et les rencontres des corps. Philip Roth a ouvert un espace dans lequel s’épanouira le reste de son œuvre.
Il en va de même pour Un écart de conduite de Robin Cook. À part dans son œuvre, cette confession – là encore à un psychothérapeute – de G. W. Breakwater, personnage issu d’une riche famille anglaise, trace un portrait grinçant de la société d’alors. Humiliations dans les dortoirs, silence et honte, désirs réprimés ou échoués sur fond d’hypocrisie bourgeoise font de ce récit une véritable généalogie des hiatus générationnels à l’œuvre dans l’Angleterre de l’après-guerre. Le narrateur, retiré dans la marginalité, est condamné par la justice à une psychothérapie, après un attentat à la pudeur dans un pub où il exhibe ses parties à l’assistance. L’humour grinçant et les montées d’angoisse disent l’échec à aimer et à communiquer. Se dessine une intimité brisée par une éducation de classe, s’effondrant derrière le masque de l’impassibilité et de l’apathie de la gentry britannique : « Tout ce que je désirais, c’était vivre, être entier. […] Puis je me suis dit : peut-être que si je deviens égoïste, je pourrai y parvenir. Mais les choses n’ont fait qu’empirer après cette décision, car après cela je fus incapable de toucher ou de tenir les gens, de les avoir au creux de ma main, de les manipuler, je n’avais aucun moyen de les évaluer. Alors depuis quelques années, je subis cette torture toute britannique : je fantasme les autres, je fantasme ce qui en tout état de cause est ma propre chair. Mais à présent, c’est elle qui n’a plus confiance en moi, comme auparavant je n’avais pas confiance en elle. »
Le narrateur esseulé ne cesse d’être indigné par le monde tel qu’il va et les injustices qui y règnent. L’épuisement et le sentiment d’imposture se libèrent dans ce burn-out où l’obscène de son attentat à la pudeur répond à l’obscénité du monde.
Les personnages peuplant Brefs Entretiens avec des hommes hideux de David Forster Wallace7 sont, quant à eux, bien souvent plus explicites, plus crus ou, au contraire, plus hypocrites. Les nouvelles qu’ils constituent se présentent comme des enchevêtrements de conversations privées, de monologues thérapeutiques. Elles explorent avec un humour incisif et parfois grotesque les difficultés du rapport entre les hommes et les femmes, les lâchetés, les mensonges à soi-même ou les vantardises qui cachent mal les profondes solitudes et vacuités modernes. Politiquement correct et structures de domination cohabitent dans la société américaine, provoquant des frictions, souvent cruelles et drôles dans leur pathétique qui palpitent tout au long de monologues élaborés. L’invention dans la structure même de certains dialogues participe de cette ambition de dire son temps par le récit des intimités. Dans un jeu de questions/réponses, certaines questions demeurent absentes, simplement signifiées par de petites initiales entrecoupant la parole de ces « hommes hideux ». C’est alors au lecteur de les imaginer au regard des réponses parfois logorrhéiques, truffées de ratiocinations, d’autocritiques flagellatrices ou de saillies de bêtise crasse.
Dans ces romans qui inventent une langue habitée par les tourments et les exhalations sexuelles, l’intimité du récit à la première personne est un moment d’isolement et de retour à soi pour des personnages révoltés et en situation de malaise – malaise propice à penser le monde dans lequel ils se tiennent. L’obscénité des discours et des confessions est une manière de se faire une place là où on se sent acculé à la disparition sociale ou à l’effondrement solitaire. Philip Roth résume très bien ces enjeux lorsqu’il rappelle que Portnoy est « obscène parce qu’il veut être sauvé ».
Chronique du désespoir
La sexualité dans le roman peut donc être un espace où s’éprouve l’écart douloureux entre la conscience du personnage et son angoisse d’être englouti ou écrasé – que ce soit par la tradition, la famille, la société ou les institutions. Cet écart a trouvé une nouvelle résonance chez des romanciers contemporains dont les œuvres prennent racine dans les années 1980, synonymes d’essor et de triomphe de la mondialisation et de la société de consommation. Dans ses excès pervers et déshumanisants, cette évolution du monde a eu pour revers désenchantements et souffrances à grande échelle.
Les tonalités pessimistes d’auteurs comme Bret Easton Ellis et Michel Houellebecq répondent au diagnostic qu’ils ont tiré de leur temps. La rencontre, la fusion malsaine du libéralisme économique et du libéralisme sexuel a donné naissance à une anthropologie nouvelle que le roman moderne est à même de narrer telle une chronique du désespoir8. L’intime, autrefois pris dans les carcans sociaux qu’il pouvait toutefois défier dans la transgression, se trouve aujourd’hui violenté, privatisé et réifié. La résistance est difficile et douloureuse dans un déclin dépeint comme irrémédiable. L’hédonisme consumériste neutralise et voue la sexualité à l’exaspération et à la désillusion. Cette misère sexuelle se double nécessairement d’une exploitation avec ses dominants et ses dominés dans un capitalisme du sexe. Cette aliénation, Houellebecq l’a désignée en un titre clair : Extension du domaine de la lutte9.
La lutte sociale et économique se manifeste dans la violence ou même l’impossibilité des sexualités comme partage humain. Comment l’amour peut-il être possible quand le don n’a plus de pertinence et que le narcissisme est exalté ? La sexualité des dominants, des gagnants sociaux est dérégulée, excessive, s’épuisant dans un nihilisme criminel. American Psycho de Bret Easton Ellis en est la fable paroxystique et dérangeante tout en portant une charge satirique indéniable10. Le lecteur plonge dans la psyché malade du personnage de Bateman, trader le jour, serial killer la nuit. Le tueur n’est plus un être à la marge, comme dans Un tueur sur la route de James Ellroy11 : il participe de la matrice du libéralisme reaganien et du triomphe de Wall Street. Il en est l’enfant terrible, véritable bourreau lui-même souffrant. Le rejet de l’empathie et la réification des êtres et des désirs engendrent une monstruosité qui a le visage de Bateman. Selon Bret Easton Ellis, l’ultralibéralisme économique transféré au rapport humain est avant tout dérégulation, absences de limite, ouverture au massacre, à la collection fétichiste des corps, etc. Un nihilisme où la sexualité n’est plus rapport à autrui, mais exercice de pulsions désinhibées. American Psycho peut être lu comme une prise au sens propre de la métaphore entrepreneuriale du « tueur ». Ce vacillement du figuré au propre est terrifiant dans son grotesque, porté par une esthétique trash et gore. Bateman est l’incarnation fictionnelle de l’obscénité du monde marchand : il est l’homme insensible qui, pour s’éprouver, poursuit une chimérique jouissance dans la destruction des faibles.
Houellebecq s’intéresse plus à l’homme moyen, voire médiocre, affirmant dès Extension du domaine de la lutte : « Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. » La fiction de l’état de nature s’est réalisée dans le capitalisme moderne où tout s’achète et se vend, insérant les intimités et les corps dans des rapports de force violents. Poétique des espaces, l’œuvre de Houellebecq déploie des lieux dystopiques : Plateforme décrit un monde territorialisé, configuré par un Occident déclinant autour du tourisme sexuel12, quand la Possibilité d’une île anticipe une planète dévastée où seuls les privilégiés survivent13. Les romans de Houellebecq présentent bien souvent des antihéros pris dans la misère sexuelle et tiraillés entre consumérisme et individualisme, oscillant entre ennui et désenchantement. Le sexe capitalisé prend le pas sur les affinités humaines. Dans Plateforme, le monde est devenu un vaste aéroport, on ne voyage plus : on fait du tourisme. Il en va de même pour la sexualité : défaite des périples et découvertes amoureuses, elle sombre au profit du prêt-à-consommer et des pratiques ritualisées sans partage. Au milieu de la réification des chairs et de la mise en place de dispositifs concurrentiels où le plus offrant remporte la mise, la possibilité d’une relation amoureuse authentique se réduit à peau de chagrin. Solitude onaniste, excès ou perversions signent un nihilisme qui configure les âmes et les territoires. L’œuvre de Houellebecq fait le récit de la fin du capitalisme et de la décadence de l’Occident : l’ère du supermarché s’ouvre et épuisera les corps et les amours. L’amour, quand il advient dans les romans de Houellebecq, est une rencontre de solitudes existentielles soumise à la fragilité des désirs. Les amoureux sont seuls au monde, mais ils sont ceux qui ont su rester vivants, qui ont pris le risque de l’humain et se trouvent devoir assumer une précarité existentielle permanente. Ils s’engagent dans la quête difficile et l’espoir de « la possibilité d’une île ».
Ces diverses plongées dans la sexualité contemporaine constituent des variations sur un même thème. Par exemple, si le récent Soumission de Michel Houellebecq n’a pas la sexualité pour thème clé, la polygamie et le mariage forcé seront les privilèges accordés par le pouvoir islamique en place dans ce récit de politique-fiction14. Ironiquement, la dynamique parallèle du social et du sexuel dans le capitalisme a fait l’objet de l’un des derniers succès planétaires en termes de ventes, Cinquante nuances de Grey15. Initiation à la sexualité d’une étudiante en lettres par un bellâtre milliardaire, il relate une relation violente et tourmentée, régie par un contrat et incluant des pratiques sadomasochistes. L’attrait de millions de lecteurs pour ce récit semble donner raison au diagnostic exposé plus haut : les codes de l’entreprise, la perpétuation de la domination économique dans la sexualité ou encore le rapport humain contractualisé sont des ingrédients efficaces. Pourtant, cette fois, la charge critique ou satirique est absente, ce qui suscite le désir de masse. Cette romance, née sous le signe de la violence et de l’humiliation, voit l’amour triompher comme dans tout conte pour ménagère : étrange féerie moderne qui dit à la fois la libéralisation des mœurs et l’inextinguible besoin de croire à l’amour, aussi artificiel soit-il.
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En ce début de xxie siècle, une angoisse forte traverse le champ littéraire : un pessimisme certain l’habite quant à la sexualité. Cette dernière porte la marque de ce que le monde social fait à l’homme. Elle est pourtant aussi définie, dans nombre d’œuvres, comme ce qui devait, ce qui aurait dû échapper à l’économique, à la catégorisation sociale : autrement dit, un possible, une imprévisibilité défiant les déterminismes. La sollicitation tapageuse et pornographique du monde marchand l’épuise dans la misère ou le nihilisme lorsqu’elle ne parvient plus à faire sens en tant que rapport humain, don et découverte de l’altérité. À la monstration publicitaire d’une sexualité envisagée comme performance et triomphe sur l’autre dans l’espace social, répondent les subjectivités brisées, éperdues et souffrantes des personnages littéraires. L’amour n’est pas absent de ces récits, mais il apparaît comme ce qui demeure d’autant plus fragile qu’il doit s’épanouir dans un monde de prévisibilité et de rituels, où la mécanique des corps répond à des paramètres et à des codes hérités de la lutte économique. La littérature l’énonce avec scandale, se singularisant par des esthétiques tantôt trash, tantôt froides. Elle tente pourtant d’inventer une narration ou des subjectivités aptes à nous dire le monde tel qu’il va : en nous en offrant des peintures, même désespérantes, elle se fait le signe d’une volonté de l’homme de ne pas céder sur son désir d’un monde humain et donc d’une nécessité de conjurer ce qui empêche le rapport de l’individu à sa propre humanité. Peut-être son caractère transgressif se loge-t-il là : élever la fin d’un monde à la conscience pour laisser naître des possibles.
- 1.
Alfred Simon, « Le sexe et l’écrivain », Esprit, novembre 1960.
- 2.
Philip Roth, Parlons travail, traduit par Josée Kanoun, Paris, Gallimard, 2004.
- 3.
Milan Kundera, la Plaisanterie, traduit par Marcel Aymonin, Paris, Gallimard, 2012.
- 4.
Id., Risibles Amours, traduit par François Kérel, Paris, Gallimard, 2012.
- 5.
P. Roth, Portnoy et son complexe, traduit par Henri Robillot, Paris, Gallimard, 1970.
- 6.
Robin Cook, Un écart de conduite, traduit par Jean-Paul Gratias, Paris, Payot & Rivages, 2012.
- 7.
David Forster Wallace, Brefs Entretiens avec des hommes hideux, traduit par Julie et Jean-René Étienne, La Laune, Au diable vauvert, 2005.
- 8.
Sur ce point, voir Bernard Maris, Houellebecq économiste, Paris, Flammarion, 2014.
- 9.
Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, Paris, Maurice Nadeau, 1994.
- 10.
Bret Easton Ellis, American Psycho, traduit par Alain Defossé, Paris, Seuil, 1997.
- 11.
James Ellroy, Un tueur sur la route, traduit par Freddy Michalski, Paris, Payot & Rivages, 1989.
- 12.
M. Houellebecq, Plateforme, Paris, Flammarion, 2001.
- 13.
Id., la Possibilité d’une île, Paris, Fayard, 2005.
- 14.
Id., Soumission, Paris, Flammarion, 2015.
- 15.
E. L. James, Cinquante nuances de Grey, traduit par Denyse Beaulieu, Paris, Jean-Claude Lattès, 2012.