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Les chantiers politiques de la ville et de l'urbain

juillet 2007

Près de deux ans après les événements de la banlieue, le silence radio sur la politique urbaine durant la campagne présidentielle laisse pantois. Et pour cause : la droite, très claire sur ce point, poursuit une double entreprise. Tout d’abord une entreprise de destruction des cités ghettos par une politique d’accès à la maison individuelle qui ne peut que précipiter le mitage généralisé du territoire français ; d’où la création d’un ministère du Logement et de la Ville, dans le premier gouvernement Fillon, confié à Christine Boutin. Ensuite une entreprise de pacification des banlieues, territoire considéré comme un problème spécifique ; d’où la nomination, dans le deuxième gouvernement Fillon, de Fadela Amara du mouvement « Ni putes ni soumises », qui incarne une banlieue non asservie à la violence et à la charia.

Et la gauche, celle du rapport Sueur par exemple, n’a-t-elle rien à dire dans ce contexte ? Si elle a relayé les combats pour les sans-logements, si elle s’inquiète de la flambée du foncier, elle se contente d’un appel vertueux à la mixité sociale (application de la loi Sru), et d’une valorisation, l’un des leitmotivs de la candidate du PS, de la région comme cadre territorial privilégi

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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