Hasán Rohaní, sptembre 2018, wikimédia.
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L'Iran perd patience

juil./août 2019

Le président iranien Hassan Rouhani a annoncé, dans un discours télévisé le 15 mai 2019, que l’Iran se retirera partiellement de l’accord nucléaire historique de 2015. La décision de l’Iran de réduire ses engagements au titre du Plan d’action global conjoint (JCPOA), connu sous le nom d’accord P5+1, est une réaction à la pression accrue exercée par les États-Unis les semaines précédentes afin de ramener les exportations pétrolières de l’Iran à zéro. En réponse aux sanctions américaines, l’Iran exige que les autres signataires de l’accord – la Grande-­Bretagne, la Chine, la France, ­l’Allemagne et la Russie – assouplissent les restrictions imposées aux secteurs bancaire et pétrolier de l’Iran dans les soixante prochains jours. Au cas où les cinq signataires de l’accord décideraient de ne pas agir en faveur de l’Iran, les autorités de Téhéran lèveront les plafonds sur les niveaux d’enrichissement de l’uranium et reprendront les travaux sur l’installation nucléaire Arak. Les plans de l’Iran mettent fin à de longues et laborieuses négociations multilatérales qui limitent strictement ses activités nucléaires en échange de

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Ramin Jahanbegloo

Professeur de sciences politique à l’université de Toronto, il est notamment l’auteur de The Gandhian Moment (Harvard University Press, 2013).

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?