Notes de lecture

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Traduction et violence de Tiphaine Samoyault

janv./févr. 2021

Cet essai nous introduit dans « l’atelier du traduire » ; voilà qui n’est pas à proprement parler nouveau. D’ailleurs, les nombreuses références faites par l’auteure, elle-même traductrice, montrent à l’évidence une grande maîtrise des différents tournants qu’ont connus les théories de la traduction, à commencer par le tournant anthropologique que Benveniste fait prendre à la linguistique en 1937. Le lecteur reconnaîtra les traces du grand et ancien débat autour des Belles Infidèles, des conceptions de l’école allemande, la première à avoir scruté « l’archéologie de la traduction », ou encore, s’agissant davantage de traduction littéraire, les contributions d’écrivains et poètes contemporains. C’est dire que tout ce qui tourne autour de l’impossible fidélité du texte d’arrivée au texte source, au processus incontournable d’« étrangéisation1 », avec ce qu’il produit de féconde instabilité dans la propre langue du traducteur, inspire largement les thèses de Tiphaine Samoyault, critique littérai

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Seuil, 2020
208 p. 18 €

Cécilia Suzzoni

Professeure honoraire de chaire supérieure au Lycée Henri IV, Cécilia Suzzoni est la fondatrice et présidente d'honneur de l'Association le latin dans les littératures européennes (ALLE). Elle a notamment dirigé, avec Hubert Aupettit, l'ouvrage Sans le latin (Fayard, 2012)

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Les femmes sont au cœur de nombreux mouvements sociaux à travers le monde. Au-delà de la vague #MeToo et de la dénonciation des violences sexuelles, elles étaient nombreuses en tête de cortège dans le soulèvement algérien du Hirak en 2019 ou dans les manifestations contre le président Loukachenko en Biélorussie en 2020. En France, leur présence a été remarquée parmi les Gilets jaunes et dans la mobilisation contre le dernier projet de réforme des retraites. Dans leur diversité, les mouvements de femmes témoignent d’une visibilité et d’une prise de parole accrues des femmes dans l’espace public, de leur participation pleine et entière aux débats sur l’avenir de la cité. À ce titre, ils consacrent l’existence d’un « sujet politique féminin ».