Notes de lecture

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L’ours polaire et le droit. Signaux d’alerte de Jean-Marc Neumann

Préface d’Astrid Guillaume

avril 2021

L’ours polaire est le plus beau symbole d’une région, l’Arctique, et d’une planète aux espèces animalières de plus en plus menacées, que le droit peut contribuer à protéger. Le « seigneur de l’Arctique », éternel vagabond des solitudes glacées du Grand Nord, Nanuq, est un esprit dans la mythologie inuit. Il nous fascine par sa formidable adaptation à un milieu inhospitalier et nous interroge sur l’empreinte laissée par l’humain sur l’écosystème du plus grand carnivore terrestre. L’ours polaire, dont l’habitat disparaît sous nos yeux depuis plusieurs décennies, est devenu le symbole du réchauffement climatique. L’existence de l’ours polaire et son droit légitime à vivre dans un écosystème préservé sont largement admis. Cela n’empêche pas des prélèvements ciblés, des abattages justifiés par la légitime défense et l’instauration de quotas de chasse « durable » dans certains États de l’Arctique. Pourtant, la volonté de préserver le grand prédateur ne fait pas obstacle à un développement économique « durable » de l’Arctique nécessaire aux peuples autochtones. Après avoir constaté que la population d’ours polaires était gravement mise en danger à la suite d’une chasse excessive entre la fin du xixe et les années 1960, les pays « riverains » de l’Arctique ont réagi à temps, en pleine guerre froide, par la mise en place d’accords et de réglementations. Mais la protection de l’ours polaire suppose des estimations fiables de sa popu

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L’Harmattan, 2020
256 p. 25 €

Eugène Berg

Eugène Berg, né le 23 septembre 1945, est un essayiste et diplomate français. Spécialiste de la Russie et du Pacifique, il a notamment publié Non-alignement et nouvel ordre mondial (1980).

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Les difficultés rencontrées pendant la gestion de l’épidémie de Covid-19 ont remis en lumière le rapport paradoxal que la France entretient avec son État. Parce qu’il est censé décider de tout, il est le recours vers lequel tous se tournent en situation de crise, en même temps qu’il concentre l’essentiel des critiques. Au-delà de la crise sanitaire, la question d’un juste partage des responsabilités entre l’État et d’autres acteurs - les collectivités territoriales, les citoyens, les syndicats ou les entreprises- pour construire un horizon d’action commun se pose. Alors même que la pandémie marque le retour en grâce de l’action publique, comment changer concrètement la figure de l’État pour apaiser sa relation avec la société et lui permettre de répondre aux aspirations contemporaines en matière d’écologie et de justice sociale ? C’est à cette question que s’attache ce dossier, coordonné par Lucile Schmid.