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Notes de lecture

Dans le même numéro

Les Juifs russes du xixe siècle en 34 mots clefs de Danièle Bruhman

juin 2022

Entre 1890 et 1913, si l’on compte les Juifs de Pologne, près de trois millions de Juifs de l’Empire russe ont émigré, en grande majorité aux États-Unis, où ils représentent une importante et influente communauté. Bien des fondateurs, des dirigeants et des généraux de l’État d’Israël, à commencer par David Ben Gourion, sont issus des territoires actuels de la Biélorussie, de l’Ukraine ou de la Russie. Si l’on connaît bien l’apport de Théodore Herzl dans la propagation du sionisme, la part qu’ont prise les Juifs de Russie est moins bien connue, si l’on excepte Léon Pinsker (1821-1891), auteur de la brochure éditée à Berlin en 1882, Autoémancipation ! Avertissement d’un Juif russe à ses frères, qui pose les bases du mouvement d’émancipation nationale. Les Juifs de classe moyenne amorcent le mouvement migratoire vers l’Occident. Les classes supérieures ne font pratiquement pas partie de ces mouvements. Les émigrants sont motivés par le facteur politique, mais c’est la situation sociale et économique qui les décide à franchir le pas. La législation russe interdit l’émigration, mais le gouvernement ferme les yeux et parfois encourage l’émigration, qui débute lentement dans la fin des années 1860, prend une ampleur considérable dans les années 1870, puis atteint des proportions massives en 1880 et début 1881, avec les pogromes. Danièle Bruhman, qui a étudié les divers milieux juifs de l’Empire tsariste, en livre un dictionnaire thématique ou un tableau organisé en trent

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Éditions du Cygne, 2021
188 p. 19 €

Eugène Berg

Eugène Berg, né le 23 septembre 1945, est un essayiste et diplomate français. Spécialiste de la Russie et du Pacifique, il a notamment publié Non-alignement et nouvel ordre mondial (1980).

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La démocratie des communs

Les « communs », dans leur dimension théorique et pratique, sont devenus une notion incontournable pour concevoir des alternatives à l’exclusion propriétaire et étatique. Opposés à la privatisation de certaines ressources considérées comme collectives, ceux qui défendent leur emploi ne se positionnent pas pour autant en faveur d’un retour à la propriété publique, mais proposent de repenser la notion d’intérêt général sous l’angle de l’autogouvernement et de la coopération. Ce faisant, ils espèrent dépasser certaines apories relatives à la logique propriétaire (définie non plus comme le droit absolu d’une personne sur une chose, mais comme un faisceau de droits), et concevoir des formes de démocratisation de l’économie. Le dossier de ce numéro, coordonné par Édouard Jourdain, tâchera de montrer qu’une approche par les communs de la démocratie serait susceptible d’en renouveler à la fois la théorie et la pratique, en dépassant les clivages traditionnels du public et du privé, ou de l’État et de la société.