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Notes de lecture

Dans le même numéro

La victoire en pleurant. Alias Caracalla 1943-1946 de Daniel Cordier

Édition Bénédicte Vergez-Chaignon

novembre 2021

Daniel Cordier, « secrétaire de Jean Moulin par hasard, marchand d’art par passion et historien par accident1 », écrivait Pierre Nora : trois vies. Voici qu’une quatrième, posthume et inédite, vient bouleverser cet ordre – et nous avec.

Alias Caracalla était un récit chronologique, au jour le jour, de trois années de faits de résistance, entre le 17 juin 1940, date de l’annonce de l’armistice par Pétain, et le 21 juin 1943, moment de l’arrestation de Jean Moulin (Rex), au service de celui qui avait réussi à unifier les trois grands mouvements de la Résistance2. De l’Histoire à l’histoire était un travail de justicier, se plongeant dans les archives (car la mémoire est incertaine) pour rétablir la vérité historique sur Jean Moulin face aux accusations d’Henri Frenay. La Victoire en pleurant éclaire d’une lumière particulière, avec le recul d’un homme approchant les 100 ans, la manière dont il a vécu la guerre.

Il montre notamment que la France résistante ne coïncide pas avec la France combattante, à laquelle Cordier se reproche, à tort, de ne pas avoir pris une part active, car il n’a pas entendu l’appel du général de Gaulle, n’a « tué aucun Boche » et a assisté en « touriste » au débarquement. Il pourrait donc laisser croire qu’il a traversé la guerre sans la fair

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Gallimard, 2021
336 p. 21 €

Guy Samama

Professeur agrégé de philosophie, directeur de la rédaction de la revue Approches.

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L’essor sans précédent d’Internet et des nouvelles technologies de l’information a transformé en profondeur le rapport des citoyens à la participation civique. Si elle a permis des progrès incontestables, cette révolution numérique pose également des défis pour la préservation du débat en démocratie. Le bouleversement introduit par le numérique dans la délibération publique semble en effet remettre en cause les exigences traditionnellement associées au débat démocratique, comme l’égalité d’accès, le contrôle public des instances de modération, la fiabilité de l’information ou le pluralisme des courants d’expression. Quelles stratégies adopter pour faire face aux dérives qui touchent aujourd’hui le débat sur Internet ? Le dossier, coordonné par Romain Badouard et Charles Girard, examine la propagation des fausses nouvelles, la mobilisation de nouveaux publics, les pouvoirs de régulations privés et la déstabilisation des cadres juridiques. À lire aussi dans ce numéro : le naufrage moral de l’Église, qui sont les talibans ?, gouverner la pandémie et une rencontre avec Pierre Bergounioux.