Notes de lecture

Dans le même numéro

La lumière et la boue de Miguel Abensour

juil./août 2020

Naguère, nous avions pu lire dans un volume publié en 2006[1], prenant acte d’une journée d’hommage à lui consacrée par l’Unesco en 2004, une première version de ce texte qu’Anne Kupiec nous livre maintenant dans une version plus étendue, même si nous sommes encore en présence, comme précédemment avec Le Cœur de Brutus[2], d’un projet de livre que Miguel Abensour n’a pas pu achever. Nous rappelons l’existence de cette rédaction antérieure parce que nous sommes frappé, à rapprocher les deux, par un détail, certes, mais qui n’est peut-être pas sans portée. Le texte de 2004 faisait en effet suivre le sous-titre « à l’ombre de 1793 » d’un point d’interrogation qui a disparu.

Comment interpréter cette variation ? Hésitation surmontée ? Passage de l’hypothèse à la thèse ? Libération conquise sur la convention académique ? Tout ensemble probablement. Toutefois, pour évaluer l’oscillation, il faut mesurer son enjeu car il n’est pas mince et on comprend que l’incertitude double la réflexion d’Abensour. Une première question interroge Julien Sorel,

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Sens & Tonka, 2019
120 p. 14 €

Jean-Loup Thébaud

Jean-Loup Thébaud est philosophe, il a notamment travaillé sur Jan Patocka et Hans-Georg Gadamer. Il a publié une discussion avec Jean-François Lyotard, Au juste (Paris, Christian Bourgois, 2006).

Dans le même numéro

Ce dossier coordonné par Jean Godefroy Bidima et Antoine Garapon fait entendre les voix multiples de l’Afrique. Depuis leur perspective propre, ces voix africaines débordent la question postcoloniale et invitent au dialogue ; elles participent à la construction d'une commune humanité autour d’un projet de respect de la vie. À lire aussi dans ce numéro double : la participation dans le travail social, les analogies historiques de la pandémie, les gestes barrières face aux catastrophes écologiques, l’antiracisme aux États-Unis et l’esprit européen de Stefan Zweig.