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Notes de lecture

Dans le même numéro

Histoire de Naples de Laurent Bolard

novembre 2021

La collection d’histoire des éditions Fayard propose le portrait au long cours d’une ville qui fut capitale, mais qui ne l’est plus depuis l’unité italienne, sans que le pays ne parvienne à la considérer aussi bien que son passé le permettrait. L’antique Neapolis, en rejoignant Turin, Milan ou Gênes dans un nouvel État en 1861, renonçait à sa centralité dans le royaume de Naples et celui des Deux-Siciles, cependant que débutait l’impensé du Mezzogiorno dans la politique et l’économie italiennes. Ce n’est pas pour autant l’histoire d’un déclassement, tant Naples prédomine dans le sud de l’Italie, en raison de son passé, mais aussi de son poids démographique, de son imagerie, des clichés sur la Camorra (dont l’historien narre très vivement les origines et l’imprégnation contemporaine) et de la double présence du Vésuve et des ruines de Pompéi, attirant les scientifiques avant les touristes. L’auteur évoque la densité de population constamment élevée, et les travaux et aménagements ayant créé tel quartier ou ouvert telle voie. Historien de l’art et spécialiste du Caravage, Laurent Bolard consacre un chapitre détaillé à l’art baroque à Naples, qu’il lie à la dévotion catholique prégnante chez ses habitants, y compris dans un culte particulier des morts et des âmes du Purgatoire, qui serait apparu après une épidémie de peste en 1656. Ainsi, le lecteur a l’impression de parcourir la ville, entre les églises, le port et les institutions charitables. Les pages sur la Révo

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Fayard, 2021
416 p. 24 €

Louis Andrieu

Cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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L’essor sans précédent d’Internet et des nouvelles technologies de l’information a transformé en profondeur le rapport des citoyens à la participation civique. Si elle a permis des progrès incontestables, cette révolution numérique pose également des défis pour la préservation du débat en démocratie. Le bouleversement introduit par le numérique dans la délibération publique semble en effet remettre en cause les exigences traditionnellement associées au débat démocratique, comme l’égalité d’accès, le contrôle public des instances de modération, la fiabilité de l’information ou le pluralisme des courants d’expression. Quelles stratégies adopter pour faire face aux dérives qui touchent aujourd’hui le débat sur Internet ? Le dossier, coordonné par Romain Badouard et Charles Girard, examine la propagation des fausses nouvelles, la mobilisation de nouveaux publics, les pouvoirs de régulations privés et la déstabilisation des cadres juridiques. À lire aussi dans ce numéro : le naufrage moral de l’Église, qui sont les talibans ?, gouverner la pandémie et une rencontre avec Pierre Bergounioux.