Notes de lecture

Dans le même numéro

Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz

juil./août 2020

Le dernier livre de Jean Echenoz renoue avec le style de ses débuts, marqué par l’humour et le sens du pastiche, tout en obéissant aux règles du genre. L’auteur appartient en effet à une génération qui a dû se réconcilier, à la fin des années 1970, avec la création de personnages et de récits, sans pour autant oublier le fameux «soupçon» de Nathalie Sarraute.

Le titre sonne comme celui d’une hagiographie et pourtant c’est bien un hommage aux Vies minuscules de son ami Pierre Michon. Ce nom si commun, Gérard Fulmard, sent bon le franchouillard un peu gris, se place en contrepoint d’une vie d’exception, paradoxe d’un titre écartelé entre le caractère exceptionnel d’une vie et la banalité du patronyme. Jusqu’à sa pauvre existence, à peine une vie, Gérard Fulmard est un type médiocre, steward renvoyé par son employeur en raison d’un mystérieux scandale et qui aimerait bien devenir détective privé.

L’histoire commence par une catastrophe : des restes d’un satellite s’écrasent à deux pas du domicile de notre anti-héros, rue Erlanger. Nous assistons alors à la mise en place d’une histoire aux r&ea

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Éditions de Minuit, 2020
240 p. 18 €

Philippe Ollé-Laprune

Directeur de la Casa Refugio Citlaltépetl et de la revue Líneas de Fuga, Philiipe Ollé-Laprune vient de publier Les Amériques. Un rêve d'écrivain (Seuil, 2018).

Dans le même numéro

Ce dossier coordonné par Jean Godefroy Bidima et Antoine Garapon fait entendre les voix multiples de l’Afrique. Depuis leur perspective propre, ces voix africaines débordent la question postcoloniale et invitent au dialogue ; elles participent à la construction d'une commune humanité autour d’un projet de respect de la vie. À lire aussi dans ce numéro double : la participation dans le travail social, les analogies historiques de la pandémie, les gestes barrières face aux catastrophes écologiques, l’antiracisme aux États-Unis et l’esprit européen de Stefan Zweig.