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Temps nouveaux au Mexique ?

avril 2019

En juillet 2018, Andrés Manuel López Obrador a été élu président du Mexique à une très large majorité. Dirigeant d’un nouveau mouvement de gauche, le Mouvement de régénération nationale (Morena), héritier d’une tradition de luttes sociales intenses, candidat malheureux aux deux dernières élections présidentielles, Obrador a pu compter sur des alliances parfois contre-nature, mais il a su également mettre en avant les deux thèmes qui sont au cœur des préoccupations des Mexicains aujourd’hui, la corruption et la sécurité. Des thèmes qui ont fait recette aussi dans d’autres pays latino-américains récemment, comme au Brésil avec la victoire de Jair Bolsonaro. Si les thématiques sont les mêmes, les résultats sont bien différents. Le vote pour Obrador s’explique en partie par sa personnalité charismatique et sa rhétorique proche du peuple, mais aussi par le rejet suscité par les deux partis au pouvoir ces dernières décennies – le Parti action nationale (Pan), conservateur, et le Parti révolutionnaire institutionnel (Pri), de centre droit – au sein d’un électorat fatigué par la grande inefficacité de l&r

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Philippe Ollé-Laprune

Directeur de la Casa Refugio Citlaltépetl et de la revue Líneas de Fuga, Philiipe Ollé-Laprune vient de publier Les Amériques. Un rêve d'écrivain (Seuil, 2018).

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« Lancer l’alerte », un dossier coordonné par Anne-Lorraine Bujon, Juliette Decoster et Lucile Schmid, donne la parole à ces individus prêts à voir leur vie détruite pour révéler au public des scandales sanitaires et environnementaux, la surveillance de masse et des pratiques d’évasion fiscale. Ces démarches individuelles peuvent-elles s’inscrire dans une action collective, responsable et protégée ? Une fois l’alerte lancée, il faut en effet pouvoir la porter, dans un contexte de faillite des espaces traditionnels de la critique.