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Notes de lecture

Dans le même numéro

À qui appartient l’eau ?. Faire barrage à la privatisation d’une ressource vitale de Maude Barlow

Préface de Rébecca Pétrin, trad. par Marie-Hélène Cadieux

novembre 2021

Maude Barlow est une activiste du droit à l’eau depuis 1985, quand le Premier ministre du Canada, Brian Mulroney, considéra que l’on pouvait « faire des affaires » avec l’eau. Un peu partout alors dans le monde, la privatisation de l’eau – condition requise par la Banque mondiale pour ses financements – s’accélérait et les luttes citoyennes se multipliaient. Depuis, la situation est tendue : les multinationales s’enrichissent, tandis que les prix au robinet augmentent. Les 465 milliards de bouteilles d’eau achetées en 2020 (contre un milliard en 1970) épuisent les nappes phréatiques ou détournent l’eau destinée à l’agriculture, et polluent les océans. L’empreinte totale d’eau virtuelle par personne atteint 4 000 litres par jour. Pourtant, 3, 6 milliards de Terriens n’ont pas accès à l’eau au moins un mois par an. Le 31 octobre 2004, l’Uruguay reconnaît le droit à l’eau, entraînant le Kenya, la Bolivie, l’Équateur, l’Éthiopie, la France, la Belgique et les Pays-Bas à réécrire leur Constitution. Dorénavant, ces gouvernements s’engagent à respecter trois obligations : celle d’offrir de l’eau potable, celle d’éviter les coupures et celle de protéger l’eau de toute captation prédatrice. Depuis 2009, Maude Barlow promeut les « Communautés bleues », qui considèrent l’accès à l’eau comme un droit fondamental, un bien commun et gratuit sur lequel nul ne peut s’enrichir. On en dénombre trente-quatre au Canada et vingt-neuf en Suisse. Ailleurs, la contestation s’amplifie pou

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Écosociété, 2021
144 p. 15 €

Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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L’essor sans précédent d’Internet et des nouvelles technologies de l’information a transformé en profondeur le rapport des citoyens à la participation civique. Si elle a permis des progrès incontestables, cette révolution numérique pose également des défis pour la préservation du débat en démocratie. Le bouleversement introduit par le numérique dans la délibération publique semble en effet remettre en cause les exigences traditionnellement associées au débat démocratique, comme l’égalité d’accès, le contrôle public des instances de modération, la fiabilité de l’information ou le pluralisme des courants d’expression. Quelles stratégies adopter pour faire face aux dérives qui touchent aujourd’hui le débat sur Internet ? Le dossier, coordonné par Romain Badouard et Charles Girard, examine la propagation des fausses nouvelles, la mobilisation de nouveaux publics, les pouvoirs de régulations privés et la déstabilisation des cadres juridiques. À lire aussi dans ce numéro : le naufrage moral de l’Église, qui sont les talibans ?, gouverner la pandémie et une rencontre avec Pierre Bergounioux.